CCCLXXXVI
Quand Apollo après l'Aulbe vermeille
Poulse le bout de ses rayons dorez,
Semble a mon œil, qui lors point ne sommeille,
Veoir les cheveulx, de ce Monde adorez 4^
CCCLXXXV. — 2. entend— 7. roiies
1. Sans doute Claudine et Sibylle Scève. Sur ces deux sœurs de Maurice Scève, voir Breghot du Lut, Biogr. lyonn,^ et Baur, Maur, Scève et la Renaiss» lyonn., Paris, Champion, 1906, p. 27.
2. Pétrarque, passim, — Bembo (Venise, 153$), fol. 19 v** : Coîei, che guerra a miei pensieri indice,
3, Pétrarque, son. Non vidi mai.., — Almo soly quella fronde,,, — // eantar nuovo,., — Cl. Marot, Epigr, xxx (éd. Jannet, III, 16) :
Incontinent que je te vy venue,
Tu me semblas le clair soleil des cieulx...
4, Pétrarque, son. Ilcantar nuovo... et canz. Si è dchile* l fih.., : Le treccie d'or, che devrien far il sole D'invidia molta ir pieno...
Mais surtout Panfilo Sasso (Venise, 15 19, fol. a 4 v°) : Quando Taurora nel céleste choro Ascende, e mostra a noi la faccia lieta. Me par veder la mia fatal cometa
DELIE
Qui par leurs noudz de mes mortz décorez M'ont a ce joug jusqu'à ma fin conduyct.
Et quand après a plaine face il luyt, Il m'est advis, que je voy clerement.
Les yeulx, desquelz la clarté tant me nuyt, Qu'elle esblouyt ma veue entièrement.
CCCLXXXVII
Ou celle estoit au festin, pour laquelle Avecques moy le Ciel la Terre adore, La saluant, comme sur toutes belle % Je fus noté de ce, que je l'honnore 2. Ce n'est vilté ce n'est sottié encore,
CCCLXXXVI. — 10. veue
Sparger al vento le sue treccie d'oro.
Quando s'asconde, vene el giorno a meno La notte oscura, senza lume e stelle Costei po far Tinferno el paradiso.
On trouve les mêmes passages reproduits dans les fleurs de Poésie franço)'sef fol. G i v° :
Estant seulet auprès d'une fenestre Par ung matin comme le jour poignoit, Je regarday encore à main senestre Qui à Phebus le chemin ordonnoit, Et d'autre part, m'amye qui peignoit Son chief doré, & vey ses luysans yeulx. Dont me getta ung traict si gracieux Qu'à haulte voix je fuz contrainct de dire : Dieux immortelz, rentrez dedans voz cieulx, Car la beaulté de ceste vous empire.
1, Cf. Dante, Vita nuova, xiv.
2. Helisenne de Crenne, Angoisses, fol. a 6 v° : « Ma renommée avoit (jusques a présent) esté clere, sans estre notée de chose qui peut dénigrer mon honneur. » — Claude de Taillemont dira en 1556 (Tricarite^ p. 62) :
Serey-je donc mocqé, è elle ancor notée,
O G'ant brute, èsans cœur, de nulle Ame agitée...
DIZAINS CCCLXXXVII-CCCLXXXIX
Qui cy m'à faict pécher villainement :
Mais tout ainsi qu'a son advenement Le cler Soleil les estoilles efface % Quand suis entré j'ay creu soubdainement Qu'elle estoit seule au lustre de sa face.
CCCLXXXVIII
Ce doulx venin, qui de tes yeulx distille, M'amollit plus en ma virilité.
Que ne feit onc au Printemps inutile Ce jeune Archier guidé d'agilité.
Donc ce Thuscan pour vaine utilité Trouve le goust de son Laurier amer ^ : Car de jeunesse il aprint a l'aymer.
Et en Automne Amour, ce Dieu volage Quand me voulois de la raison armer, A prévalu contre sens, & contre aage.
CCCLXXXIX
Elle à le cœur en si hault lieu assis Qu'elle tient vil ce, que le Monde prise : Et d'un sens froit tant constamment rassis Estime en soy ce, que chascun mesprise.
Dont par raison en la vertu comprise Ne se tient plus icy bas endormie.
CCCLXXXVIII. — 7. apprint
CCCLXXXIX. — I. a (T) — 3. froid — 4. chacun