‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 344 sur 372 · CCCXC. — I. foys (T) — 6. perd — 9. cuydantz — douloureuse · texte numérisé non relu

CCCXC. — I. foys (T) — 6. perd — 9. cuydantz — douloureuse

1. En 1539-1540, Charles-Quint traversa la France pour aller réduire les Gantois révoltés.

2. 11 s'agit de Lyon, ou plutôt de la ville bâtie primitivement sur la colline de Fourvières, dont on dérivait alors le nom de Forum Veneris, et que déjà, en 1503, Lemaire de Belges appelait une « saincte montaigne » (éd. Stecher, t. IV, p. 329). Voir la notice de Stecher sur la vie et les œuvres de J. Lemaire, 1891, p. xii. — Voir également (Stecher, t. IV, p. 127) la lettre de Humbert Fournier à Symphorien Champier, et la note 2 de l'éditeur. Fournier dit de Fourvières : « olim Veneris,

DIZAINS CCCXC-CCCXCII

Geste Cité sur le Mont de Venus :

Mais la Déesse y mit la flambe esparse, Pource que maintz par elle estoient venuz A leur entente, & ingratz devenuz, Dont elle ardit avecques eulx leur Ville.

Envers les siens ne sois donc incivile Pour n'irriter & le filz, & la mere.

Les Dieux hayantz ingratitude vile, Nous font sentir double vengeance amere

Les elementz entre eulx sont ennemys, Movantz tousjours continuelz discors :

Et toutesfois se font ensemble amys Pour composer l'union de ce corps 2.

Mais toy contraire aux naturelz accordz, Et a tout bien, que la Nature baille,

nunc Parthenices fanum». — Sur l'incendie de Lyon, voirColonia, Hist Utt. de Lyon, 1. 1, p. 269 et p. 148, ch. 8 : « Embrasement de Lyon. Les uns ont dit en général que c'étoit un feu descendu du ciel pour punir le débordement des premiers habitants de cette ville , » Colonia dit (p. 151) que Gabriel Symeoni parle de cet incendie dans sa Description de la Limagne d'Auvergne^ Lyon, Roville, i$6i. — Cf. Sénèque {Ad Lucil. 91). Scève avait pu lire la description de l'incendie de Lyon dans un ouvrage paru au début du xvi* siècle : Le Girouflier aux dames, ensemble le Dit des Sihiles, Epistre de Seneque à Lucille consolatoire de libéral leur amy qui estoit triste pour ce que la cité de Lyon dont ilestoit, estait arse & brûlée. Par ceste epistre on peut clerement congnoistre quant & comment la cité de Lyon fut dernièrement destruicte. Et en quel lieu elle estoit fondée, & quelle elle estoit & les ans de sa durée. S. 1. n. d., in-4'' goth. (voir BulL mens, de la libr. D. Morgand,n° 58, déc. 1903, cote 45044).

1. Cf. dans les Comptes amoureux de J. Flore, comment Vénus se venge des dédains vertueux de la comtesse Méridienne (voir Reynier, Roman sentimental avant VAstrée, p. 126 sqq.).

2. Cf. Sassoferrato, Olimpia, fol. C 3 : Les hommes sont composés des quatre éléments ; si l'un d'entre eux se sépare des autres, c'est la mort qui survient.

DELIE

En ceste mienne immortelle bataille Tu te rens doulce, & t'appaises soubdain : Et quand la paix a nous unir travaille, ïo Tu t'esmeulx toute en guerre, & en desdain.

CCCXCIII

Je voys, & viens aux ventz de la tempeste ' De ma pensée incessamment troublée :

Ores a Poge, or' a TOrse tempeste 2,

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