‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 356 sur 372 · I. Pétrarque · texte numérisé non relu

I. Pétrarque

Solo e pensoso i piu deserti campi

Vo misurando a passi tardi e lenti.

Ce n'est pas Pétrarque que suit ici M. Scève, mais Bembo, qu'il traduit mot à mot dans le dernier vers (Venise, 1535, fol. 15 r** ; son. SoUngo augello se piangendo vai) :

Privo di tutto son [io] d'ogni mio bene

Et nudo et grave et solo et peregrino

Vo misurando i campi et le mie pene.

DIZAINS CCCCXXIV-CCCCXXVII

En une fin sans jamais se resouldre :

5 Je ne me puis (pourtant) d'erreur absouldre, Cherchant tousjours par ce Monstre terrible De veoir en mo)^ quelque deffault horrible Trop plus asses, qu'en mon Rival, régner : Comme Ion scait, qu'avecques l'impossible 10 J'accuse aultruy pour tout me condamner.

CCCCXXVI

Finablement prodigue d'espérance, Dont estre avare est tresgrande vertu % De fermeté, & de persévérance Me suis quasi de tous poinctz devestu,

5 Estimant moins tout espoir, qu'un festu,

Fors seulement pour l'Amant esprouver : [i94] Non que je vueille, en effect, reprouver Ce bien, voyant que ne le puis acquerre : Mais seurement celluy ne peult trouver

10 En aultruy paix, qui a soy donne guerre ^,

CCCCXXVII

Force me fut (si force se doibt dire De se laisser a ses désirs en proye) De m'enflamber de ce dueil meslé d'ire, Qu'Amour au cœur passionné ottroye, 5 Quand je me vy (non point que je le croye,

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