LXVII. — lo. nuë
LXVIII. — I et 3 . void — ^. Je propose de lire incensées (cf. di^. lo) : incensées s'oppose à froides. — 7. Renouvellant
1. Cf. Clém. Marot (éd. Jannet, III, 119) : dizain Vous chevalier de la hasse bataille ... :
Vaincu vous ay tant de fois toute nue .
2. Dans /a DeplouraUe fin de Flamete... 1536, fol. c 2 v°, on lit : « Plusieurs inconveniens tombent sur les froides voluntez... » C'est Flamete qui reproche à Pamphile sa froideur à son égard. Elle développe cette idée que celui qui aime ose tout, tandis que tout est craint de celui qui n'aime pas. Scève veut donc dire ici que, de même que les esprits timorés sont exposés aux accidents de la crainte et du doute, de même l'ardeur de leur amour les en délivre ; de là cette bataille entre la confiance et la crainte dont il est si souvent question dans la Délie. On retrouve l'expression de Scève, employée dans le même sens, dans la pièce de Taillemont, intitulée : Qaliiè de sa Vénus, sus la mithologie de la Pandore, dans la Tricarite (1556), p. 74 :
D'elle ancor retenons l'Antidote a tôt vice :
Car Jupiter deçu par l'humein artifice
Du divin feu pig'lant, lui devant qi tôt tremble
Volant d'angin humein (au Caucas Promètée)
De cure être rôgé sus la froède pancée
Celuy qi les secrets des Dieus jusqu'aus cieus amble...
Par le penser, qui forme les raisons.
Comme la langue a la voix les motz dicte : J'ay consommé maintes belles saisons En ceste vie heureusement maudicte.
Pour recouvrer celle a moy interdicte Par ce Tyrant, qui fait sa résidence Là, ou ne peult ne sens, ne providence, Tant est par tout cauteleusement fin.