‹ Delphine de Sabran, Marquise de CustineChapitre 248 sur 310 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

beaucoup de promesses pour l'avenir, et ce fut tout. Aujbout de plusieurs mois d'une existence pénible, et d'espoirs sans cesse suivis de jdéceptions, Astolphe découragé tombe malade. Sa mère en profite pour l'entraîner dans le cher Fervaques qu'ils ont jabandonné depuis deux ans. Le bon air et surtout la joie de retrouver le vieux château les remettront tous. En septembre ils sont de nouveau installés chez eux et ils attendentJM. et Mme de Boufflers qui ont bien promis leur visite :

« Fervaques, 7 septembre.

« Astolphe va assez bien à présent, Vami aussi, mais le temps! Nous avons depuis deux^ jours un véritable ouragan, on ne peut mettre le nez dehors de peur d'être emporté; encore si c'était près de toi, l'on pourrait s'abandonner au vent, et essayer un peu de cette nouvelle allure; au lieu de cela, il brise et casse tout. Mes pauvres arbres, mes fleurs, je me désole; tune verras plus rien de tout cela. Mais dis bien à ton mari qu'il respecte les choux, c'est la seule chose à laquelle il fait grâce. Nous lui gardons aussi des choux-raves et des choux-navets qui sont admirables, mais arrivez bientôt car le temps est même aussi un grand mangeur de choux. Tes migraines me désolent, tu devrais bien adopter un régime et n'en pas changer. Essaye donc de la camomille le matin en t*é veillant, il ne faut vraiment pas laisser trop enraciner le mal ...»

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