‹ Déménagé d'hier; comédie-vaudeville en un acteChapitre 12 sur 33 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

frasquita, à part.

Je ne sais de quel côté (Elle heurte la causeuse, Ravinart

se détourne dans la direction.)

RAVBNART.

Ahl vous voulez m'échapper.

FRASQUITA.

Monsieur!

RAVENART.

Non? Alors vous cherchez des allumettes chimiques.. /comme Psyché. Prenez garde, la curiosité perdit cette jeune personne. Je ne suis pas l'A roour, non ! je ne possède ni son élégance ni son costume, mais j'ai tout son carquois dans le cœur.

frasquita, cherchant toujours.

Cette porte...

ravinart, à part.

Je n'aurais jamais trouvé tout ce que je dis s'il y avait eu de la lumière. (Rencontrant la main de Frasquita qui jette un cri.) Ah! je tiens voire main. (Fredonnant.) Cette main, cette main si joli-i-i-ie. (// la lui baise.)

frasquita, cherchant à se dégager.

Laissez-moi !

ravinart.

Je suis un voleur, décidément. Je n'avais pas encore exercé, mais une vocation subite vient de se révéler chez moi. (H lui baise la main.)

frasquita.

Monsieur, ce que vous faites là est très-mal !...

RAVINART.

Mais non.

FRASQUITA.

Car enfin vous ne me connaissez pas.

RAVINART.

Je vous étudie.

FRASQUITA.

Je puis être laide.

RAVINART.

Oh! je n'y avais pas songé.

J'ai quarante-neuf ans, monsieur.

RAYiNAUT, reculant, Elle en a cinquante.

FRASQUITA.

Et je prends du tabac.

RAVINART.

Du tabac.

Air de l'Ecu de six francs.

Ah! grand Dieu! la vieille rouée !

Quel pitoyable dénouement!

Voir ma passion bafouée, Voir se changer en un moment Mes soupers en éternûraent.

J'arrête lames entreprises, La tabatière vous défend ; Allez en paix, ma vieille enfant, Nous n'en viendrons jamais aux prises.

frasquita, trouvant la porte qui s'ouvre au moyen de la clef. Ah ! {A Ravinart.) Je vais chercher mon oncle, avec son grand sabre. (Elle se sauve.)

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