‹ Démétrius Cydonès: correspondanceChapitre 3 sur 101 · Cf. AdJoannem Caulacuzenum imp. oratio, I, p · texte numérisé non relu

Cf. AdJoannem Caulacuzenum imp. oratio, I, p

INTRODUCTION

de cette même année1. Il ne lui restait qu’une troisième sœur sur laquelle nous n’avons aucun renseignement, et son frère Prochoros (frère unique peut-être), qui vécut à peu près jusqu’en 1870.

Où naquit Cydonès? Krumbacher2 se contente de poser la question et déclare seulement qu’il vécut à Thessalonique et à Constantinople. Novati3 croit que Cydonès est né à Constantinople: « Démétrius Cydonès a vu le jour à Constantinople ou à Thessalonique: pour l’une et pour l’autre nous avons des témoignages qui ne sont pas rpéprisables, mais celui de Salutati, si je ne me trompe, est d’un poids tel qu’il fait pencher la balance en faveur de la première. » Je ne vois pas la raison personnellement pour laquelle on devrait accorder la préférence au témoignage de Coluccio qui adresse sa lettre à « Démétrius Cydonès de Constantinople » et non à ceux des Cabasilas, de Chrysoloras, de Manuel II Paléologue, de Nicephore Chumnos, entre autres, cjui adressent leurs lettres à Démétrius Cydonès de Thessalonique et qui sont ses contemporains autant que Coluccio. Les manuscrits de leur côté ne sont pas d’accord: Fabricius4 ne fait que mettre en évidence cette divergence d’opinions. Une lettre de Cydonès même adressée au Grand Primicier Phakrases, éditée par Migne6 et reproduite par Boissonade6 aurait pu faire cependant pencher la balance en faveur de Thessalonique si Migne ne s’était pas gravement trompé en datant la lettre: ces mots: « Thessalonica scripta cum anno i43o Amurates II urbem obsidione cingeret » ne pouvaient pas lui permettre de conclure, comme il le fait: « ex hac epistola discimus Cyclonem patria Tbessalonicensem fuisse, non autem Constantinopolitanum vel Cretensem » : car, si cette lettre avait été écrite en i43o, on ne pouvait l’attribuer à Cydonès qui selon toute probabilité ne vécut pas au delà de i4oo. Novati tout en le notant7 eut à son tour le tort de ne

1. Cf. lettre au philosophe Georges ; éd. Boissonade An. nova ,

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