Cf. Epist. di Coluccio Salulati, ibidem
INTRODUCTION
pas discuter la date donnée par Migne : la lettre est certainement de Gydonès ; elle se retrouve dans 3 manuscrits 1 et parmi les œuvres de Cydonès : on ne peut douter qu’elle soit de lui, mais elle date naturellement d’une autre époque: il s’agit de la prise de la ville par les troupes de Khaïreddinpacha en 1 383- 1 387 2 : la mention de la fidélité montrée toujours par Thessalonique à l’empereur malheureux qui jadis partant de là avait repris l'héritage de ses pères est une allusion assez claire à Jean Y Paléologue. Mais quand on connaît la Correspondance entière de Gydonès on n’a pas besoin du témoignage de cette lettre : il y en a d’autres plus probants. Dans l’unique lettre adressée par Cydonès à l’empereur usurpateur Andronic IV Paléologue et que nous publions3, Cydonès, après avoir parlé de Thessalonique, manifeste le désir de retourner dans cette ville qui — dit-il — est sa patrie4 5: dans une autre, sans nom de destinataire, mais très vraisemblablement adressée à Jean V Paléologue et que nous publions aussi 3 il est encore plus explicite : il s’appelle luimême « Démétrius de Thessalonique»6. Nous ajoutons le témoignage du manuscrit 616 de la Bibliothèque Yaticane avec la souscription autographe de Démétrius : il nous renseigne que la traduction de la « Somme contre les Gentils » fut terminée le 24 décembre 1 354 à 3 heures de l’aprèsmidi, et nous y lisons entre autres: « istum librum transtulit de latino in graecum Démétrius de Thessaionica, servus Jesu Christi». Nous pourrions apporter d’autres preuves : celles-ci suffisent à démontrer que Thessalonique et non Constantinople fut la patrie de Cydonès.
Il est certain que sa ville natale exerça une grande influence