‹ Démétrius Cydonès: correspondanceChapitre 30 sur 101 · XL VII · texte numérisé non relu

XL VII

mss. qui contiennent un très petit nombre de lettres car ils ne nous offrent pas toujours des éléments sûrs pour les classer : nous étudierons donc seulement les mss. les plus riches dont l'examen peut conduire à des résultats certains.

A et U présentent toujours le même texte : les légères différences qu’on y trouve sont insignifiantes et dérivent soit d’une erreur de lecture soit d’une faute d’écriture du copiste : U est donc une copie fidèle de l’autographe. Les deux Yallicelliani i1, i2 sont aussi une copie de A par l’intermédiaire de U : leur texte le prouve, comme du reste une annotation explicite qu’on lit en i1 : mais comme ces mss. sont l’œuvre vraisemblablement d’un copiste moins habile ou plus négligent, ils sont très fautifs. La famille de A ne semble formée que de ces 4 mss : tous les autres sont plus ou moins étroitement apparentés à la famille du ms. hypothétique X; ils présentent la leçon de B et non celle du groupe de A, chaque fois que la lettre se retrouve dans le groupe de A et dans celui de B ; lorsqu’ils contiennent une lettre qui n’est pas dans B elle est aussi d’une tradition contraire à A. Les variantes qu’ils offrent sont toujours insignifiantes : ce sont, en général, des fautes d’écriture ou des erreurs de lecture qui se trouvent aussi parfois dans B, bien que le Burneyanus soit assez correct. Tous donc, avec B, proviennent plus ou moins directement d’une rédaction différente de l’autographe A et dont le ms. hypothétique X devait être le représentant le plus important. Nous devons, cependant, signaler une affinité toute particulière qui unit le groupe mv et le groupe BO ; au premier se rattachent les deux Barberini h, h1 qui dérivent très vraisemblablement de u; le second groupe BO est presque inséparable : je ne connais qu’une seule lettre qui suit A et non B (c’est la lettre n° 107, publiée p. 47 ; mais même dans ce cas ce n’est pas O qui se rapproche de A, mais B qui, nous l’avons vu, présente parfois la tradition de A corrigée. En effet ici B suit le texte corrigé de A ; O, au contraire, la première rédaction qu’on peut encore lire sous les ratures). Il faut ajouter aussi qu’il y a beaucoup de lettres qui se retrouvent seulement dans B et O. — Enfin d et / sont eux aussi étroitement apparentés et les fautes de .transcription du Laurentianus permettent d’assurer que l est une copie de d : ils suivent la tradition de B

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