XL VI
CLASSIFICATION DES MANUSCRITS
en partie de A : et chaque fois que ce cas se présente nous savons que le texte de B n’est pas celui que les amis de Cydonès ont reçu dans sa première rédaction : car nous avons déjà prouvé que A n’est pas un brouillon ou l’auteur écrivait les lettres à mesure qu’il les envoyait, mais seulement un recueil sans aucun ordre chronologique qu’il fit à la fin de sa vie.
Quant aux lettres pour lesquelles le texte de B répond au premier texte de A, tel qu’on le lit à travers les ratures, nous croyons y voir la première rédaction du texte envoyé aux destinataires, texte que Cydonès même modifia ensuite lorsqu’il recueillit ses lettres. Nous pouvons enfin faire aussi cette hypothèse pour les lettres ou les deux rédactions sont différentes, tandis que A ne présente aucune trace de correction : car rien ne nous empêche de croire que Cydonès, en recueillant ses lettres, puisse avoir changé le texte de sa première rédaction soit au moment même où il le recopiait, soit après l’avoir modifié sur un papier à part, d’où il aurait transcrit ensuite dans A la lettre déjà modifiée.
Evidemment la dépendance de B du ms. A ne peut être que partielle : elle se limite aux deux cas que nous avons exposés dans les observations n° a et 3 ; B est, au contraire, indépendant de A dans les cas des nos i et 4, comme il est aussi indépendant dans le grand nombre de lettres qu’il nous a conservées et qu’on ne retrouve ni en A ni en U, qui est la copie fidèle de l’autographe ; ces lettres aussi nous présentent très vraisemblablement la rédaction du texte qui fut envoyé par Cydonès à ses amis.
Ainsi le ms. hypothétique X, dont B proviendrait, dériverait en partie de l’autographe et en partie d’un autre (Y) ou de plusieurs autres mss. qui contenaient les nombreuses lettres absentes de A à côté d’autres lettres qui présentaient un texte différent de celui de A, c’est-à-dire le texte de la première rédaction écrite et envoyée aux correspondants.
Les autres mss.
et leur famille
34 manuscrits (t=taurinensis est détruit) nous conservent la Correspondance de Cydonès : je n'ai pu consulter ni r (baroccianus), ni s (vindobonensis) qui contiennent tous deux des lettres qu’on retrouve aussi dans plusieurs autres mss. Nous ne croyons pas opportun de prendre en considération les
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