ACTE I, SCÈNE V- i
Autorisé par vous à choisir pour appui, Un soldat étranger qui fut digne de lu^ , Lysias a fait choix de ce prince sarnu^te Jadis par votre époux banni loin de r:£uphrate* . ,
Libre par vous , heureux de vous prêter son bras , Pharasmin jusqu'à Rom^e a suivi Lysiajs^:. . *;
LAODICE
Ils reviennent ensemble ?.
HKLIODORE. .
6 disgrâce cruelle ! Lysias a péri victime de son z^le.
Dans im si long voyage il a trouvé la çiort.
Privé d'un compagnon dont il pleure le sort » Pharasmin , satisfait de vous avoir servie • De Totage de Rome a vu trancher la vie.
Il vient vous présenter le gage de sa foi»
LAODICE
Ah ! je reconnaîtrai ce qti'il a fait pour^moi !
Docile à vos conseils , j'ai dû briser sa chaîne. ^ « •
Sensible à mes bienfaits , il a servi icna haine- :
Il fut par mon époux injûsteméat banni :
Qu'il reprenne son rang ■; son exil est fini.
Qu'il vienne recevoir le prix de son courage. ...
(À elle-même. )
Enfin je ne crains plus Jlome ni son otage !
Combien je m'applaudis d'avoir saisi soudain Le sceptre que ta mort replaçait dans ma main ! Parjure Séleucus!... l'orgueil de voir unie A tes vastes états ma fertile Arménie , T'avait fait' d'une reine envier le pouvoir.
( A Héliodore. )
Je voulus le combattre ; il désira me voir»
14 DÏMÊTRIUS. ' ^
Je parus à ses yeux ^ et la même ]otïttiée Vil terminer la guerre et fixer rhyménée !... Le roi , captif heurèu , Mchatoé dans ma cour , Oubliant son empire , écoutait son* amour.
Antiochus naqmt : élevé loin d'un frère , Seul il fut Tespéranee et l'orgueil de sa mère. JVxigeai pour mon fils le serment solennel De ceindre un jour son front du ))aQdeau paternel. Le roi promit : son cœur démentant sa promesse , Au fils d'une autre épouse il garda sa tendresse. Le traître , m'abusant par des prétextes vains , Songeait à rappeler Totage des Roumains !
( Avec fureur. )
Si je n'eusse prévu sa volonté secrète , De reine que je suis , je devenais sujette !
J'aurais vu ,. dans ces lieux , mon fils infortuné ^ Arraché de mes bras , proscrit , assassiné !
Pour conserver le fils , je dus perdre le père. Pardonnez mon forfait, dieux vcpgeurs, j'étais mère!..,
( Parcourant Tavaikt-scène. )
Je sais que sobs mes lois , inquiet ^ abattu y En secret déplorant ton antique vercu , Peuple ingrat ! tu maudis , exï déguisant ta rage, Ma main qui te façonne au joug de l'esclavagOi Tu m'oses demander encor Démétrias. *
Tu l'attends : vain espoir ! Ion idole n'est plus !
HÉLIODO&E.
Déjà de son trépas la cour est informée.
LAODICE
Que la voix des hérauts en instruise l'armée....
( Avec fermeté. )
Je puis enfin briser' W fers de Nîcanor !