ACTE IV/ SCÈNE IIL Sg
D veut vous arracher le sceptre d'ané mère.
Il est votre rival ! /
ANÎTIÔCHÛÔ^.
n est toujours mon frère !
Ce frère que quinze an» R^ioe^o^'iiie. ravir , Vient reprendre ses droits, et je cours le servir.
( 11 Ta pour sortir. ) STRATONICE; lèrelcnirit. ' • ' '
Le servir? un seul mot rend sa perte certaine. Réprimez ces transports, ou redoutes la reine l
SCÈNJB III.
DÉMîÉfRnjs , ÀrmoCôuS , uodice ,
StàiTÔNiCÉ", GAiip's."--' •••''='•■" •
'"i.:\ r.-ij ./ XAODICE.'
Madame , c'en est fait •, j'approtive vos refus.
De Thymen de mon fils j^ ne vous parle plus.
De vos ressentimens vous gardez Thabitude ;
Vous lassez mes bontés par votre ingratitude/-
Vos fureurs , vos mépris, sont .trop dong- temps soufferts ^
Je vous offrais mon trône ..et je vous rends vos fers.
Sortez!
' ■: . • ^ ■ i'»' . \ i < ir.
( AntiocUtts est indigne ; Dëmélrius se oootjratat. )
STRATONICE.'
Vçi ! j^t^ientends , reine impie , et barbare ! Je sais quels sont le^ fers que ta mf^in ipe prépare. Je sais aussi , je sai$ qii^.ta fureur jencor A ton époux, au aliène veut^ii?idre|Nîcauor. -
Ah ! tant d^assassinats s^mt t^na^ pot* po^^ ta rage. Poursuis : sur Stcatonice. achève toii ouvrage.
Ecoutant la nature , et fidèle à' ma toi ,
Je suivrai dans la tombe et aion, père et mon rôi.
( £U« tort. )
SCÉTSTE
DÉMETRIUS , Ï^OpiCE , ANTIOCHUS ,
' liké M OB., à StMUniiS Mi 9KU
Tu seras satisfaite !
A NT roc H A s , «v^ftfirieU.
Ah ! ^'emeads-je ? n^a mipae !
Vous aviez accordé, sa ^àce.â ma prièrç :
Tantôt vous partagiez ma pitié pour ma sœur.
Qui peut soudain contre .die anaor votre fureur?
Son père!
BÉMÊTRÎrûS.
Nica^^or?
Oui.... Libre de sa chaîné, Nicanor hautement ose trahir sa reine....
( Dëmëtriiu va pour r^&odre. ) ■ ^ • ^
Je le sajs .... Sans mon (H'dre il a quitté ces lieux.
On Ta v;u , dans le cé^mp , guider {es factieux.
Je lui devais la mort.... Ah! qtiAùà je lui fais gtàce,
Contre moi de Tarmée il exdte Taudace*, *'
Le perfide, abusant dé Qià fâtde cïrèur, ' ' * .
Sous un zèle affecté déguisàk sa fufeut.
AC'TE'IV, SCÈWE IV- J*ai prévu ses desseins , ^ H^a vengeance est prête. Par mon ordre secret à Finst^nt on Tarrète I
(A Dëmétriiu^) ^
Vous frémissez ?
DÉïirÉ*R=rùs.
Je songe à sa témérité.
Vous m'aviez répondu de sa fidélilié :
Il devait avec vous défendre mA couroimei
Son zèle m'abîl$ait 9 s«.trah;isQii m'élxinnèl
LAODÏC«.
Il en aura le prix! son trépas est juré.
Du complot cependant l'auteur reste ignoré. '
AWTIOCHUS.
n est dans ce palais !
Quel est-41 ?
tJn pevide , Qui , pn>ita]^ à yous'jirèwr sa main de «mg avld»^ Vous cache le totabeau so«s V<» pas enirWicert. n parait vous défendre, en e'est liii' qui vcm» perd!
L A G P I C ^ , âv«c fureur .
Quel mystère! achevez! sow.i\09^r . ^ ^
Hélièderel
( IMoiAritM mnmÊm* :)
6ft . DÉMJÉTRIDS. ,
C'est peu de le lisur ; vous racciisèz encore !
ANTIOCHUS
Oui , reine! je le dois. P^r son ambition y Il excite TAsie à la rébellion.
Vous Tavez ordonné \ sans détour )e m*è!xplique. Oui , c'est lui que poursuit la vengeance publique. Par sa fausse vertu tro^plong-rtemps abjiis^i , ,, J^ignoraîs les horreurs dont il est accusé.' , On dit qu^il a dans Rome assassiné mon frère ; Qu'il a dans ce palais empoisonné mon père \ On dit même que ,' fier d'dublier vos bienfeits , D'un voile révéré couvrant tous ses forfaits , Voulant p par son audace , échapper au supplice , Pour se justifier, il vous fait sa, complice î* ' ; ' Avec lui dans sa chute il veut vous entraîner ! '
LÂODICE.
Moi!
* » AKTiOCHUS.
S'il est seul coupable*, osez l'abandonner «
( Avec fermeté. ) . . ,
A l'intérêt du trône , aux droits de la justice , D'un ministre abhorré^faitèr le sacrifice !
Le salut de Fémpire. h ce prix est certain , Madame. ! ... Mais garde?) Icrsc^ptrct en y^c^ti;^ ffkmn. N'enchaine? .plus l'Asie, au. char d'Héliodpr^. Otez-lui le pouvoir,. et soyez reine encore* . L'Orient, satisfait d'obéir à vos lois , Unira votre nom aux noms des plus grands rois. Lnitez leur exemple. Antiochus n'aspire - .
Qu'à voir l'Asie aimer et:béiiir votre empire. Régnez par la ju;^ice * à jamais votre fils De voa heureux sujets sera le plus soumis.