Voir Dugois d'Amiens. Académie de médecine
GraxD et son fils, Manomer, HÆNDELN, Swirr, RICHELIEU et SAINT PauL(!). La chose ne paraît pas bien scientifiquement démontrée pour plusieurs.
Fils d’aliéné et petit-fils de mélancolique, CHARLES-QUINT bégayait et aurait eu, d’après Mrcuecer, des attaques d’épilepsie dans sa jeunesse !.
GeLiNeau ? dit qu'ARISTOTE à, le premier, fait cette remarque « que l’épilepsie assiégeait beaucoup d'hommes de talent et d'intelligence ». Puis il nomme, commeépileptiques : HERCULE, AJAX, EMPÉDOCLE, MERACUS LE SYRACUSAIN, SAUL, MACBETH, SocrATE, Livius DRUSUS, AMURAT, NEWTON, MoLiÈRE, PAscaL, SCHILLER, MOZART, PAGANINI*, WAGNER, M®° MariBrAn... En revanche, il supprime Napozeon ‘de la liste, comme MicHaur ÿ en efface RicHezieu et MoLtèRE. |
ReGnacLr ° a très Justement critiqué ces observations d’épileptiques : on englobe dans la névrose « toute personne sujette à des accès de fureur » comme HERCULE, AJAx, SAÜL ; ceux qui ont des vertiges ou des attaques d’hystérie, ou des distractions par idée fixe... Tout ce paragraphe aurait besoin d’être soumis à une sévère revision.
2° Infinie serait, d’après LomBroso, la liste des grands hommes qui ont abouti au suicide. Elle s'ouvre par les noms de ZÉNON, ARISTOTE, HéGEsiPPE, LucRÈCE, LUCAIN, et arrive jusqu'à CHATTERTON et Davip.
D'autres y pensent sérieusement ou font des tentatives : CHATEAUBRIAND, LAMARTINE, DUPUYTREN, COOPER, PARISET, CAVOUR, GEORGE SAND. Moreau DE Tours ajoute SaINr-SIMon : « suicide accompli dans des conditions dénotant une aberration d’es-
MOoREAU DE Tours. Loco cil.
2. GeuinEaAuU. Les épileptiques célèbres. Chronique médicale, 1900, p. 545. 3. PaGaninr était sujet aussi à la catalepsie (LomBroso). 4. Sur l’épilepsie de NaroLéow, voir : CaBanËs. Les indiscrétions de l’histoire, 3 série, 1906 et J. Nom. Progrès médical, 1906, p. 421. LI 5. Micuaur. Chronique médicale, 1900, p. 672. 6. Fécix RecnauLT. Travail cité. Revue de l’hypnotisme, 1900-1901, p. 270.
T84 DEMIFOUS ET DEMIRESPONSABLES
prit ». TRÉLAT cite l'écrivain SaimnrT-Ebmr, qui s est donné la mort et « a minutieusement consigné, dans une espèce de procès-verbal, les dernières impressions de sa dernière nuit ». Nous apprenons, dit le Figaro (16 décembre 1899), la mort de PLaniTz, écrivain allemand très apprécié, qui s'est tué dans un accès de mélancolie...
Il y à déjà bien longtemps que Marc ANTOINE et CLÉOPATRE, préludant au Suicide Club moderne, faisaient partie de l’Académie des Synapothumènes, formée de personnes déterminées à mourir « dont la seule occupation était la recherche des moyens les plus doux pour finir gaiment la vie! ».
FI. — RÉSUMÉ ET coNCLusIONS. RAPPORTS DE LA SUPÉRIORITÉ INTELLECTUELLE ET DE LA PSYCHONÉVROSE
Deux remarques sont indispensables à la fin de ce chapitre *.
D'abord tous les faits cités sont très inégaux comme valeur documentaire. Beaucoup sont peut-être controuvés ou inexacts. J’ai essayé cependant de compléter et de contrôler les renseignements, souvent suspects, de LomBroso par ceux de divers autres auteurs et il me semble que les plus difficiles doivent admettre ce fait que fréquemment les supérieurs intellectuels ont des tares psychiques, souvent fortes.
Eu second lieu, il y a une très grande inégalité entre les divers sujets tant au point de vue de leur supériorité intellectuelle qu’au point de vue de leur psychonévrose. Mais ceci importe peu à ma thèse : il suffit que des tarés psychiques aient souvent une haute valeur sociale et ceci me paraît démontré.
Ici se pose alors la question des rapports qui unissent cette
1. Moreau pe Tours. Les excentriques. Elude psyehologique et anecdohique, 1894.
2. On trouvera dans le livre cité de LAuvriÈRe une longue énumération d'hommes supérieurs et psychonévroses, qui compléterait très bien le présent chapitre. — On trouvera aussi des noms à ajouter à ma liste dans le livre cité de GELINEA.
supériorité intellectuelle et cette psychonévrose que nous trouvons si souvent réunies chez le même sujet.
Les plus distingués parmi les hommes qui ont étudié cette question ont voulu conclure que la supériorité intellectuelle est une conséquence, un effet, un symptôme de la névrose et on est arrivé à identifier, dans leur essence, le génie et la folie.
Dineror (cité par Lomproso) avait dit déjà : « oh! que le génie et la folie se touchent de bien près ! Ceux que le Ciel à signés en bien ou en mal sont sujets plus ou moins à ces Symptômes ; ils les ont plus ou moins fréquents, plus ou moins violents. On les enferme et on les enchaîne ou on leur élève des statues. » Et ailleurs : « les hommes d’un tempérament pensif et mélancolique ne doivent qu’à un dérangement de leur machine cette pénétration extraordinaire et presque divine que l’on remarque chez eux par intervalles et qui les porte à des idées, tantôt sublimes, tantôt folles » (citation GILBERT BALLET).
C'est Moreau DE Tours qui a le premier formulé scientifiquement cette doctrine fameuse : « le génie, c’est-à-dire la plus haute expression, le nec plus ultra de l’activité intellectuelle, une névrose! Pourquoi non ? On peut très bien, ce nous semble, accepter cette définition. » Il proclame nettement la nature morbide du génie.
LomBroso est ensuite allé bien plus loin et non seulement il a enseigné que le génie est une névrose, mais pour lui le génie est une névrose particulière : c’est de l’épilepsie. « Après tout cela, dit-il (p. 482), nous pouvons, sans crainte, affirmer que le génie est une véritable psychose dégénérative, du groupe-.des folies morales, qui peut temporairement se former au sein d’autres psychoses et en prendre la forme tout en conservant certains caractères spéciaux qui la distinguent des autres. » Et à la page 484 : la « création géniale » est « une forme de psychose dégénérative appartenant à la famille des épilepsies ».
Et ainsi, comme l'a dit Recnarp, on a mis « dans le même sac les fous. les criminels et les grands hommes ».
La théorie de LomBroso a été énergiquement combattue de divers côtés (ReGnarD, TouLouse, Henrt Jorv, Rapaun...) et ne peut plus aujourd’hui être scientifiquement soutenue.
D'abord la coïncidence de l’épilepsie et du génie n’est pas très fréquente. Les exemples cités plus haut sont peu nombreux, et encore pour certains le diagnostic devrait être discuté et revisé.
À cela, LomBroso répond que le génie est une manifestation non convulsive de l’épilepsie, qu'il peut remplacer les convulsions, être un équivalent des convulsions. Mais alors il faudrait trouver aux manifestations du génie les caractères des symptômes épileptiques. Or, il n’en est rien. L'épilepsie n’a nullement le monopole des tares psychiques notées chez beaucoup de supérieurs. L’instantanéité, l’intermittence, l’inconscience, l’amnésie ultérieure que l’on trouve dans l’inspiration ‘ se retrouvent aussi dans la distraction simpleeton ne peut pas dire que tous les grands distraits sont des épileptiques.
Dans les idées de Moreau pe Tours qui sont plus séduisantes. il y a encore une notion à combattre : c’est la notion de la supériorité intellectuelle considérée comme une maladie, comme une manifestation de névrose.
Il y a peut-être des symptômes morbides caractérisés par l’exagération, par l’excès d’une fonction. Et encore je crois qu'il y a toujours un peu de para dans tous les troubles hyper. En tout cas, toute exagération de fonction n’est pas morbide. Pour qu’une exagération de fonction soit maladive,
1. « Les idées étroites qui se sont répandues de nos jours sur la folie égarent de la façon la plus grave nos jugements historiques dans les questions de ce genre. Un état où l’on dit des choses dont on n’a pas conscience, où la pensée se produit sans que la volonté l'appelle et la règle, expose maintenant un homme à être séquestré comme halluciné. Autrefois cela s'appelait prophétie et inspiration. » E. RENAN. Vie de Jésus. Citat. GizBertr BaLLer. Loco cit., p. 228.
il faut qu’elle gène la fonction normale : ainsi des mouvements choréiques, trouble moteur par excès, gènent la fonction motrice normale. Mais la supériorité intellectuelle ne gène pas la fonction intellectuelle normale ; au contraire, elle l’exalte. Donc elle n’est pas maladive.
Ce qui prouve aussi que la supériorité intellectuelle n’est pas une suite, un symptôme de la névrose, c’est que beaucoup peuvent avoir par exemple la névrose de PascaL sans en avoir le génie, absolument comme on peut avoir le nez de Cyrano sans en avoir l'esprit, ou être grêlé comme MiIRABEAU et DaxrTon sans avoir leur éloquence.
‘ La théorie de Moreau pe Tours n’est donc pas plus soutenable que celle de LomBroso.
Une autre théorie que l’on peut symboliser par le nom de RÉVEILLÉ PARISE voudrait encore relier entre elles la supériorité intellectuelle et la névrose, mais en sens inverse : la névrose serait la conséquence de la supériorité. Et, de fait, le surmenage intellectuel, la vie à outrance, le désir de connaître par soi-même toutes les sensations... usent certainement le système nerveux des supérieurs et peuvent, dans bien des cas, aider puissamment au développement de Ia névrose.
« Les penseurs et les savants, dit WECHNIAKOFF, qui, dans un temps donné, se sont livrés à l'exercice mental complexe, plus ou moins coordonné, des éléments divers et nombreux de leur système mental, tels que les synthétiques et les philosophes généraux et spéciaux d’une originalité prononcée, ont succombé à une décadence biologique prématurée. » Et TarpiEu : « tandis que les équilibrés, où équilibristes, de la sagesse ou de la médiocrité, esquivent nombre de périls où succombent les téméraires, l'épuisement, facteur d’ennui, est le fait des émotionnels, des sensitifs à usure rapide, des passionnés, des excessifs, qui vivent de gageures et de surenchères, d'aventures et de folies, accumulent ivresses sur ivresses, exigent de leurs nerfs des tours périlleux qui frôlent la mort ». ARvèDE BARINE montre ainsi « les flots
humains poussés » sur les traces de GÉRARD DE NERVAL «par l'alcool, la morphine, le harassement d'une vie trop dure et trop pressante, le poids d’une civilisation trop compliquée ». Et SainTe-Beuve (cité par CaBaxès) a dit de l’écrivain qu'il n'écrit pas seulement « avec sa pure pensée, mais avec son sang et ses muscles ». Il use donc son organisme.
Tout cela est vrai. Mais les névroses développées dès le jeune âge ou même dans l’enfance, les tares névropathiques héréditaires, observées chez le supérieur comme chez ses ascendants, ses descendants ou ses collatéraux !, ne peuvent pas s'expliquer de cette manière. De même quand Baupe- LAIRE S'est mis à boire pour endormir la terreur queses hallucinations lui causent, on ne peut pas attribuer ces hallucinations à l’alcool. Il ne faut donc pes poser en loi générale la filiation qui ferait dériver la névrose de la supériorité intelrectuelle:
Que conclure donc ?
Scientifiquement, une seule chose est démontrée : c’est la coexistence fréquente chez les mêmes sujets de la supériorité intellectuelle et de la névrose. Cette coexistence est trop fréquente pour être fortuite et il ne faut pas dire avec HENRI Jozy qu’il n’y a dansle livre de Lomsroso qu'un système « facile et puéril » et que « chez tout le monde la tête peut devenir malade, comme le cœur ou les intestins, et que cer tains supérieurs deviennent fous comme d’autres ont des
1. D’après Lousroso «les fils de TaciTe, BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, MERCA- DANTE, DONIZETTI, Vocra, MAnzoni, une fille de Vicror Huco. la sœur de Kanr, les frères de ZimmErMANx furent frappés de folie... Le fils de Scrpion L'AFRICAIN était imbécile et un fils de Cicéron était ivrogne ». Le père de BEETHOVEN était ivrogne, la mère de Byron à moitié folle et son père dissolu, impudent et bizarre. L'oncle paternel de RENAN « demifou, mena une vie vagabonde » et son grand-père « perdit de douleur la raison » en 1815. Moreau DE Tours ajoute d'autres exemples analogues sur l'hérédité de FKÉDÉRIC LE GRAND, de RicaeLteu, d'HéGez. HeNrt Jocy dit qu'une sœur de ROBESPIERRE fut enfermée à la Salpètrière et ajoute ce passage d’ARISTOTE : « les races énergiques tournent aux caractères extravagants et furieux. comme les descendants d’ALcrsrape et de DENYS L'ANCIEN ; les races calmes tournent à la sottise et à la stupidité ; témoin les descendants de Crmon, de PEricLÈs, de Socrate.» — Voir aussi F£éRÉé. La famille névropathique, 1894, p. 48, Paris, F. Alcan.
fluxions de poitrine ». Il ne faut pas dire non plus avec FaGurT que les névroses paraissent plus fréquentes chez les supérieurs parce qu'on les connaît mieux, ni avec BourGEer que ces névroses sont du bluff ou de l’exagération voulue, une pose, un snobisme, qu’elles sont simulées ou exagérées pour la mystification du Philistin *.
Non. La loi de coïncidence fréquente est bien établie ; mais la loi de filiation ne l'est pas. Et la vérité est simplement dans la notion de la souche commune, du fronc commun dont la supériorité intellectuelle et la psychonévrose sont des branches différentes et distinctes.
Cette racinecommuneest constituée par le tempérament nerveux très marqué, l’état névropathique, héréditaire ou acquis.
De plus, les centres psychiques sont essentiellement multiples et complexes ; ils ne forment chez personne un tout homogène dont les parties sont toutes uniformément développées. On comprend que chez la même personne certains centres se développent avec une exagération superbe, tandis que d’autres pâtissent et deviennent malades. Un curieux exemple de ce développement inégal des centres psychiques est fourni par les calculateurs comme Ixaupt et DraMANTI?.
Cela veut dire que quand le même homme est à la fois névrosé et supérieur, il est névrosé par une zone de son Sysième nerveux et supérieur par une autre. Quand PASTEUR à découvert le remède de la rage, il avait eu une paralysie par lésion du cerveau. Évidemment les neurones avec lesquels il a fait sa découverte n'étaient pas les mêmes que ceux que l’attaque avait frappés.
Le tronc commun qui unit la supériorité et la névrose est un tempérament, mais n'est pas une maladie.
Donc, médicalement, le génie el la supériorité ne sont plus
4. Le philistin est évidemment un bien portant et un équilibré, comme dit Max Norpau, c’est un gaillard tout à fait réussi ; c’est l'homme normal de LomBroso.
2. Voir Biner. Psychologie des grands calculateurs el joueurs d'échecs, 1894.
des maladies à combattre et à guérir. Le supérieur garde son grand rôle social qu'il faut protéger et développer. Il n’est pas nécessairement malade! et, s’il l’est, il ne l’est pas de sa supériorité, mais d’une névrose coexistante. Et cette névrose, il est permis et recommandé de la traiter, de la combattre et, si l’on peut, de la guérir.
En rejetant le supérieur dans le troupeau des bien portants, on ne le poussera pas pour cela dans le troupeau des médiocres. En élaguant la branche malade, on ne donnera que plus de vigueur aux branches saines. Il eût été bien ridicule de vouloir guérir PAscaL de son génie qui n’était pas une maladie: mais, si on avait pu le guérir de sa névrose, son génie n’y aurait rien perdu; au contraire. Si on avait pu prévenir ou guérir la folie de Guy pe MaupassanT, on aurait certainement multiplié le nombre de ses cheîs-d'œuvre.
Je crois donc pouvoir dire, comme je le disais en 1900 : Le génie n'est pas une névrose; la névrose est plus tôt la rançon du génie.
LAUVRIÈRE concluait ainsi sa récente étude de la question : « comme il est à peu près aussi matériellement que logiquement impossible qu’en un seul et même cerveau se trouvent également, quoique démesurément, développés tous les éléments cérébraux, il en résulte qu’il ne peut guère plus y avoir de génies universels que de génies parfaitement équilibrés et qu’en notre pauvre monde si imparfait il faut se contenter de génies partiels dont les infériorités plus ou moins cachées ne sont que trop souvent la dure rançon des plus éclatantes supériorités. »
Donc, la supériorité intellectuelle n’est pas un symptôme de névrose; la névrose est plutôt la plaie, la complication de la supériorité. Ce n’est pas la cause, c’est l’obstacle ?.
1. « La névropathie n’est pas indispensable au génie. » F£ré. Pathologie des émotions, 1892, p: 529.
2. Comme dit L. Bourpeau « l'équilibre des facultés n'aboutit la plupart du temps qu’à une médiocrité heureuse. Les tendances géniales dépriment
Je termine par ces deux conclusions qui me paraissent découler des développements précédents :
1° Beaucoup de supérieurs intellectuels ont des tares psychiques plus ou moins marquées ; beaucoup sont des psychonévrosés. Donc certains demifous ont une haute valeur sociale; ce qui les distingue absolument des fous.
2° La psychonévrose et la supériorité intellectuelle, quand elles coexistent chez le même sujet ne sont pas pour cela solidaires et dépendantes l’une de l’autre. La valeur sociale de certains demifous ne supprime pas les devoirs et les droits de la société vis-à-vis de ces malades, soit pour les soigner, soit
pour s’en préserver.
__ La première conclusion était le but du présent chapitre; la seconde est la justification du chapitre suivant.
certaines facultés et en exaltent d’autres. Il y a dans le génie une part de névrose qui lui donne, pour ainsi dire, sa force d’impulsion » ou, ajouterai-je, trop souvent aussi le limite.
4. « La folie confirmée est le plus grand des malheurs ; et c’est bien assez. Quant aux formes plus légères de la déséquilibration mentale, elles ont, dans bien des cas, une signification toute différente, à ce point qu’un petit grain de folie équivaut, pour Certains esprits, aux meilleurs quartiers de noblesse et que l'on peut dire sans hyperbole que le jour où il n’y aura plus de demifous, le monde civilisé périra — non par excès de sagesse, mais par excès de médiocrité. » Cuzzerre. Les frontières de la folie, 1888,
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