Il était né en
présentait des troubles physiques et cérébraux très apparents qui s’aggravèrent jusqu’en 1852... Son caractère était triste ; souvent 1l était pris de crises de pleurs, d’accès de désespoir, d'impulsions au suicide... Il se plaignait surtout d’une sensation intolérable de froid aux mains et de privation de sommeil... Je ressens tous les maux d'une femme, disait-il en 1854 ; il ne me manque que l'utérus... » Il essaya sans succès du magnétisme et revint à Paris en 1855 pour faire de l'hydrothérapie. En dix-neuf ans, Rossint avait écrit trente-six opéras. Il cessa brusquement d'écrire vers l’âge de trente-huit ans, après avoir donné Guillaume Tell.
$° BERLIOZ ! raconte qu’un jour, ayant à rédiger un feuilleton et ne voyant rien venir sous sa plume, il fut pris d’un affreux désespoir : « d’un coup de pied il brisa sa guitare et saisit son pistolet dans l'intention de mettre fin à ses jours ». Cette tentative de suicide se renouvela plus tard. « Sa monomanie de se croire malheureux et persécuté, les. détails minimes auxquel il attachaïit une importance extraordinaire, la créance qu'il accordait aux visions de SWEDENBORG, lequel prétendait connaître la langue des démons, toutes ces excentricités en un mot, paraissent, comme l’a fort bien dit Frépéric HELLOUIN, comme je ne sais quoi d’agité, de mal coordonné, qui sent l’homme sur lequel s'est abattue la main de la maladie... Beruioz souffrit, paraît-il, sur la fin de sa vie, de névralgies intestinales et sa mort fut précédée de crises épileptiformes. »