Le concours a été réclamé en Angleterre, comme une
Une épreuve subie à un âge où l'esprit commence à peine sa maturité ne permet pas de prévoir d'une façon certaine ce que sera le candidat au contact, seul décisif, de la vie. D'autre part, dans notre cas particulier, si le concours ne porte que sur les connaissances, l'aptitude à étudier les questions, à rédiger des mémoires, il ne donne aucune indication sur l'autorité que pourra avoir le candidat dans ses rapports avec les autres hommes ni sur son habileté à conduire des négociations. Il faut, d'autre part, permettre l'accès des fonctions diplomatiques à ceux qui, da:ns d'autres carrières, se seraient montrés aptes à rendre des services au pays sur ce nouveau domaine. Le décret du 22 septembre 1913 a tenté de concilier ces exigences contradictoires eji fermant complètement la carrière, par en bas, à ceux qui n'auraient pas subi le concoursd'entrée, jusqu'au grade de ministre de seconde classe K
Tel est le personnel diplomatique officiel. Une démarche faite par un de ses membres, qui n'agit que sur les instructions directes du ministre des Affaires étrangères, est toujours par conséquent une chose grave; le rejet de la démarche est un échec pour le ministre et aussi pour le pays. De là l'idée d'employer, pour amorcer des négociations particulièrement délicates, des personnages dépourvus de caractère of flciel et qu'il est par conséquent poss/ble de désavouer en cas d'insuccès. Ces personnages sont communément désignés sous l'appellation défavorable de « marrons », ce qui ne doit pas empêcher de considérer qu'ils sont le plus souvent d'une honorabilité parfaite. On trouvera des renseignements intéressants sur l'emploi des « marrons » par la diplomatie anglai&e dans le livre d'Escott, Ilistory of ihe British diplomacy, I9i4- Victor-Emmanuel envoya en ambassade auprès de Benedek une actrice, Laura Bon ^. La diplomatie de la République française recourt, elle
institution démocrati({ue, par la « royal commission on tlie civil service », 1914, et par une partie de l'opinion publique (Ponsonby, loc. cit., chap. vi et p. 165).