‹ Démocratie, et politique étrangèreChapitre 65 sur 134 · Id., p · texte numérisé non relu

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LE SECRET DANS LA DIPLOMATIE 28f

raison des fuites qui se produisent nécessairement dans une assemblée nombreuse qu'à raison du danger qu'il y a de signifier solennellement au monde qu'on a un secret à garder : c'est une grande maladresse, comme l'observait Bourdon de l'Oise S car les puissances étrangères auront leur attention excitée et, avec un peu de raisonnement et de perspicacité, elles ne tarileront pas à deviner quel est ce secret autour duquel on a fait tant de bruit'.

Beaucoup plus séduisante, comme plus pratiquement réalisable, est l'idée de limiter l'arbitraire du gouvernement par l'adjonction d'une cominission qui représenterait le Parlement auprès de lui, pour opérer en quelque sorte en son nom la ratification des traités secrets. G'étaitla transaction qu'imaginait Cambacérès : il n'osait pas demander à la Convention de reconnaître au Comité de Salut public une liberté absolue pour la conclusion des traités secrets, et il espérait faire triom^ pher plus facilement le principe de sa proposition; mais la Convention lui accorda ultra pedta : elle lui concéda le droit de conclure seul les traités secrets^.

M. Jacques Piou, qui s'était fait, devant le Parlement de la troisième République, l'organe des intransigeances de la Constituante, a cependant reconnu, après la Convention, qu'en certaines hypothèses le secret pouvait être nécessaire, mais il reprenait l'idée de Cambacérès. Dans les pays monarchiques, un conseil privé, composé des principaux personnages de l'État, sert au pouvoir royal-de guide et de frein; constituons donc,

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