lionjainin VuHotton, loc cit
2. il faut éviter de faire du romantisme diplomatique autour des petits tllals : à Ali^ésiras, ils n'uni, pensé qu'à « se détiler » et à voler avoc la majorité \Tardieu, Algésiras, p. 448). — Pendant la guerre artuolle, la plupart onl surtout pensé à se mettre à l'abri: Tappel du président Wilson, après sa rupture diplomatique a\oo rAlleinagne, n'a trouvé paimi eux qu'un faible écho, pt un écho nul en Suède, l.a politique d'un grand nombre de peiiLs Liais a ('onsisté souvenl à conduire une peiite barque au milieu de grands navires ot non loin de gros écueils: ils sont babitiiés à des Irarisaclions, et à des transactions qui surprennent parfois les grande États.
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adaptés ^ Toute cette discussion pourrait avoir quelque intérêt philosophique, sociologique, académique; mais, dans la doctrine démocratique, elle ne doit pas aboutir à des conclusions dans Tordre pratique et politique. Toute nation qui veut se donner la peine d'être un État a le droit de vivre comme telle. C'est la volonté, la conscience, Tâme de TEtat qui seule doit entrer en ligne de compte ; Tâme d'une nation ne se déHnil pas par la grandeur de son lerriloire ou par le nombre de ses habitants, pas plus que Târae d'un individu ne se définit par la hauteur ou par la largeur de son corps. Dans la société des États, un petit État doit être juridiquement égal aux grands. Les États sont des personnes. Les sociétés humaines — d'individus ou de groupements — ne doivent pas être dominées par la loi biologique, par la loi matérialiste, par la loi fataliste, mais bien par la loi humaine, par la règle de droit. Le petit État a le droit de vivre parce qu'il a la volonté de vivre : et il a dans la société des nations les mêmes droits que l'État le plus puissant. Tous les États sont libres et égaux en droit.
Cette idée de Tégalité juridique de tous les États, quelle que soit leur force, est une de celles que Tesprit allemand éprouve les plus grandes difficultés à admettre. Nous sommes bien loin de la généreuse ambition des hommes de la Constituante : conx-ci voulaient dégager des principes juridiques sup('*rieurs qui s appliqueraient à tous les individus dans l'ensenihle «le 1 humanité el à toutes les nations dans la société internationale. Le droit public de l'Allemagne est exclusivement allemand, forgé en vue des intérêts de TAlleinat^np. Et ce serait justice, car (c'est au moins Taffirnintion de la doctrine allemande)rhumanité ne se rénli^e<ju(' [ku- certains peuples : ce sont, à divers moments dr i'hisloire,
1. En 1734, Montesquieu écrivait: « II y a aujourd Inii une telle disi)ropr)rtion dans la puissance qu'il n'r-l j>a- possible qu'un petit Ktat sorte par ses ju'oprcs force-; >\r. r;iiiais-riiient où la ï*rovidenre l'a mis. » {Considérations sur la diu-iulence el la grandeur des Romains, chap. m.) Huit au-> .«pr.??. le mo.i.inpie d'un tout pelit pays de deux raillions cl d.'iui d n.iliitants s'annexait la Silêsie : ce pelit pays, c'était la Prus>. ...
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éffS' LA DÉMOeRAT» DBS NATIONS
1© petrpfe jiiîf , te peitpre grec, fo people allemand. (Test aBJowd'hui le peuple allemand qui est « éfudes siècles qui vont vemr * », etr îl dépaese les autres peuptes^ comme raig4e dépasse les autres volatiîes.
Lasson est prêt à coneéder que touf patriotisme est louable, puisqu'iF tend à faire sortir Tindividu de son égpoïsme^ Mais if y a, dans ie patfriotisme, plusieurs degrés, et le plus élevé' est naturellement celui du pafcrîotïSDCie allemand. — Au bas de réchelle est le patpîo* tisme des nations qui n*bnt apporté qu'une contribution médiocre au progrès général de Thuroanité : ces nations n'ont que leur unité, que leur vie à défendre, et, en s*enfermant stupidement (thôricht) chez eltes, elles empêchent les vérilafeles Kulluririiger^ les missionnaires de la civilisation, les Allemands en un m^t, de développer leur puissance là où elle serait le plus nécessaire. — A un degré un peu plus élevé, LassoB place le patriotisme des nations qui ont exercé »oe influence sur révolution historique de rhumaniié; et \\ cite — dans cet ordre — FEspagne, Fltalie, te France, TAngleterre. Leur patriotisme- a son fondement pwK fond, mais il est limité par la partieularité. L'Anglais est ajîglais, k* Français est français... et leur civilisation n'est qu'une des formes dans lesquelles se sent manifestés les elïorts culturaux [Kiilîursîreben)^ Le patriotisme allemand est pKis haut que ce patriotisme de la particularité, et il a une cssenco et une sigoification supérieures. « Notice patriotisme n'est.pas limita par lu vanité de la particularité. L'Allemagne e«t fe pays du milieu {ilus Land drr Milfe), lecenire du mondf\ et la civilisation airemaud'e occupe une place centrale. L'ensemble de la culture européenne so eoacentre comme en un foyer (Brenfipunkt) dans ee sol allemand et dans le cœur allemand. U serait stupide (le s'exprimer sur ce point avec modestie et retenue.
1. « Dieu, reconnaît TreilschUa, ne parle plus au* pviooes par (les propliètew et do8 songos; mai&ilrya vooalioni di.yio6 parlout où ï*e pi'^seiile une ociaijiofi favorable d'aUaquor un voisin et détendre son propre» l'ronlières. «