Dans le volume Dtutschland und der Wellkrieg
3fC^ LA I>ËMOCElATiE B£S MATIONS
jiiiridiques : rempire allemand n'était pas tenu de respecter la neurtnaiité belge, car c'est ia Prusse ai non J eaaàipire qui a sigaé au trailé de garantie de iSSg. Schœiïbarn Ji'insiste pas d ailleurs sur celle thèse âiasardeuse^ canlrediie offîcieMejuent par M. de Jagow «n 1913. II insiste sur-tout sur cette idée que le {lass^g'e fiar la Belgique était une question de vie ou de mort |)our rAIleioa^Qe : << L ahservatîou des traités ne s^iixif>ose que si elle ne couipramel pas l'existence de rËiai. » Le droit de>s geus^ dit encore £riàst Zitelmann, professeur de droit romain à Tuniversilé de Sonn, âe tient f)as devant la nécessitée. La menace de l'Angleterre a <'onlraint rAlletntig'ne à passer par la Belgique ^
Ces propositions sont l'écho déformé de la pensée de Hegel : riilal n'est pas soumise la morale, parce que la jn[iorale n'est faite que pour les personnes privées. Il y a un droit écrit, c'est incontestable; niai» c'est un droit de nature inférieure; Lien au*<iessus délai plane ce que les théoriciens allemands appellent le droit moral ou biologique, c'est-à-dire le droit de i'Élat (allemand) à se développer à sa guise ; c'est, comme le disait yiaximiJien Harden, le droit du cèdre d'élever ses ramures au-dessus des chéUfs arbrisseaux et de les clouirer sous son ombre.
Ces chétifs arbrisseaux, ce sont les petits États. Ib n'ont en face des ambitions allemandes que le cIkûx entre l'absorplion par cet empire de proie et le vasselage politique et économique.
C'est ce que leur a notifié, dans des lettres faneuses à un ami hollandais, le professeur Lasson. L'aulheoiicité de ces lettres a été enregistrée, grâce à l'Académie des sciences de Berlin, qui, au mois de décembre 1914, a tenu à se désolidariser d'avec ce confrère imprudent : (1 On aurait te plus vif regret si les cercles intellectuels de Hollande avaient l'opinion que les déclarations de Lasson fussent un reflet^ môme infiniment atténué, de l'idée que l'on a de la Hollande dans les cercles intellectuels de rAUemagne. » Cette protesialioa ae détruit