Temps, 23 sept
à ses succès. (cCoramencée par une fanfare, notre politique marocaine finit par une chamade », dit la Tages- -zeiiung, « La France a tout obtenu au fond à la Conférence », ajoutent les Hamburger Nachrickten. « Notre diplomatie a été aveugle », confesse le Hannoversche Kurier. « La diplomatie allemande s'est rendue désagréable à tout le monde, gémit la Frankfurter Zeitung, des fautes et rien que des fautes... * » EldausleBerl^ner Tageblatt du 26 novembre 1916, M. Theodor WoHT publiait sur la diplomatie allemande une appréciation dont les termes semblaient empruntés à un journal d'opposition français parlant du personnel diplomatique de notre pays : « L'office des Affaires élrangères d'Allemagne ne sait ni organiser son travail, ni choisir ses hommes. Les fonclionnaires qui s'occupent d'un pays ne Tout souvent jamais visité; ils ne sont pas entourés des spécialistes indispensables; leurs attributions sotit trop étendues et tropvaguçs. Les traitements sont d ailleurs insuffisants pour que le recrutement de la diplomatie allemande puisse faire appel à l'élile dont elle aurait besoin. »
Je ne veux pas, bien entendu, retourner contre la diplomatie monarchique la mélhode trop souvent employée contre la diplomatie démocraliquc; il n'est pas possible de nier par exemple les succès à ('onstanlinople du baron Mai-shall; il faut reconnaître chez nos diplomates une certaine infériorité ou plutôt une infériorité certaine dans le mensonge; bien peu de nos ambassadeurs auraient consenti à rnconlcr de sang-froid une fable analogue à celle dos avions franç^ais sur Nuremberg; peut-t^lre aussi, et nous aurons à y revenir, l'Allemagne a-telle organisé, à ccMé de son service proprement diplomatique, un service d'information et de propagande qui pourrait servir de modèle : dans tous les cas le. personnel diplomatique de l'Allemagne monarchique n'est pas supérieur à celui de la France.
Ce n'est pas seulement quand elle le compare, mais encore quand elle le considère que la France peut être