Humanilé, 12 janvier
sera mise ainsi sur la voie de la guérison du militarisme.
De plus, les philosophes, les moralistes peuvent continuer à |,ravailler à la transformation de l'humanité. Il n'est pas impossible que la démocratisation générale des institutions de tous les pays ait une heureuse influence sur les relations internationales. On ne peut manquer d'être impressionné par l'opposition entre Tesprit paciGque des démocraties occidentales et Teaprit agressif de l'autocratie allemande. — Je me garde d'ailleurs de répondre à des afQrmalions absolues par une interprétation dogmatique de l'histoire. Après tout, il n'y a pas de précédents, au sens étroit que l'on prétend parfois attribuer à ce mot. Les démocraties modernes diffèrent profondément des anciennes; et surtout la guerres actuelles et celles de l'avenir ne peuvent aucunement être assimilées à celles que relate l'histoire. Les démocraties de l'antiquité guerroyaient au moyen de mercenaires; de sorte que ce n'étaient pas ceux qui décidaient' la (jaerre qui étaient appelés à la soutenir les armes à la main; Valmy, qui marque une grande date dans l'histoire, qui est la révélation des armées républicaines, a coûté à peine deux cents hommes aux Prussiens, quatre cents aux Français: un engagement que ne mentionneraient pas nos « communiqués ». Mais, dans les guerres actuelles, les nalions çont véritablement en armes; ce sont les peuples euxmêmes qui s'entrechoquent : certainement, ils ne décideraient pas la guerre avec la môme désinvolture que des monarques qui n'en souffrent presque jamais qu'indirectement, et qui en espèrent un bénéfice de gloire ^ En attendant la réalisation de ces espoirs
1. La croyance que Tavenir de la paix internationale est lié au progrès delà démocratie et dépend en définitive de la constitution d'une société des nations démocratiquement organisées a été solennellement affirmée dansle message historique adressé le 2 avril 1917 au Congrès américain par le président Wilson : <( Le but, lit-on dans ce document mémorable, c'est la défense des principes de paix et de justice contre les puissances auto- •cratiques et égoïstes ; c'est l'établissement, parmi les peuples vraiment libres et se gouvernant eux-mêmes, de Tunitô d*ob*
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lointain» et d'aiilfom's hypothétiques^ le devoir eerUia esl d'écouler les leçons de l'histoire qui répèle iftla»sablemea t : si vis. paeem ^ . .
SECTION II