‹ Démonstration de l'authenticité de la GenèseChapitre 33 sur 43 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

? Gen. xy, 13, 14.

DÉFENDUE CONTRE LE RATIONALISME ALLEMAND. 139 le vin comme le sang de Typhoni, et Pluiarque dit qu’ils n’en buvaient avant Psanimitich, ni même ne s’en servaient pour les libations {. » Plularque? peut n’avoir pas tort, mais Bohlen n’a pas raison. Il se peut bien, en effet, qu'avant l’époque de

Psammétique, avant que Egypte ne fût ouverte au commerce

des Grecs 5, on n’ait pas bu de vin en Egypte où du moinsqu'on n’en ait pas bu généralement. Je n’approfondis pas la question ; elle est indifférente pour notre texte. On n’y parle pas de vin, mais de jus de raisin#. Ce qu’il nous importe de cons-.

tater pour le moment, parce que Pauthenticité du texte y est

engagée, C’est la cullure de la vigne. Celte culture était-elle pratiquée en Egypte dès le temps le plus reculé? n’y a pas le moindre doute, car, outre le témoignage des Nombres xx, 5, nous avons celui de Biodore de Sicile qui nous dit, Hiv. 1, €. 36, que les Égyptiens attribuaient l'introduction de la culture de Ja vigne chez eux à Osiris, :in de leurs dieux les plus anciens,

puisqu'ils lPidentiriaient avec Ra, le dieu du soleil, le roi des

dieux. Ensuite nous avons le témoignage des monuments, : témoignage incorruplible, sorti des hypogées de Thèbes et d’ailleurs. On peut en voir la reproduction détaillée dans les ouvrages de Champollion ÿ, de Rosellini 6 et de Wilkinson 7. Pour ce qui est d'Hérodote, il ne dit point qu'il n’y a pas de vignes en Égypte, il dit qu'il n’y à point de vignes dans cette partie de l'Égypte où lon sèmedes grains 8. On voit qu’il n’est pas inutile de vérifier les citations de Bohlen.

Quant à la raison que ce critique allègue pour prouver que la vigne he saurait prospérer en Egypte, il est tout à fait

nai informé. L’inondatlion causée par le Nil ne saurait être uu

obstacle à la culture de la vigne, attendu que le raisin mûrit

1 Die Genesis, s. 373.

2? De Iside et Osiride, Plutarch. Oper. t. 11, p. 853, éd. 1620.

3 Herod., 111, 6.

4 v,11. — Le mot égyptien était probablement erp, identique, par métathèse, au germanique reb ‘e).

S Monuments de l'Égypte, 11, pl. 104, 115, (56, 176, 181.

6 Monumenti civili dell’ Egitto, tom. 1, cap. 4, 8 8, tav. XXXVII, XXx vi, LXVIHI, LXIX. Voir aussi l'ouvrage monumental de Lepsius.

1 Manners and customs of the anc. Egypt., 11, 143-171,

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