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gagné dam le ciel une mère qui plaidera emblèmes analogue! i chaque s are de souvent en notre faveur. Et de fait, «I pen- sainteté, «1rs récompenses pour Uni dant sa vie elle a beaucoup souffert, ne peut- élus : des harpes d'or pour les i il on pas dire en tonte vérité que c'est pour des robes d'une éclatante blancheur pour les nous qu'elle a souffert. Je neveux pas dire vierges, des palmes pour les martyrs, des par là. comme on le pens ■ bien . que tes pei- trônes |><>ur le, ,,, Aires , et d - couroanes de nés endurées par elle, on par loul autre mor- gloire pour tous ceux qui l'aimi ni : par que! tel, aienl pu tant soit peu contribuer â l'œu- emblème pourrons-nous désigner la rérumvre divine de noire rédemption, ou apaisi r pense <] ui a été donnée à celle qui a i r 1- moins du monde la colère enflammée de la ligne delà sainteté patriarcale, Ion Dieu ; mais il n'en est pas moins vrai que tout pour ainsi «lire, le mur d éparalion qui ce qu'elle a souffert, c est par une su, le de la dii ise I s deux Testaments . el qui, quoique pari qu'elle a prise à l'œuvre pénible de no- mère, était pure comme ne le lui jamais autre rédemption ; que les coups du marteao cuncaulre vierge, ri dont le mari qui enfonça les clous dans les mains ci les rieur, martyre d'alïli lion el de douleur, a pieds de son Fils, enfoncèrent en même été jugé par l'esprit de Dieu lui-même, digne temps dans sou cœur le glaive qui , selon la d'être l'objel d'une sainte prophétie : de parole du saint vieillard Siméon, devait trans- enfin qui reçut avec les apôtres l'onction de percer son âme; et ces coups, ce sont nos pé- l'Es prit-Saint, le jour de la l'en chés qui les ont frappés; qu'elle versa autant qui, seule de tout le genre humain, peut de larmes amères que la couronne d'épines dire qu'elle a aimé Jésus d'un amoui fil jaillir de gouttes de sang de sa tête sacrée ; ment maternel?
que c'est nous qui, avëè le roseau de l'incon- Celte considération, jointe à celles que
stance de notre cœur, avons enfoncé celle nous avons déjà présentées, nous fournil un
couronne sanglante dans son front plein de puissant motif de confiance en Marie. Non
douceur; que le dernier soupir de ce Fils que nous croyions qu'aucun être créé puisse
chéri retentit d'une manière terril. le dans le nous conférer la grâce ou quoi qui c
cœur affligé de celte mère désolée, mainte- qui puisse tendre a notre justification ; mais
nant privée de tout ce qui pouvait la consoler intimement persuadés que les saints qui
et la fortifier : et ce dernier soupir, ce sont sont dans le ciel joigni ni leurs prières au\
nos crimes qui le lui ont arrache : enfin que nôtres, et que celui qui tant de fois
nos iniquités Tout mise sans asile, sans amis compassion de son peuph en considération
et sans enfants! El quelle mère a jamais, de ses serviteurs Abraham, Jsaacel Jacob,
perdu un tel (ils! Ah! oui, nous pouvons bien aura souvent égard à leurs prières, lorsque
dire que si nous sommes devenus ses enfants, les nô'res ne seront point a*sez puissantes
il lui en a coûté beaucoup de peines et de cruel- pour le toucher : nous avons là de grands el
les tortures pour nous enfmler! Lors donc consolants motifs de compter beaucoup sar
qu'avec la pieuse femme de l'Evangile nous l'amour el l'influence de sa bienheureuse
la proclamons bienheureuse, parce qu'elle a mère.
été la mère de notre Rédempteur, ce n'est Enfin je dirai que la considération du point au préjudice des efforts que nous de- bonheur de Marie peut nous devenir utile vous f.iire pour arriver au salut, ni pour né- dans l'affaire de notre salut, si elle a pour gliger nos avantagés présents ; c'est au con- effet d'attirer nos affections el a traire pour pouvoir calculer d'une manière vers notre céleste patrie. Tout ce qui peut, plus juste et plus précise les avantages que sans diminuer noire piété envers Dieu, êlesa glorieuse qualité de mère de Dieu peut ver nos sentiments vers le ciel, doit être bon nous procurer. Nous venons de voir le pre- et salutaire. Si unenfanl soupirail apte- - a mier de ces avantages , c'est-à-dire les liens bonheur éternel, parre que, avec la iouisélroils qui se sont formés par là enlre elle sauce de la présence de Dieu qu'il espère, il et nous, el le puissant intérêt que la for- s 'entrelient dans la pensée qu'il va être réuni à malion de ces liens sacres lui a inspiré pour une mère qu'il avait perdue, la piété la plus noire salut. rigide n'v trouverait certainement rien à re- Maintenant il nous reste à considérer quel dire, el ne l'accuserail point de se livrera est le prix que nous devons attacher à son des désirs indignes d'un chrétien. Si donc. intercession. Si les saints, dans le ciel, lien- louches par les considérations que je viens nent en leurs mains, comme nous le dit l'A- de rappeler, nous «entons nos cœurs embrapocalypse, des fioles d'or, remplies de nos ses d'une tendre dévotion pour une créature prières, comme de suaves odeurs qu'ils ré- qui a tanlde droits à nos affections, el Iroupandenl devant le trône «le Dieu [Apoc, V. vous que celle dévotion, toujours snbordon- 8), quel ne doit pas être le parfum de celles née. et bien inférieure à l'amour que nous qui se répandent de la fiole d'or qui esl en- avons pour Dieu, a la verlu de faire naître Ire les mains de Marie? Car, de même que sa eu nous des sentiments de tendre émotion dignité de mère de Dieu relevait sur la terre que noua n'éprouvons pas en toute autre au-dessus de tous les rangs el de toutes les occasion, cr0yee4moi, il doit éire bon et laclasses de la société humaine, ainsi doil-elie lulaire pour nous de non- v livrer. Dan- les également conserver dans le ciel cette même pavs catholiques on voit les pauvres el les élévation, qui ne saurait lui être contestée. affligea sa presser autour d un autel où leur El si la sainte Ecriture nous dil que Jésus pieuse confiance, ou l'expérience des faest moulé au ciel et y a préparé, sous des \eurs passées, leur fait espérer que leurs
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prières seront mieux écoutées, par l'inler- comme spontanément engagé à monlrer une cession de la bienheureuse Vierge, notre plus grande exactitude dans l'accomplissetendre mère ; leur visage est tout rayonnant, ment de tous ses devoirs et à précéder les leurs yeux sont levés vers le ciel, et versent autres dans l'observation de tous les prépeut-êlre un torrent de larmes ; on voit ceptcs de l'Eglise, dans la Fréquentation des battre leur poitrine, on entend le doux mur- sacrements, dans la pratique de la sobriété, mure de leurs ferventes prières, et les san- de l'honnêteté, du travail et de la docilité, glots qui s'échappent de leur cœur. Quelque et dans la fidélité à vivre dans la paix et la étranger, peut-être, qui ne les connaît pas, tranquillité, tant avec les gens de sa maison vous dira d'un air de mépris, comme Héli le que ceux du dehors. Kessouv enez-vous dit autrefois d'Anne ( I Rois, I, 14-), que ces qu'aujourd'hui vous vous êtes mis, vous et pauvres créatures sont ivres d'un esprit vos familles, sous la protection de la bienmenteur, de superstition ou même d'idolâ- heureuse mère de Dieu et de sou chaste trie; mais Dieu a vu le fond de leurs cœurs où époux saint Joseph, que Dieu avait choisis règne la simplicité, et il en a jugé bien autre- l'un et l'autre, pour protéger l'enfance de ment. Et quand même celte confiance qui les Jésus contre les dangers d'un inonde perséconduil à un lieu particulier serait sans fon- tuteur. CoiijUrez-les de vous proléger, vous dément, elle a tiré de leurs cœurs de vifs et les vôtres, contre le-* périls d'un monde sentiments de piété et de profonds soupirs séducteur et plein de pièges , de plaider vos qu'on ne voit guère partout ailleurs ; elle a, intérêts dans le ciel, et de vous assurer du moins pour un temps, banni de leur cœur par leur intercession la couronne d'iuunorle monde et toutes ses folies ; elle a chassé taillé. Proclamez à haute voix ies louanges de leur esprit toutes les pensées de la terre, de votre reine du ciel, mais en même temps et, les élevant sur les ailes de l'amour, elle faites servir sa puissance à vos intérêts et* rles a portés vers le ciel, en la compagnie des nels, en lui adressant de ferventes prières, saints qui voient Dieu, pour y intéressera Ce que vous ne s; uricz mieux f are qu'en leur cause celle qui est la plus aimée de Dieu récitant celte prière que la sainte Eglise parmi tous les bienheureux. votre mère vous a appris à bégayer dès Oh! quand viendra le temps où il nous votre plus tendre enfance, et jâ' réciter après sera permis d'exprimer publiquement nos l'oraison dominicale; vous y saluez Marie sentiments de dévotion pour elle et de nous en empruntant les paroles mêmes de l'ange unir tous ensemble pour lui payer ce tribut et de sainte Elizabeth, cl vous terminez en d'honneur, de respect et d'amour qu'elle nié- lui demandant de vous assister du secours rite de recevoir de tous les chrétiens, et qui de ses prières dans vos nécessités présentes, depuis si longtemps lui a été refusé parmi et dans la crise future, mais certaine, nous ! Il fut un temps où l'Angleterre ne le qui attend tous les hommes. Puisse donc cédait à aucune autre contrée de la terre celle qui était debout au pied de la croix , pour la fidélité à remplir cet important de- lorsque son fils remit sa belle âme entre les voir; et l'heureuse restauration qui doit mains de son Père éternel ; puisse-l-i lie avec nous ramener nos anciens jours de bonheur celui dont les yeux furent fermés dans la et de gloire, n'aura qu'à faire revivre dans paix du Seigneur par le divin enfant dont tout son éclatcetle partie de l'ancienne piélè. il était le père nourricier, vous adoucir les C'est pourquoi je ressens une joie bien sin- derniers moments de votre lit de douleur, cère en voyant l'établissement de celte excel- après vous avoir rendu la route qui y coulente confrérie, et la manifestation publique duit moins pénible et moins effrayante ! qui s'en fait aujourd'hui dans celle ville: car Ou'ils soient toujours vos modèles et vos paje la considère comme un moyen propre à Irons, qu'ils animent votre courage pendant encourager la piété et la vertu, et comme un celle vie et dans les peines dont elle est remretour à une des pi. ts vénérables institutions plie; qu'ils viennent aussi vous fortifier et de nos pères. Entrez donc pleinement dans vous garder au nom de Dieu au jour de votre l'esprit de celle institution. Ouc chacun des mort, cl dans les terreurs dont elle doit èlre membres de cette sainte confrérie se regarde accompagnée ; et qu'enfin ils vous conduicomme tenu par un nouveau lien à la pra- sent à celui qui, pour notre amour, a bien tique de tout ce que lui ordonne sa religion, voulu s'appeler leur lils !