‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 27 sur 167 · DÉMON8T. ÉVANG. XV · texte numérisé non relu

DÉMON8T. ÉVANG. XV

Ephrem il fût réservé aux savants seuls d\m acquérir la connaissance par l'étude (1), était assez cultivée à Edesse; il n'en faudra pas moins reconnaître que la version syriaque simple a été écrite dans un dialecte dont beaucoup de termes , à cause de leur origine , soit hébraïque, soit grecque, soit latine, n'étaient plus entendus à Edesse au quatrième siècle de l'ère chrétienne; et dans lequel se trouvaient pareillement plusieurs mots syriaques dont la signification y était alors tout à fait inconnue.

S'il en est ainsi, ne doit-on pas dire que cette version a été faite ou dans un temps où la langue araméenne avait plus d'analogie avec la langue hébraïque, quoique employant

fait de forme latine. Castell donne ce mot sans en citer d'exemples; mais Michaélis y a joint l'élymologie (Consultez Du Cauge, Gloss. de la moyenne et basse latinité «dit. de l'aris, 1078, t. 1, part. I, col. 957). II ajoute qu'il avait coutume de porter toujours avec lui un kalumaro (les Latins disent calamariatheca), pour y noter sur-lechamp par écrit tout ce qui lui paraissait digne de remarque. On trouve encore un mot du même genre dans le fameux Codex anaelico ( dler, Versions syr., etc., p. 59 ) Michaélis a suppléé ce mot dans le Lexique de Castell, et cite Adler. Il le traduit par codex, lorsque tout porte à croire qu'il signifie index : car il n'est dit que de Y indice vericopurum dans la version philoxénienne.

(I) Il estceriain qu'au quatrième élan cinquième siècles ce n'était pas la langue grecque, mais bien la langue syriaque qui était eu usage ot en honneur dans les écoles publiques. C'est ce que dit expressément l'auteur de la Vie de saint Alexandre (dans les Bollandisles, 25 janvier p. 1023). Ou lit la même chose dans Ben-Atlib, qui présente saint Ephrem comme le fondateur de celle école ( Dans Assémani, Bibl. orient, t. m, art. II, p. 1924) Les Perses aussi avaient une école très-célèbre à Edesse, dont parlent quelquefois les écrivains lanl syriens (Consultez la Bihl. orient, t. I, pp. 203, 351, 400; t. II p. 402; t III pp. 226 el 570) que grecs (Theod. Anagnost. , 1. 111, p. 516, éd. Hislor. Eccles. Tour. 1748). D;ms celle école on enseignait aux Perses la langue et les lettres syriaques. C'est ce que nous apprend Maaue Hardascir, qui' a tait son cours d'études dans celle école (Chronique edess., dans le t. 1 de la Bibl. orient., p. 352), et qui, s'en étant retourné après cela en Perse, était, dit Amri (Bibl. orient, t. il, p. 402), trèsversé dans la connaissance de la langue syriaque, el passe pour avoir même traduit dans sa langue maternelle des livres syriaques (Ibid., t. in, p. 376). Nous n'avons pas une preuve moins claire de ce l'ait dans ce que dit saint Eniphane(Hérés., t. I, p. 629., edil. de Pctau), que les Perses cultivaient les lettres syriaques, et attachaient beaucoup de pnx à une connaissance approfondie de la langue des Syriens.

Il est ceriain encore qu'au temps de saint Ephrem, la langue syriaque était la seule eu usage parmi les gens du vulgaire, comme on le voit évidemment par les poésies qu'il a composées pour leur usage (Voyez sa Vie après le passage cite plus haut). Que la langue grecque à cette époque ne fui nullement vulgaire à Edesse, et que les savants en acquissent la connaissance par l'étude, c'est ce qui résulte clairement de l'histoire d'Eusèbe d'Emèse, contemporain de saint Ephrem, qui est racontée par Socrate (Hisl. ccclés. 1. Il, ch. 9, édil. Tour, cilée plus haut, t. il, p. 74). Il du donc qu'il était d'Edesse, d'une famille illustre, et qu'il s'était livré, rendant sa jeunesse, à l'élude (les letlressaoi ées,F.iTA Ta UAtJvw mufatdc (non par un usage quotidien, mais) mpix? npuwiira rfi Èil^ lm«,|iMJ»avTi cai&utf parce que , comme je l'ai déjà dit , il ne se pouvait grere que la langue changeai dans le court espace de peu d'années, surloul parmi les Orientaux, qui sont plus fortement attachés que personne aux usages et aux traditions qu'ils ont reçus de leurs pères, il me paraît en résulter naturellement qu'il n'est point probable que la langue grecque ail jamais été vulgaire à Edesse, quoiqu'on s'en soit servi sur les monuments et les monnaies (comme chez mm-., du latin). Par là tombe également cette autre opinion, avancée par quelques auteurs, que le grec était si bien connu a Edesse, que tout le peuple pouvait aisément lire les saintes Ecritures eu celle langue (Ainsi Eicuhoru, ubi supra, p. 441 ; Branca, ubi supra, p. 240).

(Trots.)

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un plus grand nombre encore de lerm<

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lemenl le! mè nés < ara» loi es, l 'est-a-dire, pour parler en termes plus clairs, ou dans la

îc occidentale ; ou longiempt avant le qua« Irième siècle, si l'on \eut qu'elle ait pour origine In Sj rie orientale?

Reste dune .1 produire les documents tirés de saint Ephrem que j'ai annoncés, et que [e n'ai pas nus peu de soin à recueillir. Si quelqu'un m'accuse de m'éirc donné inutilement tant de peine, qu'il réfléchisse que tout 1 1 la contribue puissamment à éclair, ir l'histoire de la langue syriaque ; que, par là, on ne répand, pas pou de jour sur la version qui nous occupe, ci par là même sur l'original hébreu, puisqu'on est ainsi mis à même de voir quel gens son auteur a donné aux expressions du texte hébreu , dans les passages surtout OU là version nous présente de l'obscurité. J'espère que mon travail, sous un autre rapport encore, ne sera point désagréable ni inutile à ceux <iui s'occupent de philologie 1 1 d'exégèse; et pour le rendre encore plus profitable, je discuterai quelquefois les tenues euxmêmes , lorsque j'aurai l'espoir d'ajouter quelque chose de neuf a la philologie syriaque, ou qu'on pourra s'en servir pour corriger les erreurs des autres.

('Viennent ensuite les passages que notre auteur cite à l'appui de son sentiment, et que nous ne pouvons reproduire, faute de caractères syriaques; nous nous contenterons de les indiquer.)

Le 1" exemple est tire du commentaire sur la Genèse, 1, 1 : Œuvres de S. Ephrem , 1. 1, p. 84,D; — le 2 , ibid., X, 9:OEuvr.. ibid., p. 153.F; — Lc3%iM/.. XXX. 14 : Œovr., ibid., p. 116, F; -le 4% Exod., XXVIII. 4:Œuvr., ibid., p. 230, C; — le 5% ibid. , XXXVIII , 4 : OEuvr. , ibid., p. 230, B; — le 6% ibid.; XXXVIII, 10: OEuvr., ibid., p. 230. B; — le 7% Nomb., XI, 7 : OEuvr.. ibid., p. 236, C, et 218, D: —le 8-, I Sam.. XIV. 4 : OEuvr., ibid, p. 357, F; -le 9', ibid., XXIII, 28 : OEuvr., ibid., p. 379. E; — le 10% II Sam. , VIII . 7 : OEuvr., p. 405, G;— le 11-, Oittf.j XV, tt Œuvres, ibid., p. 415, D; — le 12% I Bois, X, 1 1 : OKuvr., ibid., p. 467, E: —le 13', ibid,, XII, 11 :OEuvr., ibid., p. 471, F;— le 14% II Bois, III, 4: OEuvr., p. 115;— le 15% Job.. XXXIX, 23 : OEuvr. . 1. 11 , p. 17 , F|; — le 16% ibid., XLI,13:OEu\r.,iV;à/.,p.l8,*E; — le17%Isaïe,

III, 22 : Œuvr., ibid., p. 25, E; — le 18% ibid. , X, 26 : Œuvr.,iôta\, p. 39, B; — le 19% Jérém., Ll, 41 (Voyez Rosenmiïller, Srhol., pur. VIII, vol. I, p. 350 et suiv.) ; — le 20% Ezéch.,

IV. 2 : OEuv., ibid., p. 169, B; — le 21*, ibid., XVI, 16 : Œuvr., ibid., p. 178, F; — le 22% ibid., XX, 29 : OEuvr., ibid., p. 183, D;— le 23, XLlV,30 : OEuvr., ibid., p. 200.D; —lé 24% Dan., VI, 19: OKuvr.. ibid., p. 212, F; — le25-,{6id.,VII.;2 : ŒuvT.,t/jM.,p.217.A;— et enfin le 26% Zach.,V,7 : Œuvr., ibid., p. 291, B.

Tels sont, continue l'auteur, les principaux endroits dans lesquels saint Ephrem explique, comme étant obscurs, des mots de la version simple, et leur en substitue d'au-

tres. Dans quelques-ans même, il marque de l'hésitation et de l'embarras sa cherchant à les expliquer; dans d'autres, H en indique l'origine ou la patrie , et donne A entendra qu'il les regarde comme étrangers. 81 quelqu'un pense que ces i x< m pies -ont trop peu nombreux, en égard à l'étendue de nos commentaires, <|u il se rappelle que saint Epi écrivait moins des commentaires «pie des scolies: de manière qu'il ne met quelquefois point la main i des chapitres entiers pleins de difficultés, et ne les effleure même pas; peut-être serait-il plus juste dédire que ce qui nous resle des écrits de saint Ephrem, i o sont moins ses livres dans leur intégrité que des extrait! de ses Œuvres. Telle est mon opinion, cl je suis persuadé qu'elle ne \ Ira pas invraisemblable à cens qui sauront <|ue ces livres ont été copiés et publies dans ce qu'on appelle lu Chaîne. Ce qui me confirme plus particulièrement dans mon sentiment, c'est que j'ai ru les Syriens citer des passages les commentaires <le saint Ephrem, des passages même qui sont commentés et expliqués en sj riaque comme obs< ors, et que je n'ai pu cependant retrouver dans ses ŒurreSi Je n'en citerai qu'un seul exemple, que je choisis de préférence, [tarie qu'il a rapport à un mot syriaque •;-»{ ,:;■.,. .r, si je ne me trompe.

Ce passage roule sur le vers. 17 du chap. XXX (le Josue : en voici la traduction : Scolie) dp saint Ephrem : Hroro est un long pieu nuquel on attache un morceau d'étoffe . rt i/ue l'un place sur le haut d'une montagne ou d'une éminence, comme un siyne ou un but pour être aperçu de loin. Ce passage devrait se trouver à la page 72 du tome II des œuvres de saint Ephrem, mais on l'y chercherait inutilement. Peut-étreque, si nous avions encore tout ce qu'il a écrit sur les livres saints, nous trouverions un bien plus grand nombre d'exemples de ce genre : car, les Syriens paraissant avoir un goût plus prononcé pour les commentaires qui tendent à reformer les mœurs, et s'attachent plus spécialement aux sens mystiques et allégoriques , rien d'étonnant que les auteurs de ces Chaiito aient rejeté comme des bagatelles pleines de difficultés les explications verbales et littéraires même les plus approfondies, pour s'attacher à ce qui leur paraissait plus propre à nourrir la piété. Ce que je sais certainement, c'est quil se rencontre des scolies de ce genre dans les manuscrits les plus anciens, sans nom d'auteur. J'en réserve quelques exemples pour une autre occasion.

Ces documents, choisis parmi beaucoup d'autres que j'ai laissés de cote parce qu'ils ne me paraissaient pas assez appropriés au sujet , je les abandonne aux réflexions des savants : pour moi, je ne porte point de jugement; j'élève des doutes, je débats la cause, je produis des témoins: et. ne me COnsi lerant encore que comme un apprenti et un ) nr novice dans cet art, je n'ai garde de me constituer préteur Que ceux donc qui se croient déjà en étal de prononcer sur ces matières, écoutent et jugent. J'ai cru que c'était relire:

HOK,E SYRIACiE.

«les fruits très-abondants de mes premiers travaux en ce genre, de pouvoir recueillir et livrer au public de nouveaux documents qui pussent déterminer les savants à remettre en question l'âge et la patrie de celte version.

Quoique nous n'ayons aucun témoin antérieur à saint Ephrem en faveur de la version peschito (1), je tiens pour certain néanmoins qu'elle est beaucoup plus ancienne que lui, si elle a eu Edesse pour patrie ("2). Les Syriens en doutent; il faut donc premièrement en rechercher la patrie , ce qui n'est pas une tâche difficile; puis ensuite on en pourra connaître aussi la date.

§ VI. — Quelques mots sur tes éditions corrigées et les versions du texte dit peschito.

Je devrais ici peut-être énumérer les diverses éditions de celte version et en faire la description; mais n'ayant rien trouvé dans les auteurs sur leur histoire, ce serait aller contre le but que je me suis proposé que d'entraîner mes lecteurs dans un examen critique de ces éditions : je dirai un mot seulement de l'édition des nestoriens.

Je pourrais très-bien en faire l'objet d'une élude approfondie : car la bibliothèque du Vatican en possède un célèbre manuscrit, dont peut-être j'aurai l'occasion de parler dans l'autre volume. Jacques-Georges Adler en a fait l'éloge , et en a décrit l'ordre des livres (3).

Lorsqu'il fut question , dans la chambre des communes d'Angleterre, d'acheter les manuscrits de Rien, et qu'on nomma une commission de députés pour traiter cette affaire, des experts furent appelés pour déterminer la valeur et le prix de ces manuscrits. Parmi les manuscrits syriaques je vois comptées par le savant Samuel Lee, professeur de langue arabe à Cambridge, les versions bibliques des nestoriens et des jacobites (4). Je fais remarquer ceci , pour qu'une expression trop peu cxacle n'induise personne en erreur : car les jacobites aussi bien que les nestoriens ne se .servent pas d'une version différente de la noire. J'ai parlé précédemment des premiers (5) ; Adler dit la même chose des seconds (6). Or Barhébrams, dans sonCommen-

(1) It:i Beriholdt, dans Do Wrtte, Lehrbuch der liistor. krilis. Einleilung. 2' éd. lie rot. 1822 p. 112.

(2) Micliaélis prétend que la version du N. T. a probablement précédé la traduction de l'Ancien Testament (Introd., cic, éd. cit., I. II, part.l, p. 23; maislisez surtout la noie de Marsh., pari. II, | .534). J'aime eepend intrniouxïiire avec White ; « S'il a clé fait une version des livres sacrés es syriaque sous Abgare, c'a été de l'Ancien Testament en hébreu. » (Préi. a la version phfloxénienue, p.O.)

(3) Kurze Lebersiclil seiner biblisch-kntischeu Reise, nacli Rom.,pp 103, et suiv.

(I) «Il y a des versions de la Bible des nestoriens et des jacobites : comme les deux sectes se sont séparées dès l'an 500, il pourra ôire important de les comparer au sujet uespassages contestés. » (Bulletin univ., 7< section, juin 1825, p, loi. ) Quels sont ces passages? Déjà Ailler a j rodini ceux qui appartiennent au Nouveau Testament (Versions syr. du N.'l.,eic, pp. 3!) et sniv.; et Kurze Uebcrs., etc., pp. '.y.) et suiv.). Mais quels sont ceux de l'Ancien Testament ?

Ci) P. 108, note.

'<>) Ich mâche flber diese iïandscriften ( xcsloiïmtum scicM,(derenText,die Sii/i»fc.c ist, nur eine Aumerkung, etc.

taire, presque à chaque page, comme le l'ait observer Assémani (1), cite des variantes du lexle des versions nestoriennes ; je les ai examinées avec beaucoup de soin dans le manuscrit de Barhébraeus cité plus haut, et j'ai reconnu que tout se bornait presque à des différences dans les points et les accents , à l'exception peut-être d'un ou de deux endroits que je ne me rappelle plus en ce moment; et même encore ces différences ne roulent-elles que sur des choses qui ne sont absolument d'aucune importance. Je donnerai des exemples de ces variantes lorsque je parlerai plus loin de la version karkaphensienne.

Qu'il y ait plusieurs versions, des versions arabes surtout, qui tirent leur origine de la version syriaque : c'est ce que tout le monde sait, si je ne me trompe. Michaëlis, après Simon, a pensé que la version arménienne du Nouveau Testament vient de la même source (2). Quant aux livres de l'Ancien Testament , les auteurs ne paraissent pas d'accord : car, tandis que les savants les plus versés dans la connaissance de la langue arménienne affirment qu'ils s'accordent avec la version des Septante (3) , on cite Barhébrœus, qui déclare formellement que c'est un fait connu, qu'ils ont au moins été refaits sur le texle syriaque. Ce passage a été produit pour la première fois par Walton (4), auquel l'ont emprunté tous les autres qui l'ont cité depuis: mais déjà, avant d'avoir pris connaissance de ses prolégomènes, et dans un autre but, je m'étais approprié ce passage que j'avais découvert dans le Codex du Vatican; d'où il résulte clairement <jue Barhébraeus n'exprime pas un fait connu, mais bien une conjecture de sa façon. Ecoutez comment il explique le v. 2 du psaume 14 : Parce que vous n'avez pas besoin de mon bien; Symmaque :Je n'ai point d'autre bien que vous; le texte arménien dit, ainsi que le syriaque, El mon bien vient de vous. De là il résulte évidemment que, quoique, les Arméniens aient traduit sur le texle grec, ils ont cependant comparé leur manuscrit avec le syriaque, et l'ont fait accorder avec lui dans toute son étendue (5). Wallon n'est

(Kurze Uebers , etc., p. 103) « Der syrische Text dieser Haudsrhrihon(,U'sJoi\) isldie allé syrische Kircheuversion, die simples. » (ibiit., p. 1)9.)

( I ) Bibliot. orient, t. n, p. 283. Le savaniauteur remarque, au même endroit, que Barhél)r;eus cite deux lois le Codex du patriarche Michel, savoir, sur la Genèse, XII, et sur le Cantique des cantiques. Dans le Codex du Vatican, je n'ai point trouvé de citation de ce genre au premier endroit indiqué, et le commentaire sur le Cantique des cantiques y manque absolument ; car il est mulilé, connue je l'ai déjà dit (-ncoiuniimc.ini. Mais dans la préface auliwe des Juges, on trouve écrite , de la main de l'auteur, à la marge, une scolie, awc ce turc : ne n. Michel val iarche. Il y parlé de Faut eiir du livre des Juges, et. l'on n y voit rien ce; eudànt qui seule la critique. Je n'ai trouvé nulle part ailleurs de scolie de ce genre; peut-être bien qu'il y avait des annulations semblables dansle manuscrit maronite dont s'est sén i Assémani.

(i)Introd., etc., ut supra; voyez cependant part. Il, p. 614. Lacroix est d'un sentiment opposé, et nie même qu'elle ait été rebile (rhesaur r.visi., t. ni, p. m).

(3) Ainsi Lacroix (ibid., p. 201), et Bredeukamp( illgemeiné niblini., t. iv, pp. <r>2 etsuiv.).

U) Prolef.p.91.

j.'i) Cod. du Val., loi. H6, verso.

78 N MOYSTHATIOS

pas ici d'accord avec Barbébrani. Ce qu'il y .1 toutefois de certain, c'est que la rersion arménienne el la rersion lyrfaqoe ne s'a* cordenl |ias ensemble sur tons les points.

Souvent Barhébrssus cite la version arménienne du lirre des Psaumes] mais jamais, que je sache, (•«•lie dos autres litres, lien tant dire de môme de la version copte, qn'il cite sous le nom de version égyptienne, dans

son explication de presque tous les psaumes.

De la manière qu'il la produit, on dirait presque que les Syriens auraient eu une version vulgaire faite sur l'arménienne. En roici un

exemple tiré de son Commentaire sur le

psaume X : Les tépulcre» ouverts de Gagro-

thun ; le texte grec porte : Ln,r Botiet ■ tépulcre ouvert ; l'Arménien Gogort avec Zkopho dans l'un et l'autre, (lj etc. Pourquoi s'arrêter à une pareille dispute sur les points , s'il est question du texte arménien ? C est pour la même raison qu'il discute aussi souvent sur les points du texte grec; mais il est constant par la comparaison qui en a été faite par Hrunsius , que Barhébnsns, lorsqu'il cite le grec. veut parler de la version syriaque faite sur le texte grec (2)

Si l'on me demandait pourquoi il cite le copte et l'arménien dans les Psaumes, tandis qu'il ne les cite jamais dans les autres livres, je trancherai le nœud de celte difficulté au moyen du superbe manuscrit polvglollc Barbérin , marqué du n° lui. Il contient en effet le livre des Psaumes écrit en «inq langues (3). La version copte occupe la

H)Cod du Vat., fol. 82, verso.

(2) Repertorium liir biblisch. und morgeul. Lit. t. \ m, p. 95.

(3) Le lecteur savant trouvera un spécimen, quoique

KVANGtiUQUE. 80

COlonne du milieu, qui est la [dus large, et les autres langMS '•"lit ainsi dis|

l thiop. , | Syriaque, \ Copte, i Arabe, .!;-

me n.

Comme le manuscrit commence par la gauche, il est certain que la version svi

que n'est pas la principale de toutes , mus plutôt la copte, (pu occupe le milieu,qnoiqtja ce manuscrit ait été écrit par nn Syrien . <>u

du moins pour l'usage d un Syrien 1). Il ne

me parait pas invraisemblable de penser que Barhébrsras, en expliquant le lirre des Psanmes, s'esl terri de ce manuscrit : de manière que, presque sans trarail, il ■ pu

consulter , dans presque tous l<s m rseti langues qu'il savait; mais comme cette i source lui manquait dans les autres lin il n'a pu les comparer a\ec le même soin.

Imparfaitement exact, dans la planche insérée dans le loi. (ini. terte, du t. n des Etang. Quadrup. de l'ill lot. BUncbuii nome, 1749 (n 5). Il \ en (murera dm description, p. 629. Ce nunuM lit est digne d être pub ■ du moins d'être consulté en entier. Je l'ai consul différeras endroits, et j'y ai trouvé des variantes di( d'être notées; Peu donnerai uuoudeux exeneptes en pjrl.iiii de la version karkaptiensienne.

( I) Ce <|ui me lait dire cela, ce n'est pus que le syrUque \ soit écrit avec plus de netteté; car les lettres syriaques y sont bien pl<is informes que 1rs autres qu'il a é;é écrit i ar un Syrien , pane que, à la osarf lérieure, il jra une suiic continue de su.lies en svruque et de la même main qui a écrit le texte. Or quel autre qu'un Syrien eût |iu y ajouter ce commentaire? Il t que jusqu'au milieu du Ps. XVHl; et, comme la ma disparu, rongée par la dent du temps, il est três-diilk île a entendre. Voù i cependant, comme exemple, le omiimencernent du PS. \, contre les riches qui o| prin les pauvres : Pourquoi, Seigneur, etc. ; Ceci nous montra la patience de Dieu; loin : Ceci bit allusion au secours et non a la nature. C'est ainsi qu'il explique tout le reste brièvement.

l9i£on3r£ parti*.

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