‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 168 sur 255 · DOCTRINE CALVINISTE · texte numérisé non relu

DOCTRINE CALVINISTE

Extraite en partie des Institutions de Calvin.

1° L'Ecriture sainte est la seule règle de la

foi.

2° Le culte des images est défendu dans l'Ecriture.

3° Le péché originel a détruit la liberté.

4° Dieu a décrété de toute éternité tous les crimes des hommes et ceux des démons.

5° La concupiscence rend l'homme incapable de bien; d'ailleurs, il n'a de liberté ni pour le bien ni pour le mal.

6° La foi, qui emporte la ferme persuasion du fidèle sur son salut, le rend seul participant des mérites de Jésus-Christ. La foi et la justice sont le propre des élus , et sont inamissibles.

7° La pénitence est la conversion du pécheur à Dieu, produite par la crainte salutaire de ses jugements. Il n'est besoin ni de contrition, ni de confession, ni de satisfaction. Les œuvres satisfactoires n'ont aucun mérite; il n'existe ni purgatoire, ni indul-' gences : tout cela anéantit dans l'esprit du chrétien le prix de la rédemption de Jésus- Christ, f,

8° L'intercession des saints est une impiété.

9° La prédestination est la seule cause de la justification, et son défaut la seule de la réprobation. L'élection des fidèles précède loule prévision de leurs œuvres, et aucun péché ne leur est imputable. D'un autre côté, tout ce qui est dit bonnes œuvres souille et n'est digne que d'opprobre. Au reste , les préceptes divins sont impossibles à l'homme.

10" Les moyens extérieurs par lesquels Dieu fait entrer et conserve les élus dans la société de Jésus-Christ ou l'Eglise, sont la prédication de la parole divine et l'administration des sacrements. Les sacrements sont le baptême et la cène : le baptême n'est pas un moyen nécessaire au salut, et les enfants des fidèles morts sans ce sacrement seront sauvés ; dans la cène, les Odèles ne sont unis à la chair de JésUs-Christ que par la foi.

Calvin n'a guère ajouté à la doctrine de Luther que les quatre points suivants:

1° Dieu est l'auteur du péché, et il a, d'une volonté antécédente, prédestiné ou damné les hommes, indépendamment de leurs œuvres.

2* Le Christ est mort pour les seuls prédestinés : il s'est désespéré sur la croix, et dans sa descente aux enfers il a subi les peines des damnés. 3° L'homme déchu, quoique péchant sans coaction, pèche nécessairement ; mais aussi, sa volonté est nécessairement portée au bien par Dieu lui-même. 4° Il n'y a que deux sacrements, qui sont le baptême et la cène : l'un ne sert de rien, l'autre n'est que la figure du corps de Jésus-Christ

(1) Nous nous abstenons de tracer la doctrine du suciiiiaiiisme, attendu qu'il ne se rencontre dans les

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