TOME II
Montaigne et Raymond de Sébonde. — Depuis la colonne 533 où l'on prétend prouver l'unité de Dieu, jusqu'à la colonne G75 où l'on lire encore de la Théologie naturelle les prières pour les morts, on a voulu fonder sur la raison les principales vérités de la religion. Montaigne savait mieux que personne quel immense succès pourrait résulter pour l'incrédulité de la nouvelle mise en scène de ces folles prétentions de la raison, et voilà le véritable motif qui lui fil traduire la Théologie naturelle de Raymond de Sébonde, qui n'était qu'une amorce que l'on pouvait détruire d'un seul coup de dent. Le parti catholique eut l'imprudence de donner dans le piège, en produisant quantité d'ouvrages du même genre , que le philosophisme du xvme siècle ne (arda pas à dévorer, se flattant d'engloutir pour jamais les vérités révélées, avec le fondement ruineux sur lequel on les avait établies. Il est surprenant qu'après une si funeste expérience, la plupart des théologiens catholiques s'aveuglent encore au point de prétendre prouver* par la raison ( à l'aide de purs sophisme» ) des vérités que l'homme n'aurait jamais découvertes sans la révélation. Voir Démonstr. év., t. VI, col. 35; Vil, col. 680 et 707; XII, 9.
Col. GiO et suiv. Exemples explicatif* de la présence réelle. .. — contre l'ubiquité; et les mauvaises comparaisons rapportées ici, Voir n" 14, col. 1003.
Col. 082-et suiv. —L'annotateur, après avoir rapporté la déclaration de 1G82, déplore la transplantation en France des doctrines ul- Iramonlaines, et forme des vœux pour le maintien du gallicanisme. Voir pour l'opinion contraire l'ouvrage de Grégoire XVI, dans le tome XVI, colonne 705.
Bacon et l'abbé Emery, col. 007 et suiv. Discours préliminaire sur Bacon. — Jusqu'à quel point la prévention peut aveugler 1 Les incrédules savaient mieuv juger Bacon que notre sulpicien ; on en aura bientôt la preuve.
Col. 787, 1, 48 : Je crois que l'œuvre du
Saint-Esprit...., quoiqu'elle ne soit liée à aucun moy n particulier dans le ciel et sur la terre, cependant s'accomplit ordinairement par l'a prédication de la pnrole et l'administration des sacrements... Tels sont les moyens plus ou moins efficaces dont Di<u se sert pour opérer et procurer la vocation et la coriversion de ses élus, sans déroger cependant au pouvoir qu'il a, indépendamment de tous ces moyens, d'appeler immé/liatcment par sa
grâce ies hommes dans tous les temps
de leur vie, conformément à son bon plaisir. — Celle doctrine de Bacon, quoique contraire à celle de la masse des théologiens catholiques, est très-rationnelle et s'ha. mouise parfaitement avec les articles de foi qui ont pour objet, soit l'universalité du but de la rédemption, soit la possibilité ordinaire de l'application de ses effets. Le concile de Trente a usé d'une sage réserve sur la question si délicate de la nécessité du grand moyen de salut (Pallavic, Hist. du conc. de Trente, édit. Migne, I. 11, col. 358 ). Voir le n°8.
Col. 788, I. 20 : Cependant, elle ( l'Eglise ) a de plus le droit de les ( les Ecritures ) interpréter ; mais cette interprétation doit être fondée sur les Ecritures elles-mêmes. — Bacon exclut à tort le secours que tire Pligliso delà tradition; plus haut, il fait également abstraction de ce second canal qui nous transmet les volontés divines. Voir n° 4.
Lig. 24 : Je crois qu'il y a une Eglise de Dieti... composée des pères de l'ancien monde, de l'Eglise des Juifs... des hommes qui ne sont pas encore nés et qui sont déjà inscrits dans le livre de vie; qu'il y a aussi une Eglise visible..... — Le pbilosophe anglais confond, sans paraître vouloir le faire, l'âme et le corps de l'Eglise, il ne caractérise bien ni l'une ni l'autre, et il omet dans les liens de l'Eglise visible l'unité de chef, ce qui ne surprend point dans un protestant. Voir n"' 5 et 6.
Lig. 38. Qu'il y a aussi dans les prophètes du Nouveau Testament et les Pères de l'Eglise
une sainte succession — Il est évident que
Bacon veut simuler la doctrine de l'aposlolicité, donl il ne détermine pas et dont, dans son sens protestant, il ne pouvait déterminer le véritable objet, qui est la succession non interrompue des évêques , cl surtout des pontifes romains. Voir n° 5.
Col. 789, 1. 11 : Contradictions apparentes dans les sentiments d'un chrétien. — Cet article, donné sans aucune explication et sans déduction d'aucune conséquence , est plus qu'insignifiant : il est malicieux ; le comte de Maisire le trouve impie.
Col. 803 et suiv. Manière dont les habitants de la nouvelle Atlantide étaient parvenus à la connaissance du christianisme. — Cet articie est un des plus dangereux qui soit sorti d'une plume protestante, par les graves erreurs qui s'y trouvent déguisées d'uno manière étonnamment adroite. On y découvre une prédi-posilion parfaite au discernement et à la lecture de la parole de Dieu sans crainte d'errer, et indépendamment de tout
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ItFVISION DES DEMONSTRATIONS EVANGELftQUES.
minière extérieur : or n'est que l'œuvre immédiate de la grâce ( col. 80i, lin- 58 et suiv.).()n y voit le christianisme établi mm la prédication apostolique, et par le seul secours de la Bible, absolument comme on prétend le propager par le* missions protestantes. On retroure dans le prétendu christianisme vierge la Bible telle que l'ont les anglicans, c'est à-dire sans doute non encore altérée par l'addition des livres qu'ils qualifient d'apocryphes, altération prétendue dont ils accusent l'Eglise romaine. Dans cette Bible miraculeuse étaient contenues, chose étrange! non-seulement l'Apocalypse, mais aussi les autreë parlie» du Xouveau Testament, qui n'étaient pas encore publiées dans ce temps là. Le Saint-Esprit avait sans doute écrit ces livres par anticipation ; attendu que leurs auteurs ne les composèrent pour la plupart que postérieurement à l'époque assignée à ce christianisme ex abrupto. Enfin on y rencontre des prêtres de Jésus- Christ, c'est-à-dire un ministère visible improvisé par la lecture de l'Ecriture sainte, attendant sans doute que Bacon vienne l'attacher à la chaîne de l'apostolicité. Voilà, j'espère, du véritable christianisme anglican que l'estimable abbé Emery aurait dû signaler! Voir n"« 1, 2, 3, 4, 5,6.
Col. 806 et suiv. Traits de religion et de morale renfermés dans la fable de Prométhée.
— « Sous l'apparence (807, I. 5) du double « sacrifice o Ile 1 1 à Jupiter, nous voyons ingé- « nieusement représentée la personne d'un « homme vraiment religieux et celle d'un « hypocrite. » Cet hypocrite est visiblement le catholique romain, avec ses rits purement extérieure, ses cérémonies vaines et stériles, dont les hommes n'enflent et ne chargent que
trop souvent le culte divin lequel l'ail à
Dieu la plus grave injure, en prétendant qu'il les a choisis et prescrits luimém>\ Voir Déni. év. 111, 877 ; IV, 52 et 1047 ; Vlll, 205 ; XIV, 404; XV, 1021.
Col. 810 et suiv. La superstition et le faux zèle contraires aux progrès de la philosophie, et la véritable religion favorable à ses progrès.— L'auleur déclame contre la théologie scolastique, qui, par sa précision, est si propre à dévoiler les vains subterfuges des prolestants. Ce petit article n'esl d'ailleurs qu'un tissu de faussetés qu'il serait trop long de relever. Voir Dém. év"., VI, 1183; XIV, 945. Lig. 51 : voir l' Eclaircissement, II, 96i.
Col. 812. Dangereux effets de la superstition.
— Cette superstition, que l'on fait plus func>le que l'athéisme, n'esl encore que celle des théologiens scolastiqucs du concile de Trente, laquelle a pour sources les cérémonies et tes rits.... les exagérations d'une piété pliai isatque et purement extérieure, un respect outré pour les traditions ; en un mot, (oui ce qui déplaît aux protestants. Ce qu'il y a de plus surprenant, c'esl le sens de la note du savant sulpicien, laquelle je m'abstiens de qualifier. Voir n" 4, et les passages ci-dessus indiqués des Dém. év.
Col. 814. Erreurs sur In volonté de Dieu...
5ol0 libre
— L'auteur y attaque adroitement le arbitre. \ ' i,ir n 7.
Col. 818. Apologie de la science — L'accusation portée contre les théologiens est trop générale pour être vraie. Il est évident d'ailleurs Ojoe I auteur avait dess' in de proroquer adroitement le divorce entre la philosophie et la religion. Il a même eu la témérité d'avancer que la théologie 'il entend par là le chi Miauisme), el inrtOBl la morale, ont toujours nui aux progrès des s< i ms. (Voir sur cet article important la critique sévère, mais bien méritée, du comte J. de Maistre, I. IX de ses œuvres, Examen de la philosophie de Bacon, t. Il, p. 25i, édition de Lyon, 1839). Voir {'Eclaircissement, 11, 972. Voir, pour la conformité de la foi avec la raison, Dém. év., Il, 1295; IV,606et 12t>5; VII, 19 et 63.
Col. 835. Causes finales et causes physiques...
— Bacon, qui ordinairement sait si bien déguiser sa sympathie irrésistible pour l'incrédulité, la dévoile ici d'une manière surprenante, malgré le zèle qu'il semble montrer pour le théisme. 11 prétend faussement que la recherche des causes finales a fait négliger celle des causes physiques, comme si ces causes ne rentraient pas les unes dans les autres, et comme si l'investigation du bul du Créateur n'élail pas plutôt 1 objet de la physique que celui de la métaphysique 1 11 préfère les théories de Démocrilc et d Epicure à celles de Platon cl d'Aristole, par cette raison seulement que les premiers ne s'occupent jamais des causes finales, el que Platon et Aristote s'en occupent sans cesse. « Les causes finales, dit le comte de Maistre (Examen de la philosophie de Bacon, t. Il, p. 179), étant le fléau du matérialisme, les philosophes modernes, dont Bacon est le chef incontestable, n'ont rien oublié pour se débarrasser d'un argument qui gênait si fort les matérialistes el même les philosophes qui, sans élre précisément matérialistes, inclinaient cependant plus ou moins vers les doctrines matérielles. » (Lire sur celte matière tout le chapitre VI du tome II de l'ouvrage précité . où l'auteur prouve que par causes finales Bacon entendait et proscrivait la théologie, la religion, la morale, le spiritualisme, le christianisme el même le théisme.) Voir Dém. év., II, 1015, 130<J; VI, 642; Vlll, 565, 673; IX, 639, 7G5; X, 69 ; XI. 813.
Col. 837. Eloge de la religion, lig. 59. — « Il ne peut jamais y avoir d'excès dans la charité. » La condamnation du quiélisme prouve le contraire : Erravit Cr.meracensis excessu omoris Dei. Bacon, dans le même article, attribue faussement à la boule les effets d'une déplorable monomanie. (Quelle bonté dans les Turcs d'avoir voulu mettre en pièces un orfèvre vénitien, pour avoir seulement mis un bâillon dans le long bec d'un certain oiseau! C'esl une bienveillance aussi anormale que celle dont nous sommes l'objet tous les jours quand nous avons le malheur de pourvoir à notre sûreté en repoussant certains animaux importuns, dont les possesseurs ue la .'eut pas à nous accabler de
HEVISION DES DEMONSTRATIONS EVANGELIQUES.
propos que leur suggère ce genre étrange de bonté. Plus loin, Bacon se jette dans uneautre extrémité en signalant comme constituant le suprême degré de Imperfection, et sansmodilicalif, le désir d'être analhème pour le salut de ses frères, ce qui renverse l'ordre de la charilé : Charitas bene ordinata, disent les théologiens, incipit a scipso. El moi j'ajoute : Jn medio stat vii tus.
Col. 839. La charité chrétienne... — Bacon renouvelle ici l'erreur que la charité n'est pas susceptible d'excès. Elle l'est comme toutes les autres vertus, soit qu'on la considère dans l'un oti l'autre de ses deux objets.
Col. 844. Préférence du bien commun.... — L'auteur revient encore sur le désir d'être effacés du livre de vie, que, selon lui, ont eu quelques saints personnages, si cela devait contribuer au salut de leurs frères. Cela fait voir clairement, comme son analyste le déclare franchement (dans la note de la col. 845), que notre philosophe voulait, ainsi que les humanitaires modernes, un dévouement sans bornes à la chimère progressive qu'ils nomment humanité, et cela en faisant complètement abstraction de toute espérance d'une vie future. L'auteur du Dictionnaire de la philosophie ancienne et moderne, que l'abbé Emery blâme énergiquement dans une note d'avoir pris Bacon pour un hypocrite, un athée, elc, fait preuve en cette matière d'un discernement bien supérieur à celui du bon sulpicien, qui s'est laissé séduire par quelque apparence de christianisme, lesquelles ne sont dans le philosophe anglais ojue de véritables contradictions, ou plutôt de véritables artifices, que ne lardent pas à découvrir ceux qui ont l'habitude de raisonner. Ce charitable abbé s'indigne d'nn tel outrage fait à un homme qui a si fréquemment rendu hommage à la vérité du christianisme : pauvre raison, qui n'en est une que pour ceux qui ne raisonnent pas , et qui fixent leur attention, non sur les choses, mais sur les personnesl Enfin, je n'exprime bien ma pensée qu'en répétant, dans un sens tout opposé, les propres paroles de notre clairvoyant panégyriste : // est vraiment pénible d'avoir à faire de semblables observations.
Bacon (col. 846) ne partage pas le sentiment de Jésus-Christ relativement à la supériorité de la vie contemplative sur la vie active ; car, après a voir donne plusieurs a perçus sur des objets analogues , qui n'ont de commun que le nom ou une certaine apparence, il conclut contre la vie contemplative, que In véritable théologie ne la reconnaît et ne l'approuve certainement pas (lig. (>0 etsuiv.). Voir Déni. év. III, 883.
Col. 848. Moyens honnêtes... — Je m'abstiens de qualifier ce morceau, qui me rappelle si bien la manière de Bayle, dans son Dictionnaire critique; car je pourrais dire, après le comte de Maislre, que le chancelier d'Angleterre y trace les moyens ignobles qu'il a mis en œuvre pour arriver aux honneurs cl à la fortune.
Col. 853. Excellence des œuvres de miséricorde... — Article dangereux contre le culle
extérieur et la vie monastique. Voir Dém. év., III, 877; IV, 52, 1047; Vlll, 205 ; XIV, 404; XV, 1021.
Col. 858. De l'innocence... — Bacon veut ici que ceux qui aspirent à la bonlé, non pas solitaire, mais sociale, s'exposent à tous les dangers de la corruption, se rassurant sur la puissance de Dieu. Ignorait-il cette maxime, dont l'expérience démontre tous les jours la vérité : Qui amat periculum, in illo peribit (Eccli. III, 27)?
Col. 880 et suiv. Conseils donnés au duc de Buckingham... — Le langage que tient ici Bacon ne me surprend nullement ; ce qui m'étonne, c'est que l'abbé Emery l'ait reproduit en publiant le prétendu christianisme d'un philosophe qui adaptait sa croyance aux circonstances, ce qui prouve qu'il n'en avait aucune. La note de la colonne 882 rend la conduite du bon sulpicien tout à fait inexplicable pour moi.
Col. 893. De la théologie. — Cet article renferme de grandes vues, dont la réalisalion perfectionnerait beaucoup celte science. La seule chose qu'il y ait à y reprendre, c'est la négation d'un rit , comme faisant partie des Liens de la communauté chrétienne (col. 899, 1. 1). Voir les citai, ci-dessus indiquées.
Col. 903. Genre des disputes... — L'auteur y fait encore mépris de la discipline.
Col. 907-944. — Il s'agit de la situation et d'un projet de réforme de l'Eglise anglicane. Je ne vois pas pourquoi on attacherait plus de nrix à tout cela qu'aux travaux analogues de Luther, de Calvin, etc. Pourquoi prétendre donner un christianisme de Bacon pour le donner erroné, ce qui ne pouvait être autrement?
Col. 1059 et suiv. — Cet auteur, comme tous les protestants , prétend à tort que toute la religion chrétienne est comprise dans les livres du Nouveau Testament. Voir ce que nous avons dit sur la tradition, n° 4. II ne pouvait, dans ses principes , garantir l'autorité des écrivains inspirés ; aussi ne produit-il en sa faveur que des convenances plus ou moins bien fondées. Voir la nécessité de l'autorité de l'Eglise, n# 5.
Col. 1 113 et suiv. — Lire les notes du traducteur.
Descartes. Col. 1211,1.27 : Il faut croire qu'il y a un Dieu, parce que les saintes Ecritures nous l'enseignent ; et, d'un autre côté , il faut croire aux saintes Ecritures parce qu'elles viennent de Dieu. — Comme Descaries parle ici pour la masse des lidèles, il aurait dû motiver cette double croyance, et la seconde surtout, sur l'aulorité de l'Eglise, selon celte maxime de saint Augustin : Ego Evangelio non crederem nisi me commoveret Ecclesiœ catholicœ auclorilas. Voir le n° 1, et Dém. év., XV, 757.
Col. 1214 et suiv. Je m'abstiens déqualifier les preuves que donne Descartes de l'exi>tencede Dieu, lesquelles l'abbé Para duPhanjas traite de sophismes, dont on peut en effet donner une réfutation rigoureuse, et qui ont fourni une pâture si abondante à la philosophie dévorante du xvin" siècle.
l:l.\l lA DES DEMONSTRATIONS evangeliques.
Col. 1-2'Mi. Note de l'abbé Emery, I. 31 : Le sentiment tir Desrnrtes sur les causes [miles e>t /'■ intmc que celui de Bacon. Cela ne proliférait pas beaucoup en faveur de De c irlei (voir ce que nous avons dit ailleurs) ; mais il n'en est rien : Descartes ne veut pas que l'on scrute l.r.s la science divine pourcher- ChVrà en découvrir les secrets; Bacon veut anéantir foute espèce dert-Taiion de l'homme u\ pc Dieu.
Col. 1314 et suiv. Descurtes explique comment lr< espères du pain et du viit lubtt'tteni dhn* l'Eucharistie après la consécration. — V nir Htuliaristie, n° 14.
Col 1862'. Nous pouvons aimer Dieu par lu seule force de notre nature. 1' L'amour de Di''ti ne peut être méritoire sans la grâce; 1' sans ce secours surnaturel et sans la foi, il est impossible d'aimer Dieu comme auteur de li I éalitude ; 3" on ne peut même aimer Dieu comme auteur bienfaisant de la nature, sans y être porté par la grâce, au moins actuelle. Voir n 7.