‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 177 sur 255 · TOME VIII · texte numérisé non relu

TOME VIII

Racine. Col. 121, note 1 et 2: L'aclion>d'un païen, quoique bonne en soi, ne pouvait être agréable à Dieu, puisque n'ayant pas Dieu pour fin, elle était gâtée dans son origine.... Les actions mêmes qui sont bonnes de leur nature, si elles ne naissent pas de la semence d'une foi véritable, sont des péchés qui readrnl coupables ceux qui les font. — Le poète janséniste ne se trouva point satisfail de semer les erreurs de sa secte dans son pcé'me de/d Grâce, son zèle le porta à expliquer sa théologie dans des notes. Voir, pour la réfutation, n 7.

Col. 127, v. 21:

Grâce qui, pour charmer, a de si doux aitr.iii.~-, Que notre liberté n'y résiste jamais.

La grâce, quelque puissante qu'elle soit, ne neutralise jamais le libre arbitre ; autrement, l'homme n'aurait aucun mérite d'y coopérer. Voir n° 7.

Note 3, 1. G : Le libre arbitre, qui est aveugle, ne fera aucun bien si la grâce pu h ' ■•'

ATIONS EYaNGELIQLES. 1091

fait faire. 11 ne fera aucun bien qui soit méritoire, ou directement dans l'ordre du salut, cela est certain; il ne fera aucun bien qui soit tel de sa nature, cela est f uv. Voir les conditions requises pour qu'une acliou POÏt moralement bonne, n 7.

Col. 12S, v. 11 :

Si la »iâce un moment abandon ic son ca ur. Des dons qu'on a reçus la perle esl assurée.

L'absente de la grâce, même habituel'*, n'entraine pas la perle des vertus que l'on a pu acquérir, quoiqu'elle cause celle des mérites des bonnes teuvres. Voir n* 8.

Col. 129, v. 10:

Oui, l'homme qu'une fois ht fe'ià c a prévenu,

S'il n'est par elle encor conduit et soutenu,

Ne peut, à quelque bien que son ame s'applique...

Mais à ce mol j'entends Crier à l'hérétique.

C'e~l la. dil-on, le jansénisme pur;

Dans ses expressions Luilier est-il plus dur?

Ici l'auteur se juge lui-même. Foir, n* 7, la réfutation de tout ce passade.

Col. 13i, v. 28:

La grâce, dites-vous , vous parait la contraindre (la

literie).

Voir n" 7.

Col. 137, v. 23 : Que sert-il de prier?... — Pour que Dieu incline profondéuieLt notre volonté vers le bien.

Col. 1 VI- 130. — Foir la véritable doctrine catholique sur la prédestinai on cl sur le nombre relatif des élus et des réprourés, n" 8, au Résumé, elc.

TOHI \\.

S i\ ii:n. Col. 15, I. VI : Avec un esprit médiocre, on peut reconnaître dans l'Ecriture que l'auteur de ce livre n'a voulu nous enseigner ni le culte des images, ni l'invocation des saints, ni la transsubstantiation, ni le purgatoire. — Il est impossible qu'un esprit médiocre puisse juger par lui-même, nonseulement de ces du ers objets, mais surtout tic la vérité des Ecritures, et d la nécissité de les prendre pour juges, ce i.u'il faudra t l'aire avant tout, et ce que pe:i cepeudaut ont le loisir et la capacité de faire. Sans le système d'autori'.é, qu'adoptent les proietants tout en le rejetant, le christianisme ne serait accessible qu'à un bien nclil nombre d'adultes. De plus, comment connaître des vérités qui ne sont que de tradition, et dont les protestants eux -mêmes reoonnaisseat plusieurs, telles que le baptême des enfants, la validité ée celui donné par les hérétiques, 1,1 êéfcnse de réitère.- ce sacrement ? Foir, pour la nécessite d'une autorité infaillible, nos |, ;j, o, et pour celle de la tradition,

Col. 17, 1. 20 F« tes (les fourberies) que

sont celles des monasti-rrs. - Comme ce n est ici qu'une pure déclamation sans allégation il l ils. nous nous c «tentons de la signaler.

G»l. 10, no'e 2. \oir le fondement de la doctrine de l'Eglise romaine sur les indulgenees, n* ■ 8.

Coi. i>l, l. bo : La rcliqion naturelle a été o ur conduire les hommes nu sa-

lut. — Telle est la conclusion que tire l'auteur de l'examen de la question de droit sur le salut des païens. A l'expression religion naturelle, qui, en cet endroit, comme en mille autres de mille autres auteurs, ne signifie rien de précis, substituons les vérités de tradition (car la prétendue religion naturelle n'est formée que de tels éléments], et ne craignons point d'affirmer que la divine miséricorde n'a jamais manqué d'attacher des grâces spéciales de salut à ce moyen général qui, plus ou moins altéré, a toujours été à la disposition de tous. Voir n° 8.

Col. 78, 1. 38: ... La religion romaine étahlit un dogme qui choque de front toutes les notions communes... — L'auteur a en vue le dogme de la présence réelle; mais ce dogme offre moins de difficultés à la raison que celui de la Trinité, qu'il admet. Voir n° 14.

Col. 84-86. — Voir, pour la réfutation de cette tirade virulente contre la transsubstantiation, n° 14..

Col. 107. — Voir, pour satisfaire au désir de l'annotateur, et faire justice de la diatribe de notre calviniste contre la présence réelle, n° 14.

Warburton. Col. 513, 1. 43: Les ultramontains, habiles dans le choix des circonstances...— Nous renvoyons, comme toujours, ceux qui aiment les opinions contraires, à l'ouvrage de Grégoire XVI, qui termine le tome XVI. On voit que toute celte dissert, xv est rédigée dans le sens des principes gallicans.

Col. 521, 1.30: ... Une société religieuse abandonnée à elle-même et jouissant de ses droits naturels, est tres-exposée à s'éloigner de la vérité. — Je conçois cela pour l'Eglise anglicane, mais non pour l'Eglise romaine, qui est pourvue d'un centre d'unité et d'une autorité inf lillible. Voir nos 1, 5, G. ► Col. 517-5C4. — Toute la dissertation xv, quoique raisonnée d'une manière générale, semb'e n'avoir pour objet que la légiiim ition de l'Eglise anglicane dans sa prétendue constitution rationnelle. Le traducteur paraît avoir pris à lâche de catholiciser celte constitution, en la rapprochant très-fréquemment de celle de l'Eglise gallicane. Comme annotateur, il n'est point dans mes attributions de prononcer entre les gallicans et les ultramontait» ; toutefois, je dois dire que tout homme qui réfléchira sans passion sera bientôt convaincu de l'incompatibilité des franchises et libertés de l'Eglise gallicane avec un nouvel ordre de choses où il n'y a plus do religion de l'Etat, et où, par conséquent, ces libertés deviennent nécessairement de véritables servitudes pour les catholiques.

Col. 581, 1. 12: S'il est vrai, comme nous avons tâché de le prouver dans le cours de ces dissertations, que, la religion ne saurait subsister longtemps sans le secours du gouvernement civil, on en doit conclure que les missionnaires ont commencé leur ouvrage par où ils auraient (là l'acluver. - 1° Dans l'hypothèse d'une Eglise indéfectible dans sa durée cl infaillible dans son enseignement, la rc-

ligion, pour subsister, n'a nul besoin du gouvernement civil. 2' Pourquoi les missionnaires commenceraient-ils par civiliser les sauvages, au lieu de commencer par les rendre chrétiens; puisque l'on démontre jusqu'à l'évidence, l'histoire à la main, que tous les heureux effets de la civilisation moderne sont les produits du christianisme ?

Littleton. Col. G46, 1. 20 : Il est à regrettert dit l'auteur du Dictionnaire historique, que... jusqu'à assimiler les miracles de V Eglise catholique aux scènes honteuses de saint Médard. — Littleton trace le caractère des miracles de saint Paul; il les fait contraster avec ceux attribués par les jansénistes à l'abbé Paris, lesquels sont empreints du cachet de la fausseté; je ne vois pas ce qu'il y a à regretter en cela. D'ailleurs notre auteur fait connaître (col. 672, I. 6) le motif de la comparaison qu'il a cru devoir établir : Et voilà, dit-il, les miracles que les incrédules n'ont pas rougi de comparer et d'opposer souvent ù ceux de Jésus-Christ et de ses apôtres! C'est la raison qui m'a déterminé à en parler ici. Il est donc clair que la censure du biographe est trop sévère.

Addison et son traducteur. Col. 1103, 1. 20 : On renverra dès là même des milliers de miracles avec ceux de Grégoire-Thaumaturge , de Félix de Noie et de l'ermite Antoine... — Nous aurions pu relever plus d'une témérité de ce genre dans le cours de l'ouvrage; mais nos annotations ont pour objet plutôt l'orthodoxie que la critique. Seulement, nous saisissons celle occasion pour avertir le lecteur de se tenir en garde contre bien des assertions hasardées dans ce traité où l'érudidition est accumulée.

Page 1