TOME VII
Jaquelot. Col. 70, I. 62: C'est peut-être ce que l'Ecriture veut nous faire entendre, quand elle nomme ces méchants des géants... — Il n'est nullement nécessaire de recourir à l'allégorie pour déterminer la signification du mot géants, quand on se reporte aux traditions des plus anciens peuples, qui nenous permettent pas de douter de l'existence de ces hommes extraordinaires dans des temps reculés.
Col. 134,1.32:...// fallait, avant toutes choses, leur (aux Pyrrhoniens) faire sentir l'infirmité de la raison, afin que ce sentiment les portât à recourir à un meilleur guide, qui est la foi. — Ce raisonnement de Payle est péremploire contre les protestants, qui accordent tant à la raison ; aussi l'auteur n'y répond-il rien directement.
Col. 145, I. 15 : Chacun convient aujourd'hui que sans la grâce de Dieu l'homme ne saurait rien faire de bien. — Les catholiques n'en conviennent pas. Voir n° 7.
Col. 149, 1. 10 : // n'est pas fort nécessaire de disputer s'il faut dire que Pierre conserve encore sa foi. — La foi ne se perd pas par la chute dans le péché mortel, mais celle vertu demeure jusqu'à la production d'actes qui lui sont contraires. Voir n° 8.
Col. 151,1.20:... Un homme qui est dans
assurer de son salut, ou il n'est pas possible d'en avoir aucune certitude. — On ne peut jamais, quoi qu'en disent les calvinistes, à moins d'une révélation particulière, avoir la certitude de son salut. De plus, le texte de saint Paul a pour objet la perle de la justification et non celle de la foi. Voir n° 8.
Col. 153, 1. 14 : Pour revenir à la prédestination, on peut conclure que la connaissance la plus certaine qu'on en puisse avoir ne commence qu'au moment que le décret de Dieu
(Trenle-lrois.)
l;l. VISION DKS DLvîONSTU
s'exécute par t'a conversion de telle ou telle personne. — Le pécheur converti ne peut § voir aucune certitude do sa prédestination. D'ailleurs la justice n'est pas inamis-ililc, ainsi que le prétendent faussement les protestants. I'oiY n 8.
TlLLOTION. Col. 2o2, L 58:... Les sociniens ont défendu la ré formation contre les innovations et les altérations de l'Eglise romain»..»; mais je suis fiché (Titre Ijien fondé à dire qu'ils lui ont aussi fourni les meilleures et Us plus fortes armes qu'elle ait jamais eues pour affaiblir et saper l'autorité de l'Ecriture suinte. — L'Eglise romaine u'a rien ni innové, ni altéré, puisqu'elle seule est apostolique. Elle n'avait pas besoin de l'explication forcée et ridicule que donnent les sociniens à certains textes , pour constater la nécessité de la tradition, ou d'une autorité infaillible dans l'interprétation des saintes Ecritures.
Col. 268, 1. 51 :... Rien n'a donné plus de poids aux raisons dont ceux de l'Eglise romaine se servent contre la suffisance et la clarté de l'Ecriture sainte, que l'occasion que les sociniens leur ont fournie... — Les raisons de l'Eglise romaine ont assez de poids sans l'exemple des sociniens; puisque sans la méthode d'autorité la plus grande partie des hommes seraient privés du bienfait de la révélation. Voir n°3 1, 3, k, 5.
Col. 303, 1. 30:... Ce fut pour abolir celte pratique (des sacrifices), et non pour la favoriser, que Dieu voulut bien s'accommoder à leurs préjugés, en ordonnant «ne expiation générale des péchés du genre humain pur ta mort de son Fils.... — Comme il est impossible que la raison humaine puisse découvrirque les sacrifices soient agréables à Dieu, il s'ensuit évidemment que le Créateur les a prescrits dès le commencement du monde, pour être la figure du grand sacrifice de la croix, lequel par conséquent n'a pas été ordonné eu considération des préjugés des païens.