‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 3 sur 255 · ERRATUM · texte numérisé non relu

ERRATUM

M. le comte d'Horrer, dans le passage que nous avons cité en réfutant le docteur Strauss (a la (ni de ce volume), accuse d'athéisme M. Freillgrath; mais l'impartialité nous oblige de constater que celM accusation ne semble pas fondée à M. N. Martin, clans l'examen qu'il a fait des oeuvres de ce p <■• ■ — Voy. N. Martin, Les poêles contemporains de f Allemagne, Ferdinand Freil.giaib.

F.-E. CltSSAY.

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ÉCONOMIE DE LA FOI CHRÉTIENNE

PAR BOLGENI (l) PRÉFACE.

Il est nécessaire de combattre les livres qui répandent dans le public des principes dangereux et des doctrines erronées sur les matières qui regardent la religion sainte de Jésus Christ, afin d'arrêter, autant que possible, le ravage effroyable que leur lecture fait dans les âmes. Mais à l'époque où nous vivons, ces mauvais livres sont si nombreux, et l'on met tant d'ardeur à les propager, que ce serait une entreprise au-dessus des forces humaines d'essayer de les réfuter chacun en particulier; et l'on se ferait illusion, si l'on croya-t pouvoir en arrêter lecours. Néanmoins ne pourrait-on pas trouver une méthode générale pour les réfuter tous dans leur ensemble? Je suis persuadé que cette méthode existe, au moins pour ce qui concerne les ouvrages infeclés des doctrines jansénistes, que l'on répand dans notre siècle avec tant de profusion. Ils reposent tous sur une même base, et ils ont pour fondement une erreur capitale : ce fondement détruit, on verra nécessairement crouler tout l'édilice qu'il supporte, et que les jansénistes ont élevé avec tant d'art, et varié de mille manières, et pour la ma-

tière et pour la forme. Ils corrompent l'économie et la règle de la foi chrétienne, et à la place de celle que Jésus-Christ nous a laissée, ils nous en donnent une monstrueuse, mais qui sert admirablement à établir et à accréditer leurs erreurs.

C'est un devoir pour moi de répondre à mi livre publié à Pavie, en 1789, par M. Jean-Baptiste Guadagnini, archiprètre de Valcamonica, contre un ouvrage que je lis imprimer à Brescia, ayant pour titre Faits dogmatiques. Le présent écrit servira de réponse. Je le diviserai en deux parties, dont la seconde, beaucoup plus courte, répondra au livre de M. Guadagnini. Dans la première, je réfuterai, à mon avis, d'une manière générale, tous les ouvrages mis au jour par les partisans et les défenseurs des doctrines de Jansénius et de Quesnel, en exposant quelle est l'économie et la règle de la foi chrétienne dont s'éloignent les jansénistes, et dont ils ne peuvent que s'éloigner, en soutenant avec opiniâtreté leurs doctrines perverses et funestes.

(1) Voij., à la fin du volume, la biographie de Bolgeni.

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