‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 39 sur 255 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Comme il est presque nécessairement impossible de traiter d'une manière systématique dans un dialogue les opinions qui y sont débattues, il semblerait peut-être qu'on dût trouver, dans le volume que nous offrons ici au public, un exposé synthétique des doctrines des brahmanes. En effet, ma première idée avait été d'abord d'essayer

quelque chose de ce genre; mais de plus mûres réflexions m'ont fait abandonner ce projet. La nature compliquée des systèmes indiens empêche de les traiter légèrement et comme en courant;etd'ailleurs,la traduction du Vislmu Purana, avec les précieuses notes qui l'accompagnent, fait qu'ils ne sont plus désormais inaccessibles à ceux qui veu-

(') M. Morris, qui était encore prolestant lorsqu'il a composé cet ouvrage, s'est converti à la religion catholique en 1840. H

lent les approfondir. Lei renvois et Ici Citations, linii que le glotsaîre, qui se trouvent (Lui- ce volume, le rendront, ou l'espère, snKis.'itniiiciit intelligible au commun des lecteurs, pour peu mon rcoille apporter asvcz d'attention el «le réflexion à îles matières inévitablement difficiles.

A une époque où, par différents sympto se i évèie en Angleterre comme ailleurs l'existence de tendances panihéisliques, le débat qu'on a ici essayé d'engager entre un système panlhéisli .me et le système chrétion pi orra bien n'être pas tout a fait sans pri fil pour ce pays. Hue le lecteur se rappelle, toutefois, que ce livre esi principalement destiné pour l'Inde. Kxposer le système chrétien dans les points où il est en opposition avec le système des brahmanes, et réuni- 'es diverses connaissances qui peuvent é r* utiles au clergé indien dans ses ra; i avec les païens, voila quel a été mou but principal. Ces matières son", je l'espère , eo« .mes au but pour lequel le prix a été ol i. si toutefois mon peu de capacité m'a permis de remplir, même imparfaitement, toute l'étendue du but proposé.

Les passages cités l'ont été pour la plupart dans leur langue originale, parce que les textes originaux sont plus propres qu'une traduction à satisfaire ceux qui sont capables de former un jugement sur les matières qu'on y traite. Il peut arriver que, soit parce qu'on ne connaît pas assez parfaitement la langue, soit par inadvertance ou par la force des préjugés , on défigure, dans une traduction, le sens de l'original; ce qui fait aussi qu'il est plus satisfaisant pour l'auteur comme pour le lecteur de citer les originaux.

On pourrait s'attendre à trouver ici beaucoup d'autres choses qu'on y a volontairement omises. Par exemple, on n'y expose point la nature du système chrétien ni la meilleure manière d'en étudier les preuves, ni jusqu'à quel point on peut l'approprier aux systèmes païens, en réformant leurs rites existants; autant de questions, quelque importantes qu'elles soient, qu'on ne peut traiter avec concision, ainsi que le reconnaîtra pleinement quiconque examinera patiemment ces matières. Une des raisons qui ont fait omettre ces questions, c'est qu'il y aurait évidemment on manque de délicatesse à les traiter devant des païens. C'est en voilant sa majesté, comme l'a fait le Christ , avant de se révéler à eux, que le christianisme doit gagner les hommes. Il faut que des hommes de retraite et habitués à la piété attirent d'abord à eux celle majesté, et ensuite elle leur en amènera d'autres, sur lesquels on pompeux étalage de science n'aurait exercé aucune influence vraiment salutaire.

Les notes et explications (qu'on le remar que bien) n'ont été ajoutées que depuis l'envoi de l'Essai; les renvois seuls, et même pas tous, existaient dans la c pie envoyée aux examinateurs

Il serait mal de terminer celle préface sans exprimer ma gratitude à des amis, à

DEMONSTKATION RVANUELIQI . MOREtl i. . ■■»

I', ide desquels je sens que je .lois I eaucoup, el quoiqu'on doue toujours crainlre de paraître vouloir rendre les antres

blés (lèses propres erreurs, je ne | uis

Dj'euipécber de reconnaître publiquement les services vraiment grands dont ce livr redevable au professeur Wilsou el au Hev Ci Marriott, du collège d'Oriel.

Collège d'Exeler, 20 juin 1M3.

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