A L'ILLUSTRE ORATEUR DE NOTRE-DAME
L'auteur.
$vUact.
Exister, c'est combattre.
Si nous nous décidons à publier ici les premiers travaux que nous avons fait paraître dans les Revues, c'est que nous y avons élé encouragé par un des théologiens les plus illustres du monde calholique, dont nous croyons devoir mettre la lettre sous les yeux de nos lecteurs, parce qu'elle nous servira d'excuse vis-à-vis de ceux qui nous reprocheraient d'attacher trop d'importance aux éludes de notre jeunesse :
« Monsieur l'abbé,
« Avant de répondre à votre (rès-honoréc lettre du 7 décembre, que j'ai reçue le 10 janvier, j'ai voulu, comme c'était mon devoir, lire les deux excellents volumes {Le Christ et l'Evangile) que vous m'avez envoyés , aGn de pouvoir vous en dire mon sentiment.
« Je les ai parcourus avec un extrême plaisir; je suis heureux de pouvoir vous assurer que votre œuvre m'a beaucoup plu, qu'elle m'a causé une sensible satisfaction. Elle m'a fait comprendre que vous êtes vraiment, monsieur, placé au vrai point de vue de la grande controverse qui maintenant agite les nations. En ces jours, le rationalisme et le catholicisme se disputent le monde intellectuel : dans celle question immense, vous avez atteint le point essentiel avec une érudition protonde, une connaissance trèsétendue des ouvrages de nos adversaires, el de ceux de ces braves champions qui ont combattu et combattent encore pour la bonne cause. Vous traitez votre sujet d'une manière heureuse; la doctrine de vos livres
DÉMONST. F.VANGÉl.IQUE. XVIII.
est solide; la forme plaît et attire aussi, .l'en attends avec une vraie impatience la continuation, ces autres parties qui les compléteront et que vous promettez. La discussion de ces points qui doit suivre sera, comme la première, très-intéressante.
« Du fond du cœur je me console avec l'Eglise de ce qu'elle a acquis en vous, aussi bien que dans vos excellents collègues, et en particulier dans le savant M. de Valroger, de valeureux athlètes qui en défendent la cause avec ardeur et avec un succès réel. Je me console avec vous, monsieur, avec vos braves compagnons, qui tous défendez la vérité avec tant de courage. Aussi nombreux que ceux dont nous admirons les travaux, puissent toujours d'autres* surgir encore, comme je ne doute pas qu'ils surgiront du sein de celte France, le berceau de tant de génies, de lant degénéreux défenseurs de la religion et de l'Eglise, qui en sont la gloire la plus belle, l'ornement le plus splendide!
« Je désirerais, monsieur, nue vos divers travaux inséré} et répandus dans le Correspondant , dans les Annales de philosophie chrétienne et dans /' Université catholique, fussent réunis ENSEMHLE DE MANIÈRE A FORMER UN SKDL
coups d'ouvrage. Je crois que, de celte manière, ils deviendraient d'une utilité plus grande et plus universelle.
« Daigne le ciel vous accorder une s.Tiité meilleure et de longs jours, alin que vous puissiez avec un succès de plus en plus heureux continuer à combattre les combats du Seigneur
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