‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 120 sur 305 · DE LA RELIGION CHRÉTIENNE ET CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

DE LA RELIGION CHRÉTIENNE ET CATHOLIQUE

Dieu ayant par sa miséricorde, et par l'adorable profondeur de sa providence, disposé l'esprit du roi à se servir de l'autorité qu'il tient du Ciel pour éteindre l'hérésie dans son royaume, et réunir à l'Eglise ceux de ses sujets qui s'en étaient éloignés, nous ne saurions assez estimer les soins et les ouvrages de tant de grands hommes, qui ont travaillé cl travaillent encore incessamment à éclaircir les vérités que l'erreur avait si fort obscurcies dans l'esprit de nos frères séparés. Comme nous ne pouvons assez déplorer le malheur de ceux qui ferment les yeux à des lumières si vives et si brillantes, et qui embarrassent la religion par des sophisme* volontaires, je les appelle ainsi, parce qu'il est impossible que ceux mêmes qui les produisent n'en aperçoivent la fausseté.

M. l'évoque de Meaux a donné, il y a déjà longtemps, au public, VExposit ton sincère de la foi catholique , ce qui a ouvert les yeux à un grand nombre de personnes qui, ne cherchant que la vérité, ont connu la mauvaise foi de ces faux docteurs qui nous faisaient passer, en préchant à ceux de leur parti.

pour des superstitieux, pour des impies, pour des idolâtres et pour des corrupteurs de la foi et de la morale de Jésus-Cbi ist. Ce trèspieux et très-savant prélat les a (ouverts de contusion ; mais il n'a pas abattu tout leur orgueil, et son excellent ouvrage n'a fail qu'augmenter la haine que les plus entêtes et les plus envenimes de leurs ministres ont conçue contre l'Eglise.

Nous voyons tous les jours paraître des lettres qui, sous le nom de pastorales, ne s,, ut autre chose que des satyres, et contre le soin religieux et paternel que le roi prend du salut de ses sujets, et contre les personnes qui travaillent à la réunion de ceux qui, étant baptisés, nedevraient reconnaître qu'une foi, comme il n'y a qu'un Dieu et qu'un baptême [aux Ephés., ch. IV, 3, V. o. 6 ), qui nous doit tous incorporer à lésns-ChrisI en unité iï<sprit et dans le sein d'une même C^lise.

Ces lettres, prétendues pastorales, ne tendent qu'à troubler les consciences de ceux a qui Dieu a fait la grâce d'ouvrir l'esprit et le cœur pour embrasser la foi catholique, à les tenter, à les exciter à l'apostasie, et à retenir les autres dans l'erreur, tantôt par une fausse ostentation de miracles, que l'auteur de ces dangereuses lettres prétend que Dieu a faits en faveur de leur fausse religion : tantôt par l'énuroération des martyrs et des confesseurs de leur parti : tantôt en dogmatisant que c'est une erreur intolérable de dire que l'on ne puisse se sauver que dans l'unité de ise: laissant ainsi chacun en liberté d'opérer son salut eu quelque communion que ce soit: s'ctanl même porte jusqu'à cette extrémité de justifier l'impiété de Nestorius, et de dire qu'il avait eu raison de ravir à la très-sainte Vierge la qualité de mère de Dieu.

Quoique nous devrions déplorer le malheur dans lequel les emportements de cet auteur le jettent, et que l'aigreur avec laquelle il parle toujours fasse bien voir qu'il n'a a,

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