‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 126 sur 305 · VIE DE PASCAL · texte numérisé non relu

VIE DE PASCAL

COG

être assuré, qu'ils s'étaient abstenus du commerce des femmes : tout cela n'était que des Ggures. L'Eglise qui sait que ses ministres doivent être plus purs et plus parfaits que ceux de l'ancienne loi, a très-sagement ordonné que les prêtres , qui n'ont pas seulement des jours particuliers , mais qui peuvent être tous les jours appliqués à l'autel et au Saint des Saints , soient aussi dans une continuelle et parfaite pureté : outre que le mariage divisant ceux qui sont maries, et partageant leurs soins [En la I. aux Cor. c. VII, v. 32 et suivants) entre Dieu et leurs familles , n'est point un état propre aux prêtres , qui étant entièrement consacrés à Dieu, ne doivent point être embarrassés des affaires séculières.

On fait encore une querelle à l'Eglise catholique touchant les vœux monastiques.

L'on ne peut pas condamner les vœux en général. L'Ecriture sainte est remplie de témoignages qui prouvent que les vœux sont agréables à Dieu. Mais pour les vœux monastiques en particulier, on ne peut les blâmer, qu'on ne condamne la liberté que ceux du peuple de Dieu avaient autrefois de se [Aux Nombr. ch, VI, dans tout le chap.) consacrer à lui par des vœux solennels, et la pratique des Nazaréens. Dans la nouvelle loi les veuves , dont saint Paul fait mention ,

s'obligeaient par vœu à la viduité. ( En la I. à Tim. ch. V , v. 3 , 7 , 11 et 12), Ce qui se faisait saintement dans ces temps apostoliques, s'est fait dans la suite avec plus d'étendue.

Enfin quant au service divin en langue non vulgaire, comme l'Ecriture n'a rien prescrit de précis pour cela , l'Eglise en a la pleine et libre disposition. Ce qu'on allègue de saint Paul ne regarde point la liturgie, mais le don dos langues , que Dieu accordait en ce temps-là pour l'édification des fidèles. Et quand on voudrait appliquer cela à la liturgie, l'Apôtre fournit lui-même la réponse , en disant que, si l'on n'entend pas la langue en laquelle on parle dans l'Eglise , il faut (En la l. aux Cor. lisez tout le ch. XIV), l'interpréter , et que cette interprétation édifie. Or on fait voir dans le système qu'on ne manque point d'interprétation par les instructions pastorales, parles sermons et par les traductions fidèles et approuvées, et de l'Ecriture et dés offices divins.

Après les éclaircissements de cette addition , l'on ne croit pas qu'on puisse accuser l'auteur du système d'avoir rien avancé qui soit éloigné de l'Ecriture; et qu'on ne doive au contraire avouer que toute sa doctrine est conforme àce divin dépôt de la parole de Dieu, et appuyée même formellement sur son témoignage.

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