ADDITION
Quelqu'un ayant vu cet ouvrage après avoir été imprimé, a fait une objection à l'auteur de ce que l'avertissement porte, que tout ce gui est en controverse entre (es catholiques et les protestants rst prouve par l'Ecriture dont on a marqué les endroits dans le texte ; et que cependant il y a des articles pour la preuve desquels l'on n'a cité aucun endroit de l'Ecriture, c'est à savoir la communion sous une seule espèce, les jeûnes, les fêles, le célibat des prêtres, les vœux monastiques, le servicedivinen languevulgaire.
Comme ces articles ne sont que de pure discipline, et que la discipline dépend de ceux qui gouvernent l'Eglise et qui ont droit de paître (S. Jean, c. XXI, 15 et 17), c'est-àdire de conduire (I S. Pierre, c. Y, 2) le troupeau de Jésus-Christ (I Cor., c. XI, 34), de disposer des choses extérieures de la religion, de converser et d'agir dons la maison de Dieu (I Tim., c. III, 15), gui est son lù/lise, l'auteur du système avait cru que celait assez de marquer que l'Eglise avait établi tous ces points de discipline pour l'édification des fidèles. Mais pour fermer la bouche à tous les contradicteurs, voici les preuves de l'Ecriture; quoique par la raison qui vient d'être proposée, elles ne fussent pas nécessaires, et que la tradition jointe à l'utilité spirituelle qui en revienl visiblement à l'Eglise, fût suffisante. Si l'on voulait presser les protestants de prouver par l'Ecriture chaque point particulier de leur discipline , ils se trouveraient fort embarrasses.
Encore que le Fils de Dieu ail institué l'Eucharistie sous les deux espèces, il en parle quelquefois comme étant reçue sous
une seule [S. Jean c. \ I. kS, 50, 51, 52, 59 . il l'a lui-même administrée sous l'espèce du pain seulement S. Lue, c. XXIV, 30, 35 ;
et il parait que les apôtres en ont fait de même [Actes, c. II. \i .
Pour le jeûne, il est difficile de eompn n-t dre pourquoi les protestants querellent : catholiques sur ce point. Toute l'Ecriture pleine de la pratique et des éloges du jeûne, et l'on ne croit pas qu'il soit nécessaire de marquer les endroits où il est recommandé : il y en a trop, et nous ne pourrions les rapporter tous. Si noire jeûne déplaît à nos frères séparés , parce que l'Eglise l'a commandé, qu'ils se souviennent combien de fois il l'a été dans l'ancienne loi (Liv. II des Paralip., c. II, 3; I Esdr. , e. VIII, 21 ; Jonas, c. 111,5). Pourquoi l'Eglise n'aurat-elle pas autant de pouvoir que la synagogue, et pourquoi les pasteurs chrétiens seront-ils moins autorisés que ceux de l'ancienne loi? Si le nombre de quarante jours leur paraît trop affecté , qu'ils nous disent, puisque Jésus-Christ veut que nous suivions son exemple autant que nous le pouvons . pourquoi nous ne jeûnerons pas pendant ee nombre de jours consacré par le jeûne de Notre -Seigneur (S. Matth., c. IV, 2; S. Marc, c. I, 13; S. Luc, c. IV, 2) ? S'ils blâment nos jeûnes des quatre -temps, qu'ils blâment donc ceux qui sont exprimés dans les prophètes (Zach. , c. Vlll, 19;. Enfin s'ils trouvent mauvais que l'Eglise ordonne des jeûnes aux veilles des fêtes selennelles, qu'ils blâment ce que Tobie disait que l'oraison est bonneavec le jeûne (Tob , c. XII, 8). On sait que les fêtes sont instituées pour s'assembler afin de prier Dieu, et l'Eglise a trouvé bon de joindre le jeûne à la prière pour le sanctifier, qui est une expression réitérée dans l'Ecriture (Joël, c. I, li; c. II, 15).
Les festivités sont trop fréquentes dans l'Ecrilure, pour avoir besoin de les remettre en mémoire à nos frères séparés , qui la lisent assidûment : et si les bienfaits temporels que Dieu a départis à son peuple la dédicace du temple de Jérusalem , les victoires signalées et tant d'autres événements singuliers, ont donné occasion aux fêtes de l'ancienne loi, il y a bien plus de sujet de célébrer les mystères de Jésus— Christ , qui tendent tous à notre sanctification, et la mémoire de la très-sainte Vierge mère de notre libérateur, celle des martyrs et des autres saints, qui ont vaincu le monde , et ont remporté sur lui par la grâce de Jesus-Christ de si éclatantes victoires.
Pour le célibat des piètres, on a prouvé par L'Ecriture qu'il est préférable à l'état du mariage : et pour montrer qu'il convient aux prêtres, saint Pauldit : qu'i/ vaudrait [En lai, aux Cor. VII. r.~ ,qut tous fussent comme lui dans le célibat : il était apôtre, e\ éque. prêtre. Ers prêtres de l'ancienne loi s'abstenaient de l'usage du mariage, lorsqu'ils étaient en tour de leur fondions sacrées. Le prêtre Achimélech ne voulut pas donner à manger des pains de proposition , figure île l'eucharistie, à David ni à ceux de sa suite, s-, s
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