I. La création et le déluge étant passés
(I) On ne fient assurément voir dans celle i
qu'une allégorie Ingé use. Mais de ce qu'Homère écrivit
* l'é éuement qu'il raconte,
■ qu'il :i orné «m sujet <le toutes les rlclie
m, on aurait grand ton de conclure que ce n'e i en lui mêm - quui : que ïroic n'a ras
(cdjl. de M
et Dieu ne devant plus détruire le monde non plus que le créer, ni donner de CCS grandei marques de lui.il commença d'établir un peuple sur la terre, formé exprés, qui devait durer jusqu'au peuple que le Messie formerail par son esprit.
II. Dieu voulant faire paraître qu'il pouvait former un peuple saint d'une sainteté invisible, et le remplir d'une gloire éternelle, a fait dans les biens de la nature ce qu'il devait faire dans ceux de la grâce ; afin qu'on jugeât qu'il pouvait faire les choses invisibles, puisqu'il faisait bien les visibles. Il a donc sauvé son peuple du déluge dans la personne de Noé, il l'a fait naître d'Abraham , il l'a racheté d'entre ses ennemis et l'a mis dans le repos.
L'objet de Dieu n'était pas de sauver du déluge et de faire naître d'Abraham, tout un peuple, simplement pour l'introduire dans une terre abondante ; mais comme la nature est une image de la grâce, aussi ces miracles visibles sont les images des invisibles qu'il voulait faire.
III. Une autre raison pour laquelle il a formé le peuple juif, c'est qu'ayant dessein de priver lès siens des biens charnels et périssables, il voulait montrer, par tant de miracles, que ce n'était pas par impuissance.
Ce peuple était plongé dans ces pensées terrestres que Dieu aimait leur père Abraham, sa chair et ce qui en sortirait ; et que c'était pour cela qu'il les avait multipliés et distingués de tous les autres peuples, sans souffrir qu'ils s'y mêlassent : qu'il les avait retirés de l'Egypte avec tous ces grands signes qu'il fit en leur faveur; qu'il les avait nourris de la manne dans le désert; qu'il les avait menés dans une terre heureuse et abondante; qu'il leur avait donné des rois et un temple bien bâti, pour y offrir des bétes et pour y être purifiés par l'effusion de leur sang, et qu'il devait leur envoyer le Messie pour les rendre maîtres de tout le monde.
Les Juifs étaient accoutumés aux grands et éclatants miracles ; et n'ayant regardé les grands coups de la mer Rouge et de la terre de Chanaan que comme un abrégé des grandes choses de leur Messie, ils attendaient de lui encore des choses plus éclatantes, et dont tout ce qu'avait fait Moïse ne fût que l'échantillon.
Ayant donc vieilli dans ces erreurs charnelles, Jésus-Christ est venu dans le temps prédit, mais non pas dans l'éclat attendu; et ainsi ils n'ont pas pensé que ce fût lui. Apres sa mort, saint Paul est venu apprendre aux hommes que toutes ces choses étaient arrivées en ligures, que le royaume de Dieu n'était pas dans la chair, mais dans l'esprit ; que les ennemis des hommes n'étaient pas les Babyloniens, mais leurs passions : que Dieu ne se plaisait pas au\ temples faits de la main des hommes, mais dans un cœur pur et humilié ; que la circoncision du corps était inutile, mais qu'il fallait celle du co-iir. cl. .
IV. Dieu n'ayant pas voulu découvrir ces choses à ee peuple qui en était ind
ayant voulu néanmoini 1rs prédira ftfln
DEMONSTRATION ÊVANGÉUQUE.
qu'elles fussent crues, en avait prédit le temps clairement , et les a\ ait même quelquefois exprimées clairement ; mais ordinairement en figures, afin que ceoi qui aimaient les choses i figurantes s'i arrêtassent, et que cenxqni aimaient les ' lilMJI les y rissent C ail ce qui a Eut qu'an temps du Ifeasie les peuples se - < • i» i partagés : les spirituels l'ont reçu; et les charnels, qui l'ont rejeté, sont demeurés pour lui ser\ ir de témoins.
V. Les Juifs charnels n'entendaient ni la grandeur ni l'abaissement du Messie, prédit dans leurs prophéties. Ils l'ont méconnu dans sa grandeur : comme quand il est dit que le Messie sera seigneur de David, quoique son fils ; qu'il est avant Abraham, cl qu'il 3 l'a vu. Ils ne le croyaient pas si grand qu'il fût de toute éternité; et ils l'ont méconnu de même dans son abaissement et dans sa mort. Le Messie, disaient-ils, demeure éternellement, et celui-ci dit qu'il mourra. IN ii" le croyaient donc ni mortel ni éternel : ils ne cherchaient en lui qu'une grandeur charnelle.
Ils ont. tant aimé les choses figurantes et les ont si uniquement attendues, qu'ils ont méconnu la réalité quand elle est venue dans le temps et en la manière prédite.
VI. Ceux qui ont peine à croire en cherchent un sujet en ce que les Juifs ne croient pas. Si cela était si clair, dil-on, pourquoi ne croyaient-ils pas? Mais c'est leur refus même qui est le fondement de noire croyance. Nous y serions bien moins disposés , s'ils étaient des nôtres. Nous aurions alors un bien plus ample prétexte d'incrédulité et de défiance. Cela est admirable de voir des Ju. grands amateurs de choses prédites, et grands ennemis de l'accomplissement, et que celte aversion même ait été prédite!
VIL 11 fallait que, pour donner foi au Messie, il y eût des prophéties précédentes, et qu'elles fussent 'portées par des gens non suspects et d'une diligence, d'une fidélité et d'un zèle extraordinaire et connu de toute la terre.
Pour faire réussir tout cela. Dieu a choisi ce peuple charnel auquel il a mis en dépôt les prophéties qui prédisent le Messie comme libérateur et dispensateur des biens cliariu N que ce peuple aimait : et ainsi il a eu une ardeur extraordinaire pour se- prophètes, et a porte à la vue de tout le monde ces livres OÙ ce Messie est prédit : assurant toutes les nations qu'il devait venir et en la manière prédite dans leurs livres, qu'ils tenaient ouverts à tout le monde. Mais étant déçus par l'a\enement ignominieux et pauvre dn Messie.
ils ont été ses plus grands ennemis. De sorte.
(I) C'est-à-dire tel choses charnelles qui sentaient de figures.
' (i) Cest-a-din tel vérités spirituelles figurées parles chost .s charneUs*.
(5) Ce dernier qu'il leurrait eire équivoque .s'il déterminé p.ir les textes évaiigéliques nue l'auteur ■ . en vue. «Abraham, votre père, dii Jésui-Chrisi,
irdetu de Noir mon jour, il l'a vu, ci i! «n-
n r«t, jVtai*.» (Jean, vin, imu Abraham qui a n Ifdii
PENSÉES DE PASCAL
que voilà le peuple du monde le moins suspect de nous favoriser qui fait pour nous, et qui, par le zèle qu'il a pour sa loi el pour ses prophètes, porte et conserve avec une exactitude incorruptible, et sa condamnation et nos preuves.
VIII. Ceux qui ont rejeté et crucifié Jesus- Christ, qui leur a été en scandale, sont ceux qui portent les livres qui témoignent de lui , et qui disent qu'il sera rejeté en scandale. Ainsi ils ont marqué que c'était lui en le refusant; et il a été également prouvé et par les Juifs justes qui l'ont reçu, et par les injustes qui l'ont rejeté : l'un et l'autre ayant été prédits. , , .
C'est pour cela que les prophéties ont un sens caché, le spirituel, dont ce peuple était ennemi, sous le charnel qu'il aimait. Si le sens spirituel eût été découvert, ils n'étaient pas capables de l'aimer ; et ne pouvant le porter, ils n'eussent pas eu de zèle pour la conservation de leurs livres et de leurs cérémonies. Et s'ils avaient aimé ces promesses spirituelles , et qu'ils les eussent conservées incorrompues jusqu'au Messie, leur témoignage n'eût pas eu de force, puisqu'ils en eussent été amis. Voilà pourquoi il était bon que le sens spirituel fût couvert. Mais, d'un autre côté, si ce sens eût été tellement caché, qu'il n'eût point du tout paru, il n'eût pu servir de preuve au Messie. Qu'a-t-il donc été fait? Ce sens a été couvert sous le temporel dans la foule des passages, et a été découvert clairement en quelquesuns : outre que le temps et l'état du monde ont été prédits si clairement, que le soleil n'est pas plus clair. Et ce sens spirituel est si clairement expliqué en quelques endroits, qu'il fallait un aveuglement pareil à celui que la chair jette dans l'esprit, quand il lui est assujetti, pour ne pas le reconnaître.
Voilà donc quelle a été la conduite de Dieu . Ce sens spirituel est couvert d'un autre en une infinité d'endroits, et découvert en quelques-uns, rarement, à la vérité, mais en telle sorte néanmoins, que les lieux où il est caché sont équivoques et peuvent convenir aux deux : au lieu que les lieux où il est découvert sont univoques, et ne peuvent convenir qu'au sens spirituel.
De sorte que cela ne pouvait induire en erreur, et qu il n'y avait qu'un peuple aussi charnel que celui-là qui pût s'y méprendre.
Car quand les biens sont promis en abondance, qui les empêchait d'entendre les véritables biens, sinon leur cupidité, qui déterminait ce sens aux biens de la terre ? Mais ceux qui n'avaient des biens qu'en Dieu, les rapportaient uniquement à IDieu ; car il y a deux principes qui partagent les volontés des hommes, la cupidité et la charité. Ce n'est pas que la cupidité ne puisse demeurer avec la foi, et que la charité ne subsiste avec les biens de la terre. Mais la cupidité use de Dieu et jouit du monde; et la charité, au contraire, use du monde et jouit de Dieu.
Or la dernière fin est ce qui donne le nom aux choses. Tout ce qui nous empêche d'y arriver est appelé ennemi. Ainsi l<s créatures,
PfcHO.IST. EVANO- 10
quoique bonnes, sont ennemies des justes, quand elles les détournent de Dieu; et Dieu même est l'ennemi de ceux dont il trouble la convoitise. •
Ainsi, le mot d'ennemi dépendant de la dernière fin, les justes entendaient par là leurs passions, et les charnels entendaient par là les Babyloniens : de sorte que ces termes n'étaient obscursque pourles injustes. Et c'est ce que dit Isaïe : Signa legem in discipulis meis (Is., VIII, 16); et que Jésus- Christ sera pierre scandaleuse (Ibid., ik). Mais bienheureux ceux qui ne seront point scandalisés en lui (Matth., XI, 16). Osée le dit aussi parfaitement : Où est le sage, et il entendra ce que je dis ; car les voies de Dieu sont droites ; les justes y marcheront, mais les méchants y trébucheront (Osée, XIV, 10)?
Et cependant ce testament fait de telle sorte, qu'en éclairant les uns, il aveugle les autres, marquait, en ceux mêmes qu'il aveuglait, la vérité qui devait être connue des autres; car les biens visibles qu'ils recevaient de Dieu étaient si grands et si divins, qu'il paraissait bien qu'il avait le pouvoir de leur donner les invisibles et un Messie.
IX. Le temps du premier avènement de Jésus-Christ est prédit; le temps du second ne l'est point (1), parce que le premier devait être caché ; au lieu que le second doit être éclatant et tellement manifeste, que ses ennemis mêmes le reconnaîtront. Mais comme il ne devait venir qu'obscurément et pour être connu seulement de ceux qui sonderaient les Ecritures, Dieu avait tellement disposé les choses, que tout servait à le faire reconnaître. Les Juifsjle prouvaient en le recevant; car ils étaient les dépositaires des pr< phéties ; et ils le prouvaient aussi en ne le recevant point, parce qu'en cela ils accomplissaient les prophéties.
X. Les Juifs avaient des miracles, des prophéties qu'ils voyaient accomplir ; et la doctrine de leur loi était de n'adorer et de n'aimer qu'un Dieu : elle était aussi perpétuelle. Ainsi elle avait toutes les marques de la vraie religion : aussi l'était-clle. Mais il faut distinguer la doctrine des Juifs d'avec la doctrine, de la loi des Juifs. Or la doctrine des Juifs n'était pas vraie, quoiqu'elle eût les miracles, les prophéties, cl la perpétuité ; parce qu'elle n'avait pas cet autre point de n'adorer et de n'aimer que Dieu.
La religion juive doit donc être regardée différemment dans la tradition de leurs saints et dans la tradition du peuple. La morale et la félicité en sont ridicules dans la tradition du peuple; mais elle est incomparable dans celle de leurs saints. Le fondement en est
(1) Au lieu de la négation absolue , l'auteur aurait pu dire ne l'est pas aussi clairement ; car 1rs trois temps et demi de naniel (nan., vu, 25; et xn, 7), et les quarantedeux mois de S. Jean ( tpoc. XI , 2 ; et Xtll , S) paraissent conduire là , suivant les théologiens. M.iis que signifient, ces temps cl ces mois , c'est ce que l'Ecriiure ne dit pas.' Jésus-Christ annonce aussi tes signes qui | recéderont latin du monde, el d ajoute : «Lorsque vous verrez toutes' ces choses, sachet que Pila de l'homme esl prétr.n (vattli. XXIV, 5?, MM Mil. 29, UU Wl 51 ) (rdit.d, 17*7;.
(Ytnyl-quatre.)
admirable. C'est lo pin- ancien liv re «lu noni le plus authentique; ci aa lieu a
Dur faire subsister le »ien« a <léfendu de lel e, pour faire subsister le
sien, a 01 1 tout le ■ !<■ lire.
\l. La religion juive est toute divine > ) autorité, dans sa durée, dan luité, dans sa moral' conduite, 1!.
sa doctrine, dans g . etc. EJle
formée sur la r ince de la vérité du
Messie ; et la vérité du Messie a été reconnue par la religion des Juifs, qui en était la ligure.
Parmi les Juifs, la venle n était qu'en figure Dans le ciel, elle est découverte. Dans l'Eglise, elle est couverte, et reconnue par le à la figure. La figuré a été faite sur la vérité, et la vérité a été reconnue sur la figure.
XII. Qui jugera de la religion des Juifs par les grossiers la connaîtra mal. Elle est visible dans les saints livres cl dans la tradition des pr phètes, qui ont assez fait voir qu'ils n'entendaient pas la loi à la lettre. Ainsi notre religion te dans l'Evangi-
le, les apôtres et la tradition ; niais elle est ton1 rée dans ceux qui la traitent mal.
Xll. Les Juifs étaient de deux sortes. Les uns n'avaient que ies affections païennes, les a ulres avaient les affections chrétiennes. Le Messie, selon 1 s Juifs charnels, doit être un 1 orcl. Selon les chrétiens
charnels, il est venu nous dispenser d'aimer Dieu, et nous donner des sacrements qui opèrent tout sans nous. Ni l'un ni l'autre n'est la religion chr ni juive. Les vrais
Juifs et les vrais chrétiens ont reconnu un Messie qui les ferait aimer de Dieu, et par amour, triompher de leurs ennemis.
XIV. Le voile qui est sur les livres de l'Ecriture pour us Juifs y est aussi pour les mauvais chrétiens, et pour tous ceux qui ne se haïssent pas eux-mêmes. Mais qu'on est bien disposé à les entendre et à connaître Jésus-Christ, quand on se hait véritablement soi-même !
XV. Les Juifs charnels tiennent le milieu entre les chrétiens et les païens. Les païens 11e connaissent point Dieu et n'aiment que la terre. Les Juifs connaissent le vrai Dieu et n'aiment que la terre. Les chrétiens conn sent le. vrai Dieu et n'aiment peint la terre. Les Juifs cl les païens aiment les mêmes biens. Les Juifs et les chrétiens connaissent le menu" Dieu.
XVI nt un peuple fait ex-'
5 n in au Messie. 11
1 I lime, et rtc les entend il. ; tout cela est prédit; car il esl dit que les jugements de Dieu 1 ur sont co::l! ■ un li * re scellé.
T Midis que les prophètes ont été pour mainir la loi, le peuple a été négligent. M depuis qu'il n'y a pins eu de prophète, le accédé; ce qui est une providence ad- , XVII. La création du monde commençant a pourvu d'un histori t a COI i tout un peuple
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un chose si néci ir, cl qu'on n
savoir que par là.
XVIII [ |e bomi
1 lair. Donc, s'il eût eu dessi in d<- iro . il eût 1 qu'on n ' ûl pu (e
convaincre de tro • ' •
-il eût débit eût point eu de Juif qui n'en < ût pu tic l'imposture.
Pourquoi, par exemple, a-t-il fait la vides ne, et si peu
de générations ? Il eût pu us une
multitude de générations il ne le | m-
année-., mais la multitude des ^énéi qui rend les rhos 1res.
La vérité ne s'altère que par le changement l.ommes. Et cependant il met deux cholus mémorables qui se soient imaginées, savoir, la création et le si proches, qu'on v touche par le peu qi
liions. De sorte qu'au temps où il écrivait ces choses, la mémoire devait encore en être toute récente dans l'esprit de tous les Juifs.
, quia vu Lamech, qui a vu Adai \u au moins Abraham; et Abraham a \ u Jacob, qui a vu ceux qui ont v u Moïse. Donc le déluge et la création sont vrais. Cela conclut entre de certaines gens qui l'entendent bien.
La longueur de la vie des palriai lieu de faire que les bistoi er-
ent, servait au c Car ce qui fait que l'on n assez instruit dans l'histoire d c'est qu'on n'a jamais guère v< qu'ils sont morts souvent avant que l'on eût atteint l'âge de raison. Mais lorsque les hommes vivaient si longtemps, les enfants vivaient longtemps avec leurs péri qsi ils les entretenaient longtemps. Or de quoi I s eussent-ils entretenus sinon de l'histoire de leurs ancêtres; puisque toute 1!
était réduite à celle-là. et qu'ils n'avaient ni les sciences ni les arts qui ut une grande partie di \ ie '.' Au l'on \ oit qu'en ce temps-là les peu; un soin particulier de conserver leurs généaas.
XIX. Plus j'exa:. ine les Juifs, plu» j'y trouve de vérités; et celle marque qu'ils
' sans prophètes ni roi, et qu'étant ; ennemis ils sont d'admirables témoins de la vérité de ces prophéties où leur vie et leur I même esl prédit. Je trouve en celte enchâssurc celle rcligb m toute dtvw
. . torîlé, dan» s.i dui péli iconduil
■ -a mon 1:' ir, qui, rtyânl « lé prédit durant quai . I venu souffrir et mourir pour 1 ans les temps et dans loti circonstances qui on ont été prédi
PENSEES DE PASCAL
cependant avec joie, soit dans les biens qu'il lui plaît de me donner, soit dans les maux qu'il m'envoie pour mon bien , et qu'il m'a appris à souffrir par son exemple.
Dès là je réfute toutes les autres religions : par là je trouve réponse à toutes les objections. Il est juste qu'un Dieu si pur ne se découvre qu'à ceux dont le cœur est purifié.
Je trouve d'effectif que depuis que la mémoire des hommes dure, voici un peuple qui subsisteplus ancien que tout autre peuple. îl est annoncé constamment aux hommes qu'ils sont dans une corruption universelle, mais qu'il viendra un Réparateur : ce n'est pas un seul homme qui le dit, mais une infinité et un peuple entier prophétisant durant quatre mille ans.