‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 227 sur 305 · TU · texte numérisé non relu

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en accord, si on cherche la vérité mist h or st ou le contention f Opuscules de Calvin, />. 17.il . Kl plus particulièrement le gros volume

d'Hospinicn de l'Histoire sacramcutaire,dont

il suffira de rapporter ici la conclusion.

Ce sont à peu près les principale! choses qui sont venues à ma connaissance, et qui se sont passées depuis l'année 1517 jusqu'à présent, c'esl-a-dire , durant l'espace de 85 ans entre les luthériens, ubiquitaires, les suiagliens, les calvinistes et les papistes, dans la funeste contestation et le triste combat sur le sacrement de la (eue du Seigneur. D'où il me semble en premier lieu , qu'il parait évidemment combien il est né de ces petits commencements, de grandes contestations, et querelles, et haines, et combats, et troubles parmi les réformés et les Eglises purgées des ordures de la papauté. Ensuite, que beaucoup de savanlshommes et d'ailleurs fort pieux se sont souvent emportés au delà des bornes, par l'ardeur et le désir de combattre et de vaincre, comme des hommes faibles qui peuvent errer, se tromper et être trompés ; et conséquemment que leur autorité ne doit pas être préférée au consentement perpétuel de toute l'Eglise ancienne et orthodoxe, ni leurs écrits être tenus pour la règle de sa doctrine. En troisième lieu, que les magistrats politiques sans avoir épargné ni leurs biens ni leurs peines, ont tenté toutes les voies pour bannir de l'Eglise ce fatal et malheureux schisme; mais que tous leurs pieux efforts ont été violemment accrochés par des théologiens emportés et contentieux. Enfin, quelle des parties a refusé sa paix, ou l'a rompue la première? ou qui des théologiens, ou des princes et des politiques ont été les plus modérés ? Dieu tout bon et tout grand veuille que celte division soit entiu bannie de l'Eglise, et qu'étant ensemble participants de la paix acquise par Jésus- Christ, nous entretenions aussi parmi nous la paix de la terre, qui est le gage certain de la paix du ciel, afin que nous puissions dans le besoin opposer de plus grandes forces aux ennemis communs de la vérité (1).

Le môme auteur, en l'année 1G07, a publié un autre gros volume appelle concerdia discors, la concorde discordante, qui fait voir combien avaient été" inutiles d'autres efforts, faits encore depuis pour lâcher de réunir ces différentes opinions par un prétendu formulaire de concorde, qui allait à ébranler les plus solides fondements de la religion chrétienne. Voici ses paroles dans la préface de ce dernier ouvrage, page 13.

Riais comme nous avons décrit dans la première et seconde partie de notre Histoire sacramentaire, les premières guerres, et les premiers combats qui se sont donnés sur la matière de l'Eucharistie; la dernière guerre aussi que Brentius et Schmidlinus ont renouvelée pour la canonisation de l'ubiquité , et qui jusque aujourd'hui se continue avec de grandes forces et de grands efforts, dans la-

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quelle ce formulaire de la concorde, comme une puissante cl terrible machine, insulte et ébranle sans cesse la créant -• cl li do< truie orthodoxe qui regarde principalement la personne de Jésus-Christ cl la sainte cène, a été par nous rapportée dans ce livre, oà les erreurs et les faux dogmes de ce formulaire, qui sont contraires a la sainte Ecriture, aui symboles orthodoxes) et a toute l'antiquité, et à la confession même d'Augsbourg; ses contradictions aussi, ses condamnations injustes, et (elle manière non jamais auparavant pratiquée dans I Kglise de Jésus-Christ, que ses auteurs ont suivie, pour le dresser, faire signer et publier, sont étalées et mises en vue, pour obliger également les lecteurs du siècle présent el des siècles à venir, afin que de là ils poissent connaître et discerner laquelle des deux parties a soutenu la meilleure et la plus juste cause.

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