ACTE PREMIER
FERNAND, hu.
Il y a une lettre dans le livre.
Marthe dépose le livre sur la table et va rejoindre madame de Poiitferrand, Clarisse et AnJrd qui sortent.
FERNAND, à part.
Elle laisse là ce livre, sachant qu'il contient une lettre. E-st-ce du dédain, de l'audace ou de la prudence? Veut-elle que je le reprenne, ou va-t-elle revenir le chercher? Nous verrons bien.
Pendant ce temps, Dcniso a rangé les partitions, fermé le piano, sans regarder du côte de Fcrnand et sans paraître savoir qu'il est là. Fernand a l'air de ne pas la voir et se tient devant la cheminée, comme s'il se chauffait les pieds, e i tournant do temps en temps la léte du côté du jardin. Denise, qui a fini de ranger, se dirige vers la porte «ans regarder du côté de Fernand. Brissot entre.
FERNAND
Bonjour, mon cher monsieur Brissot.
BRISSOT
Bonjour, mon ami.
DEN'SE, à Brisiot.
Bonjour, mon père.
C'est \Tai, je ne t'ai pas encore vue d'aujourd'hui.
(Denise se dispose à sortir.) Ou VaS-lU? DENISE.
Mademoiselle de Bardannes va monter à cheval tout à l'heure. Elle s'habille, je vais voir si elle n'a besoin de rien.
BRISSOT
Va, va, tu n'auras jamais trop d'attentions pour elle. (Il embrasse Denise, qui sort.) J'oubliais qu'il j a une partie d^" cheval pour ce matin ?
i» DENISI
FERNAND
Est-ce que vous venez avec nous?
BRISSOT
Non, il faut que je fasse une ronde dans les raffineries et dans les haras avant de montrer tout notre établissement à M. Thouvenin. Je cherche même M. le comte pour lui demander...
THOUVENIN, entrant sur cet derniers motf.
M. de Bardannesest là, dans le jardin. Il accompagne M. de Pontferrand jusqu'à la grille. J'ai déjà jeté un coup d'œil sur vos travaux, monsieur Brissot; je vous fais mes compliments bien sincères. Vous vous êtec mis vite au courant.
BRISSOT
J'ai fait de mon mieux, et c'est si facile de bien faire quand on aime les gens pour qui on fait quelque chose.
Vous aimez le comte?
BRISSOT
Gomme j'aimerais mon fils, si j'en avais un.
Il Mrt.