ACTE PREMIER
particulièrement nerveuse aujourd'hui, madame de Thauzeti^e et Fernand sont des cavaliers consommés, mais un peu casse-cou, voulez-vous que je dise k mon père, qui est aussi bon cavalier qu'eux, mais très prudent, de monter à côté d'elle et de ne pas la quitter?
ANDP.É.
Je vous en prie. Mademoiselle, et permettez-moi de vous serrer la main... (ii lui prend la main.) de vous dire combien je suis heureux de sentir une personne comme vous auprès de ma sœur, et de vous assurer de ma grande estime et de ma sincère reconnaissance. Dès aujourd'hui, je suivrai votre conseil et je causerai avec Marthe. Priezla de descendre me parler quand elle sera revenue de sa promenade.
Denise salue et lort.
THOUVENIN, à André.
Ah! par exemple, on peut dire que voilà une charmante fille.
ANDRÉ
Oui... oui...
MADAME DE THAUZETTE, entrant en amazone.
Bonjour, mon cher comte, (a Thouvcnin.) Bonjour, Monsieur, est-ce que vous êtes des nôtres?
TnOUVENIN.
Non, je vais inspecter des travaux ({ue j'ai conseillé & M. de Barv:^annes de faire.
ANDRÉ
Oui, chère Madame. C'est Thouvcnin, qu« sait tout, qii' ,au moment oùje me croyais ruiné et où j'allais vendre mes terres, me les a transformées, m'a appris à aimer la nature, à Iravailler avec elle, et m'a rendu ainsi le bien-être matériel et moral. Je ne sais même piu^) qu'il y
a une grande ville qu'on appelle Paris. Voilà pourquoi vous êtes forcée de quitter cette grande ville quand vous avez envie de revoir un ancien ami. ^
MADAME DE THAUZETTE.
Et je ne le regrette pas. L'ami est bon et la maison est bonne.
J'ai l'honneur de vous présenter tous mes respects, Madame.
Elle lui tend la main.