ACTE PREMIER
une a'itre affaire. Ce que je sais de ses aventures, je le f,a\s par d'autres, et il est même convaincu que je les ignore. Du reste, il paraît se calmer depais que'que temps. Il est beaucoup plus rangé, beaucoup plus sérieux, nous sommes plus souvent ensemble. C'est qu'il r^ vingtsept ans, il n'y a pas à dire. Avec vous, qui avex été son camarade de collège, impossible de triclier! Je me suis mariée à dix-huit ans, j'ai eu Fernand tout de suite, bien entendu : calculez, dix-huit ans que j'avais : vingt-sept qu'il a, un an pour le mettre au monde, tout compris, ça méfait quarante-six ans.
ANDRÉ
Vingt-trois ans le matin : vingt-trois ans le soir.
MADAME DE THAUZETTE.
Ce n'est pas mal, ça!... Ah! mon chapeau me serre un
peu. (Elle se regarde dans la glace.) C'cSt drôle, IcS chapCaUX
d'homme, ça ne va bien qu'aux femmes! Voyons, parlons de nos choses sérieuses.
ANDRÉ
Je vous écoute.
MADAME DE THAUZETTE.
Mais, c'est qu'elles sont très sérieuses et tout à fail entre nous. Vous me promettez le secret?
ANDRÉ
Je vous le promets!
MADAME DE THAUZETTE.
Parole !
Parole!
MADAME DE THAtîZ'E'T'ifH:.' '
Les personnes dont il va être parle? ignorent absolu-
ment, absolument, la démarche que je fais auprès de ▼ous : et si cette démarche n'aboutit pas, il est inutile qu'elles en soient informées.
ANDRÉ
C'est dit
MADAME DE THAUZETTE.
Voulez-vous marier Marthe?
ANDRÉ
Avec qui?
MADAME DE THAUZETTE.
Avec Fernand.
ANDRÉ
Voilà ce que vous appelez être sérieuse?... Non!
MADAME DE THAUZETTE,
Pourquoi?
ANDRÉ
Parce que.
Qu'est-ce que Fernand a donc fait?
ANDRÉ
Beaucoup de choses.
MADAME DE THAUZETTE.
Citez-en une!
ANDRÉ
Pourquoi s'est-il battu avec M. de Fulvières ?
MADAME DE THAUZETTE.
Vous vouliez peut-être que Fernand acceptât ce que M. de Fulvières avait dit sur son compte. Il a reçu un bon coup d'épés^M, (Je Fulvières, et il a eu ce qu'il mentait. . .