SCÈNE IV MARTHE seule, puis F E UN AND
s peine Marthe est-elle seule qu'elle va au piano et se met à jouer fiëvreuseinciit. Puis tout à coup elle s'arrête, tire un petit portefenilie le sa poclic, regaiJe si personne ne vi.nt et se met à écrire sur ses geccu en se courbant le plus possilile pour ne pas être vue. Avant i|u\'lie ait fiai d'écrire, Fernand entre.
Fi:r. NAND.
Mademoiselle!
Ah! c'est vous! Voyait (]ue vous ne veniez pas tout de suite au signal, je vou< écrivais.
Domiez-nioi cette lettre!
MARTHE
Inutile maintenant, puisque nous pouvons causer.
'<iïe va pour décliirer le billet
•ii DENISE
FERNAND
Ne déchirez pas ce papier. S'il venait quelqu'un vous pourriez me le donner en me tendant la main. Il ine dirait ce que vous n'auriez pas eu le temps de me dire et il me serait le premier gage de votre confiance et de votre
amitié. (EUe a déchiré son billet et en a jeté les morceaux au feu.) VOUS
avez lu mon respectueux billet de ce matin?
MARTHE
Est-ce qu'il vous a déplu?
MARTHE
Vous voyez bien que non, puisque vous me demandiez de venir dans le salon pour causer avec vous et que m'y voilà.
FERNAND
Pourquoi n'avez-vous pas pris tout de suite le livre qui contenait ce billet ?
MARTHE
Pour vous laisser le temps de la réflexion. Peut-être regieltiez-vous déjà la hardiesse que vous aviez eue de m'écrire ainsi, et, voyant que je laissais là ce livre, vouliez-Yous reprendre votre lettre avant qu'elle pût tomber en d'autres mains que les miennes.
FERNAND
Je ne l'ai pas fait. Il n'est pas de risques que je ne sois prêt à courir pour vous.
MARTHE
J'ai envoyé alors mademoiselle Brissot chercher ce livre, j.ensant que, si vous le lui reinelliez à elle, c'est (lu'il n'y aurait plus rien dedans, car elle était capable de l'ouvrir.