ACTE DEUXIËMB 7S
FERNÂND.
Pourquoi ?
Ne «uis-je pas livrée à sa surveillance?
PERNAND.
Elle était incapable de rompre le cachet de l'enveloppa qui enfermait ce livre.
^ MARTHE
Elle a donc maintenant toutes les vertus, pour vous comme pour mon frère. Mais ce qu'elle n'aurait pas fait par surveillance, elle pouvait le faire par jalousie.
FBRNAND.
Je ne comprends pas.
MARTHE
Vous l'avez aimée?
FERNAND
Moil quelle folie!..
MARTHE
C'est votre mère qui me l'a dit, en ajoutant que j'eusse à me défier d'elle. Elle doit le savoir, voire luére?
FERNAND
Pourquoi le taurait-elle?
MARTHE
Vous lui dites bien que vous m'aimez, moi.
FERNAND
J'ai dû dire à ma mère que je vous aimais, parce que
tî'étail lo seul moyen que j'eusse de vous le faire savoir à vous, que je ne pouvais voir aussi souvent que je
l'aurais -voulu. Et puis, vous, j'espère que vous serei ma femme, tandis que je n'ai jan^ais songé à épouser Denise.
MARTHE
Parce qu'elle était pauvre?
FERNAND
Oh! Mademoiselle, adieu !...
MARTHE
Restez !... Dites-moi ce qui s'est passé entre Denise et vous; je veux le savoir.
FERNAND
Mais il ne s'est rien passé entre Denise et moi que les amours innocentes d'un jeune garçon et d'une jeune fillette élevés pour ainsi dire ensemble et dont il ne reste plus rien quand l'un devient un homme et l'autre une femme. Parlez à Denise de nos amours passées et vous verrez de quel éclat de rire elle partira.
MARTHE
Ce sera la première fois que je la verrai rire. Mais' j'aime mieux me contenter de cette explication, que je voulais avoir avec vous avant de vous annoncer une nouvelle. Je rentre au couvent demain.
FERNAND
Pour quelle raison?
MARTHE
Votre mère a demandé ma main à mon frère pour vous. Vous le saviez ?
FERNAND, héiitaot NOD.
MARTHE
Comment, non? Votre mère demande ma main pour