ACTE DEUXIÈME
MARTHE
Parce que j'ai obtenu de mon frère la permission de /etourner au couyent !
Vous ne voulez plus rester ici?
MARTHE
Non,
DENISI.
Qu'est-ce qu'on tous a fait ?
Je désire me «oustraire à une surveillance blessante.
De la part de qui, cette surveillance î
MARTHE
De la vôtre !
Que me dites-vous là ?
MARTHE
Quand je vous ai envoyée ce matin chercher un livre dans ce salon...
Quand vous m'avez priée, ce matin, de venir chercher dans ce salon un livre que vous y aviez oublié ou paru oublier...
MARTHE
Que voulez-vous dire ?
Continuez, Mademoiselle 1
MARTHE
Quand vous êtes venue. -chercher ce livre, vous ave» trouvé ici mon frère. Que lui avez-vous dit ?
Je lui ai dit que vous étiez très nerveuse, très agitée, et je vois que je ne me trompais pas. J'ai ajouté que je lui conseillais de ne pas vous laisser monter à cheval, dan» l'état où vous étiez, seulement avec madame de Thau- «ette et son fils.
MARTHE
Pourquoi ?
Parce que je trouvais que ce n'était ni prudent ni convenable!...
MARTHE
En quoi n'était-ce ni prudent ni convenable?
En ce que madame de Thauzelte et son fils sont des cavaliers trop hardis pour leur confier une personne aussi peu familiarisée que vous avec le maniement du cheval. J'ai demandé alors que mon père, qui est un cavalier excellent et prudent, lui, vous accompagnât.
MARTHE
Et qu'il se tînt sans cesse à côté de moi.
Pour qu'il ne vous arrivât rien et il ne vous est rien ai'rivé...
MARTHE
Eh bien ! comment appelez-vous cela, si tous ne l'appelez pas de la surveillance ?