‹ DeniseChapitre 48 sur 91 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MARTHE

Parce que j'ai obtenu de mon frère la permission de /etourner au couyent !

Vous ne voulez plus rester ici?

MARTHE

Non,

DENISI.

Qu'est-ce qu'on tous a fait ?

Je désire me «oustraire à une surveillance blessante.

De la part de qui, cette surveillance î

MARTHE

De la vôtre !

Que me dites-vous là ?

MARTHE

Quand je vous ai envoyée ce matin chercher un livre dans ce salon...

Quand vous m'avez priée, ce matin, de venir chercher dans ce salon un livre que vous y aviez oublié ou paru oublier...

MARTHE

Que voulez-vous dire ?

Continuez, Mademoiselle 1

MARTHE

Quand vous êtes venue. -chercher ce livre, vous ave» trouvé ici mon frère. Que lui avez-vous dit ?

Je lui ai dit que vous étiez très nerveuse, très agitée, et je vois que je ne me trompais pas. J'ai ajouté que je lui conseillais de ne pas vous laisser monter à cheval, dan» l'état où vous étiez, seulement avec madame de Thau- «ette et son fils.

MARTHE

Pourquoi ?

Parce que je trouvais que ce n'était ni prudent ni convenable!...

MARTHE

En quoi n'était-ce ni prudent ni convenable?

En ce que madame de Thauzelte et son fils sont des cavaliers trop hardis pour leur confier une personne aussi peu familiarisée que vous avec le maniement du cheval. J'ai demandé alors que mon père, qui est un cavalier excellent et prudent, lui, vous accompagnât.

MARTHE

Et qu'il se tînt sans cesse à côté de moi.

Pour qu'il ne vous arrivât rien et il ne vous est rien ai'rivé...

MARTHE

Eh bien ! comment appelez-vous cela, si tous ne l'appelez pas de la surveillance ?

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