ACTE TROISIEME
ANDRÉ
Avez-vous pu pressentir les dispositions de votre fille?
MA^AJIE BRIS SOT, très émue.
Je lui parlais de cela quand on est venu me chercher de votre part ; elle n'avait pas encore eu le temps de me répondre. Je me suis doutée que c'était d'elle que vous vouliez me parler. Elle est là, dans cette chambre. Brissot va l'appeler et nous vous laisserons ensemble; n'est-ce pas, Brissot, il vaut mieux que ce que M. le comte va lui dire soit dit sans que nous soyons là? Elle est timide, renfermée; devant nous, elle ne répondrait peut-être pas comme elle doit répondre. En tout cas, monsieur le comte, soyez bien assuré et n'oubliez jamais que nous sommes tous prêts à mourir pour vous.
Elle lui prend les mains en pleurant et veut les lui baiser, ANDRÉ.
Que faiîes-vous?
n lui serre tendrement la maint.
MADAME CUISSOT, à Brissot.
Va, Brissot, va prévenir Denise, et qu'elle décide tout de suite de son sort. Va, va!
BRISSOT Ta à la porte de la chambre que madame Drissot a dilignée et l'ouvre après avoir regardé une ou deux fois sa femme avec étoanement. Appelant :
Mon père.
DENISE, de U coulisse
BRISSOT
Viens, M. le comte veut te parler.
Elle entre.
Il sort à gaucke.
Denise, après avoir embrassé son père, v» à sa mère qu'elle embrasse pina profondément, plus longtemps, et d'une étreinte plus intime. Madame Brissot sort a droite.
lOS DENISE