SCENE VI BRISSOT ..»i, pui. FERNAND
Scène muette pendant laquelle il range des papiers. On voit qu'il ■ de U peine à rassembler ses idées. Il passe de temps en temps la main sur san front. Enfin, il se laisse tomber sur la chaise qui est devant la table, prend sa tête dans ses mains et pleure silencieusement; puis il redresse résolument la tête, prend la plume et écrit des notes sur les papiers qu'il a rangés. Fernand entre et, le croyant tout simplement occupé à écrire, se dirige ver» le meuble où Marthe lui a dit de mettre sa b.igue. Il ouvre le tiroir : au bruit qu'il fait en le fermant, Brissot te retourne
BRISSOT
Ah I c'est toi !
FERNAND } qui a pris un livre pour se donner une contenance.
Oui.
BRISSOT
Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
FERNAND, voyant l'air étrange de Brissot, et t'approehant de lui:
Qu'avez-vous?
BRISSOT, qui s'est levé.
Tu le demandes? Alors, tu as possédé ma fille sans être son époux et tu l'as rendue mère sans l'épouser. Ah !
an ! (il saisit Fernand de ses deux mains par les côtes et le serre si violemment qu'on sent qu'il étouffe.) Tu as tenu ma fille, ma fille dans tes bras. Sors des miens maintenant! (ii couche Fcmand
sur le canapé, lui met le genou sur la poitrine et le prend à la gorge pour
l'étrangler.) Misérable!
FERNAND, pouvant à peine parler.
Je ne me défendrai pas. Vous m'aurez assassiné.