‹ DeniseChapitre 70 sur 91 · ACTE TROISIEME i\b · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME i\b

puis nous l'avons couché dans son dernier berceau avec des roses et tous ses petits jouets, et nous l'avons accompagné jusqu'au bout. Il n'y avait que nous, on nous regardait. Il est daus le cimetière de Colombes. Depuis que nous sommes ici, nous n'avons pas pu y aller, mais il a toujours des fleurs. Le jardinier en a soin, c'est un bon homme. Et puis un seul nom sur la pierre, un nom de baptême, Jean, le nom de maman. (Elle pleure en

tournant machinalement son mouchoir entre ses mains et, Toyant qu'André

pleure :) Vous pleurez! merci. Il n'y a que vous et maman qui ayez jamais pleuré avec moi.

Elle lui prend la main et se laisse tomber dans ses bras.

BRISSOT, qui est entré sur ces derniers mots, se eontenant tant qu'il peut. A Denise.

Va-t'en !

DENISE, tombant à genoux, en attendant qu'il la frappe.

Mon père !

BRIS SOT, d'une Toix sourde et da plus en plus menaçante.

Va-t'en ! va-t'en !

Denise se précipite vers la porte avec le geste d'une résolution désespéréai André se jette entre elle et la porte, et la retient.

ANDRÉ

OÙ allez-vous ?

Je vous demande pardon, monsieur le comte, d'avoir introduit dans votre maison des gens comme nous, mais je ne savais pas, j'ignorais. Voulez-vous bien accompagner mademoiselle jusqu'auprès de sa mère. Inutile qu'il y ait plus de drames qu'il n'y en a. Je vais mettre en ordre tous les papiers dont vous aurez besoin quand je ne serai plus ici. Allez, monsieur le comte, allez, je vous en prie.

André sort arae Deaiie.

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