‹ Dénonciation adressée à Son Em. Raphael Cardinal Monaco, Secrétaire de La Supreme Congrégation de la Sainte Inquisition universelle et romaine [microforme]Chapitre 3 sur 3 · GT NT TA II GPTL D LA DA NET · texte numérisé non relu

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ques et les prélats supérieurs et autres ordinaires de lieux” à “tous inquisiteurs d’hérésie d'informer et de procéder ” contre les adeptes des socictés secrètes.

Pie VII dans sa constitution Erclesiam a Jesu Christo, s'exprime ainsi :

* Nous leur ordonnons en outre sous la peine de l'excommunication réservée à Nous et aux lontifes romains, Nos successeurs, de dénoncer aux * Evêques, ou # qui de droit tous ceux qu'ils connaitraient pour être membres de * cette société, où pour avoir trempé dans quelques-uns des complots dout nous ‘avons parlé. ”

Léon XII est encore plus explicite :

+ Nous ordonnons en outre à tous et à chacun, sous prine de l'excommrnication réservée à Nous et à Nos successeurs de déclarer à l'évêque, et aux AUTRES PERSONNES que cela concerne, dès qu'ils en auront connaissance, si quel- * qu'uu appartient à ces sociétés ou s’est rendu coupable de quelques-uns des “ délits susmentionnés. ”

“ Pie VIIT, Grégoire XVI et, à diverses reprises, Pie IX ont parlé dans “ le même sens” (Encycl. Humanum genus).

Dans sa Constitution Apostolire Seds, Pie IX parle ainsi :

“ Nous déclarons soumis à l’'excommunication /ate sententiæ réservé: an ‘ Pontife Romain... IV...ceux qui ne denoncent pas les coryphées occultes et “ les chefs de ces sectes, jusqu'à ce qu'ils les aient dénoncées. ”

Comme on le voit par ces diverses citations, les Papes ont tous fait une obligation de dénoncer les francs-maçons, non seulement aux évêques mais encore à qui de droit, au:z AUTRES PERSONNES que cela concerne.

Que fait Sa Grandeur l'archevêque de Québec dans son mandement du ler juin 1883 ?

Il défend la dénonciation à l’antorité civile, à l'opinion publique, aux chefs de familles, la restreint à l'ordinaire ou à l’official de l'accusé, en ayant soin toutefois de priver complètement le dénonciateur du secours de ses témoins, car ceux-ci ne peuvent rien dire au dénonciateur sans tomber dans les cas réservés.

En deux mots, Mgr l'archevêque de Québec défend la dénonciation aux AUTRES PERSONNES que cela peut concerner, et rend la dénonciation à l'ordinaire de l'accusé pratiquement impossible.

Voilà la portée de son mandement. Et en cela Sa Grandeur se met en contradiction avec l'esprit et la lettre des constitutions apostcliques et les encycliques des Souverains Pontites.

Pour toutes ces raisons nous demandons la condamnation immédiate et la révocation du mandement incriminé.

Votre Eminence nous permettra de lui dire, en toute franchise que, de-

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vant Dieu, nous croyons réellement que ce mandement de $. G. l'archevêque de Québec est désastreux pour l'Eglise du Canada.

La franc-maçonnerie fait chaque jour des progrès funestes et il est malheureux que les catholiques soient bdillonnés, selon l'expression d'un journal libéral du pays, par ce mandement de l'archevêque de Québec.

Pendant les deux dernières sessions de notre parlement canadien, nous avons eu à combattre ouvertement l’orangisme, autre so:iéié secrète qui demandait aux chambres la passation d'un acte lui donnant une existence légale. L'un des soussignés était du nombre de ceux qui ont victorieusement combattu par leur-parole et par leur vote cette société condamnée par l'Eglise.

Nous sommes, en toute circonstance, prêts à défendre les droits sacrés de l'Eglise, notre mère, mais que l’on ne nous béillonne pas; que l’on ne paralyse pas les hommes politiques, les écrivains catholiques, et tous les vrais enfants de l'Eglise.

A l'heure qu'il est, dans notre pays, les francs-maçons jubilent, les catholiques sont alarmés et impuissants, et leurs efforts pour assurer le triomphe de la cité du bien sont impitoyablement étouffés par celui-là mème que Rome a mis à la tête de l'église de Québec.

‘ P? . Landry.

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