‹ Densités de vapeurChapitre 8 sur 10 · ANTIMONIEUX ; DU SULFURE DE MERCURE ; DES CHLORURES · texte numérisé non relu

ANTIMONIEUX ; DU SULFURE DE MERCURE ; DES CHLORURES

staneux et zincique. — Aux plus hautes températures (570°) les anhydrides arsénieux et antiraonieux présentèrent une densité correspondant aux formules As 4 o n et Sb 4 o 6 . Pour le chlorure stanneux la densité au-dessus de

6oo° correspondait à la formule Sn 2 Cl 4 ; quant au chlorure de zinc, à 900° sa vapeur n’attaque pas encore fortement le verre et la porcelaine et possède une densité répondant à la formule Zn Cl 2 .

Densités de vapeur de l’arsenic et du phosphore. — Les densités de vapeur de ces deux corps conduisent à des poids moléculaires doubles de ceux qu’on leur attribuerait en se laissant guider par l’analogie avec l’azote. En effet les formules des hydrogènes phosphorés et arséniés ne peuvent être P 1 ' 2 H 3 et As U2 H 3 ; une molécule d’hydrogène phosphoré renferme au moins 1 atome de phosphore et cet atome y affecte une densité moitié moins grande que celle qu’il possède à l’état libre; on est ainsi conduit à admettre que deux volumes de vapeur de phosphore renferment 4 atomes; la chaleur ne parvient pas à dissocier le groupement, qui se dissocie au contraire lorsque le phosphore se combine à l’hydrogène.

Densité du persulfure de phosphore. — La densité théorique de ce composé est 7,67 correspondant à la formule P 2 S 5 ; la densité trouvée dans un bain de plomb a été de 7,63. Il n’y a donc pas de dissociation.

Densités de vapeur du chlorure d’indium, du chlorure cuivreux, du bromure de cadmium. — La densité théorique du chlorure d’indium pour In 2 Cl 0 serait 15,20; on a trouvé 7,87 qui correspondait à In Cl 3 .

Pour le chlorure cuivreux la densité théorique serait 6,86 correspondant à Cu 2 Cl 2 ; on a trouvé 7,05.

Pour le bromure de Cadmium on a trouvé 9,22 à la température de 923° ; la densité théorique pour Cd Br 2 serait 9,40.

Densité de vapeur du chlorure de pyrosulfuryle. — D’après M. Ogier la densité de vapeur du chlorure de pyrosulfuryle non dissocié, au-dessus de 200° est bien égale à 3,72 et la formule S' 2 0 5 C 1 2 correspondant à 2 volumes ne saurait être admise. M. Konovaloff soutient de son côté que la densité de vapeur donnée par le procédé de V. Meyer est bien 7,43 correspondant à 2 volumes ; il défend cette idée dans un certain nombre de notes. Dans une communication plus récente M. Ogier maintient sa première opinion.

Densités DE VAPEUR DU chlore, du brome et de l’iode. —

MM. Meyer, en se servant de chlorure de platine qui a laissé dégager tout son chlore, ont obtenu pour ce dernier des nombres qui ne répondaient à la formule Cl* qu’au-dessous de 650°; aux températures plus élevées, la densité décroissait très vite et semblait se fixer à 1,63 correspondant à 2/3 Cl 2 . Meyer et Zublin d’un côté, Crafts et Meyer de Tautre, opérèrent alors sur les halogènes eux-mêmes. Les résultats de Crafts concordent avec ceux de Meyer et Zublin, et diffèrent de ceux de V. et C. Meyer : le chlore se dilate plus que l’air et sa densité devient de 3 à 4 0/0 plus faible à la température du four Perrot qu’à zéro ; la densité diminue encore si la température s’élève. Même effet pour le brome et la densité qui était de 5,24 à 446° est devenue 4,39 à la température du four Perrot.

Les résultats que Crafts et Meyer ont obtenus pour l’iode sont des plus remarquables: la densité de vapeur qui est de 8,70 à 445 0 devient 5,23 à 1390°, et il est permis de calculer qu’elle serait 4,35 entre 1600° et 1700°: la molécule serait alors monoatomique et résisterait à une tem

pérature plus haute. Plus la tension est faible et plus est basse la température à laquelle la molécule résiste à l’action de la chaleur : l’accroissement de distance moyenne des molécules favorise donc la dissociation ; les expériences deM. Troost sur la vapeur d’iode même conduisirent d’ailleurs au même résultat. Il est donc permis d’admettre avec Crafts et Meyer (et c’est actuellement l’opinion générale) que les molécules de l’iode se scindent, à une température suffisante, en atomes libres; ceci force à admettre la possibilité de l’existence à l’état libre d’un radical univalent, et l’iode porté au rouge blanc serait un état allotropique de l’iode chauffé à 400 0 , ce qui paraît conforme aux variations du spectre; l’iode qui donne un spectre cannelé serait différent de celui qui donne un spectre de lignes, et le changement de spectre s’effectue précisément à la température à laquelle I 2 se décompose en I —(— I. En effet l’iode aux températures élevées est presque absolument incolore sous une épaisseur de deux centimètres, tandis qu’aux températures moyennes la vapeur d’iode absorbe énergiquement la lumière, et si on la surchauffe, en émet pour son propre compte, et apparaît alors dans un tube de verre comme une barre de fer chauffée au rouge.

Densité dë vapeur du chlorure d’aluminium. — MM. Nilson et Petterson ont conclu de leurs recherches que le chlorure d’aluminium répondait à la formule A 1 C 1 3 et non à la formule double. Mais la méthode de Meyer dont ils se sont servis ne permettant d’opérer qu’à une température notablement supérieure au point d’ébullition de la matière, peut donner des résultats différents de ceux

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