PRINCIPALES DENTS PR0THET10UES
la racine, on L'articule et on la scelle au moyen de la gutta-percha ou du ciment. Les molaires Loçan ont deux
|)i'vnls.
L'adaptation des dents de Loççan sur les surfaces radiculaires n'étant en Somme qu'un ajustement de contact, il importe que la section de la racine soit nette et que. les tissus n'aient pas encore été envahis par la carie.
Le critérium de durée et de soliditi Le cette variété de dents artificielles si parfaites par le côté esthétique est donc l'onction dé ces deux données:
a) Netteté et état d'intégrité absolu'- de la racine;
6) Adaptation rigoureuse des deux surfaces en contact.
Pour les premières prémolaires du maxillaire supérieur, dont les dimensions mësio-distales sont très réduites, et qui, sur une coupe horizontale faite au niveau du collet, se présentent sous forme d'un 0, les dents de Lo°-an sont contre-indiquées en raison des fractures qu'elles peuvent déterminer. De plus, les prémolaires Logan qui se trouvent dans le commerce n'ont qu'un seul pivot, leur moyen de fixation, qui ne peut comprendre, pour des racines bifides qu'un seul pivot inséré dans la racine palatine, ne paraît pas suffisant.
Les dents deLogan sont surtout recommandables pour les dents antérieures; elles le sont moins pour les racines plus faibles, telles que celles ries incisives latéral «le-, petites molaires. Leur ajustement avec la racine doit être minutieusement l'ail pour éviter entre les deux parties un excès déciment qui, théoriquement, ne doit pas exister du tout, ces deux parties devant se trouver en
contact intime. Les racines doivent être meulées sous acive pour que L'effet esthétique soit parfait, et il est recommandable de prendre une empreinte au plâtre de c<iie racine sur laquelle on l'ait un premier ajusti de la couronne de porcelaine, se réservanl de le finir dans la bouche.
Godon. — Dentisterie opératoire. i4
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Un procédé qui donne d'excellents résultats consiste, après un premier ajustement, qui peut être fait sur le modèle, à enduire de rouge la surface de la racine. Les points qui portent trop se trouvent ainsi mis en évidence d'une façon très nette sur la surface de la dent artificielle.
Pour déterminer les points qui portent trop, on peut découper de petits carrés de papier bleu à articuler, dans lesquels on fait un trou et qu'on passe dans le pivot. La dent mise en place et appuyée contre la racine, il reste des traces bleues qui indiquent les endroits à meuler pour obtenir le contact parfait.
La dent de Davis est à peu près semblable au point de vue esthétique et présente l'avantage de pouvoir se remplacer rapidement en cas de fracture.
Les fractures qui sont si désagréables avec les dents de Log*an ne sont plus à redouter, puisque rapidement une nouvelle couronne peut être ajustée et cimentée vers le pivot, sans qu'on ait à intervenir sur la racine.
Dent de Bonwill. — Une autre forme de couronnes analogues est la dent de Bonwill (fig. 71 et 72). Les pivots sont indépendants de la couronne artificielle. Ils se fixent séparément dans la racine; puis la couronne, remplie de ciment ou d'amalgame, est fixée au-dessus, après avoir été préalablement ajustée et articulée.
Il en est de même des couronnes de Davis.
Dent de How (fig. 73). — Le pivot est taraudé en forme de vis. La dent est ajustée, le pivot en place; on recourbe les crampons sur le pivot et l'on reforme le talon de la dent avec une substance obturatrice.
Ce système exige des dents et des instruments spéciaux.
Dents de Bing, de Buttner, de Howland, etc. — Ce
sont des systèmes analogues, ayant pour principe un
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pivot à vis dans la racine, avec une dent fixée ensuite au pivot par des procédés qui varient peu.
Pour répondre aux objections soulevées par l'applica-
Fig. 71 et 73. Fig. 73.
Dents deBonwill P.Dubois). Dent de How (P. Dubois).
tion d'une bague el ses effets irritants, Buttner imagina une série d'instruments en forme de trépans, el destinés à enlever tout autour de la dent un cercle de substance el à former un épaulement sur lequel devait venir s'appliquer un anneau exactement de même calibre que le trépan employé, sans former ainsi épaisseur entre la gencive et la racine.
Le procédé, théoriquement excellent, n'est pas généralisable, parce que la section des dents au collet n'affecte jamais une forme absolument régulière et circulaire, sauf peut être pour les canines.
Quoiqu'il en soit, cette méthode, d'application douloureuse el sanglante, n'étail destinée qu'aux six dents antérieures et a eu son heure de succès.
Dent de William et Cigrand. — C'est une heureuse modification de la couronne Buttner; !.i couronne de trépan esl faite dans le corps de la racine, entre le canal et la périphérie, avec < !<•-, petits trépans auxquels correspondent des plaquettes de métal destinées à couvrir la racine, et au milieu desquelles sonl soudées les bagues
destinées à entrer dans la couronne du trépan, préalablement creusée dans la racine.
Cette variété de couronnes possède des qualités de solidité très grandes et n'est pas irritante pour la gencive. Le travail de préparation est aussi très court ; mais elles ont le défaut d'affaiblir les racines, qui deviennent plus aptes à se fracturer.
Couronne Richmond en porcelaine. — Cette variété de couronnes artificielles, fort employée aujourd'hui, a dû son succès à l'emploi toujours croissant des pâtes de porcelaine' et aux heureuses modifications apportées aux fours électriques, permettant de régler la cuisson des pâtes à une température bien déterminée, et toujours inférieure à celle des soudures nécessitée pour la confection de la partie métallique.
Ce genre de couronne réunit les avantages des dents à bagues et des dents de Logau.
Elle consiste en une chape de platine soudée à l'or fin, ou mieux encore à la soudure de platine, en tous points semblable à celle que l'on confectionne pour les dents de Richmond, sur laquelle est ajustée une dent plate qu'on y soude ensuite de la même façon. Le talon de la dent est modelé ensuite avec une des pâtes fusibles â basse ou à haute température de Jenkins, d'Ash, etc .
La porcelaine, sous forme de pâte comme pour les blocs, est ajoutée de façon à reconstituer les tubercules de dent, conformément à l'articulation, tout en donnant à celle-ci des contours harmonieux.
Le procédé a été perfectionné et étendu pour les grosses molaires par B. Platschick, de Paris, qui, la bague étant faite et ajustée au collet île la racine, préparée comme de coutume, soude sur celle-ci une toile métallique à fins striages, dans laquelle la porcelaine vient s'imbriquer et s'attacher fortement.
Ce procédé donne d'excellents résultats, car la porce-