CHAPITRE PREMIER ANTISEPSIE
Art. Ier. — Antisepsie du cabinet et du matériel opératoire.
«Les difficultés que rencontre l'antisepsie en dentisterie dépassent de beaucoup celles qui peuvent se rencontrer dans les autres branches de la chirurgie. Souvent le dentiste se trouve dans des conditions telles qu'il paraît invraisemblable qu'il puisse écarter toute chance d'infection, s'il avait à prendre les mêmes précautions que celles qui sont regardées comme élémentaires par le chirurgien, il lui serait presque impossible d'exercer sa profession. Une s'en suit pas de là qu'on doive négliger d'employer tous les moyens possibles pour atteindre à la propreté chirurgicale (1). »
Ces quelques lignes semblent résumer de façon parfaite l'état actuel de la question. L'art dentaire, il est vrai, fut pratiqué pendant longtemps sans aucune prophylaxie, et si la notion de contagion est apparue aux praticiens, il faut reconnaître que ce fut d'abord pour eux plutôt une vue de l'esprit, conséquence des idées pasteuriennes qu'une constatation résultant de leurs observations cliniques. A quoi attribuer cette immunité spéciale de la cavité buccale ? Il est généralement admis Iiurgenschmit, Miller, Kirk) que la salive possède un
(i) Kirk, Dentisterie opératoire, traduction française par le Dr R. Lemiére, jqio.