‹ Département de l'Yonne. Documents relatifs à la vente des biens nationaux dans le district de SensChapitre 16 sur 267 · BODARD · texte numérisé non relu

BODARD

BoxxAiRE (de).

Boudier.

BouDROT, de Sens.

BOURROXXE.

BouRGis (Nicolas-Jacq.).

Chamblaix.

Chardox, de Sens. |

Chastelaix, seigneur du Chesnoy.

Delaporïe, bourgeois à Villeneuve-le-Guyard.

Demorge, bouigeois à Pont-sur-Yonne.

Deslioxs, maître de la poste à Sens. I

DoxDET, notaire à Pouy.

Doré, élu à Sens.

A reporter ...

Màlay-le-Vic.

Voisines

Villiers-Bonneux

Voisines

Bagncaux Pont-sur-Vanne

Vallery

Collemiers

Colleniiers

Lailly

Rosoy

Villenavotte

Villeperrot

Villiers-Bonneux

Lailly

Villethierry

Villethierry

Bagneaux

Evry

Collemiers

1 aron

Villethierry

Villeperrot

Màlay-le-Roi

Flacy Villeblevin

LYI

INTRODUCTION

PROPRIÉTAIRES

SITUATION

des biens

TERRES (arpents)

PRÉS Carpents)

BOIS (arpents)

Report

DucASSE, médecin à Sens

Véron

DuFOis, bourgeois à Sens

Chigy

Gaillard, bourgeois de Paris.

Yallery

GuiCHAHD, de Sens.

Pont-sur-Vanne

Theil

Yillenavotte

Yilleperrot

Hardy, élu à Sens.

Yoisines

La Gulrixière.

Etigny

La Rivière.

Yoisines

Larcher de la Chalox- DE, élu à Sens.

Noé

Theil

Yaumort

Larcher de la Yerxade

Colleniiers Yaumort Villiers-Bonneux

Léger, ( 1 a Yve Toussaint), de Traîne!.

Yertilly

Legris (Sulpice), notaire à Sens.

Yéron

Leriche.

Yertilly

Lettrox (laV^ e François)

Dollot

(.lean elSavinien).

Dollot

LoRiLLON, notaire à Villeblevin.

Yillethierry

Ma(;et, bourgeois à Braysur-Scine.

Yillethierry

MissoNNET, de Nogentsui-SeiiH'.

Yoisines

1 PkLKK de ( JIENOUTEAU.

Yoisines

Peléi; di:s Tannkriks.

A reporter. : .

.Màlaylc-Yic.

IXTRODlflTIOX

l'HOPRIÉT AIRES

SlTr.\TI()X des l)ieii.s

TERRES (arpents)

l'HKS (arpents)

BOIS (arpentS)

j Report

RoussELOT, de Sens.

Collemiers

RoYER (Nicolas), de Vil-

Bagneaux

leneuve-l'Archevèque.

RozE (Dominique-Nicol.)

Collemiers

Villebougis

Taillandier.

Bagneanx

Trémeau (Jean-Baptiste).

j Totaux

Bagneaux

Ce tableau est, nous l'avons dit, incomplet, et nous ne pouvons en tirer aucune conclusion au sujet de l'étendue de la propriété foncière delà bourgeoisie dans le district. L'étude de quelques terriers, rédigés dans la seconde moitié du xvni*^ siècle et échappés par miracle au brùlement des titres féodaux, sera plus probante à ce point de vue. A Maillot, par exemple, village aux portes mêmes de Sens, où par suite la propriété bourgeoise doit être en plus forte proportion, les paysans ont à eux près de 500 arpents, alors que les bourgeois n'en possèdent que 250 (1). A Theil (2), à Etigny (3), à Vaumort, le rapport est à peu près le même. Mais, à Noé, les bourgeois ne sont propriétaires que de 125 arpents, tandis que 658 appartiennent aux paysans, (4) et, à Lailly, les 61 arpents que possèdent les premiers ne constituent qu'une parcelle infime, au regard des 657 arpents (5) que détiennent laboureurs, vignerons et manouvriers. Si l'on récapitule la quantité des terres possédées respectivement par les bourgeois et les paysans dans ces six paroisses.

(1) Voir pièce justificative n" II.

(2| Voir pièce justificative n" IV.

VS) Voir Arch. Tonne, E -201. A Etigny, les paysans possèdent ;364 arp. 04 perches de terres, prés et vignes, et les bourgeois 188 arp. 19 perches. (4i Voir pièce justificative n" 111.

loi Voir pièce justificative n" 1.

LVIII IN TRonrcTiox

on constate que la propriété paysanne y est de 3.189 arpents et celle de la bourgeoisie de 1.134 arpents, c'est-à-dire que l'une est trois fois plus considérable que l'autre. On ne peut affirmer que ce rapport soit d'une exactitude absolue pour l'ensemble du district et peut-être la prédominance de la propriété paysanne sur la propriété bourgeoise devrait-elle être accentuée davantage. Mais admettons cette proportion. Il en résulte que les paysans possédaient, au minimum, environ 55.000 liectares, soit 45,07 % de la superficie totale du district et 49,58 % des terres productives, grevées, il est vrai, de la lourde cliarge des dîmes, des droits seigneuriaux et des rentes foncières.

Une autre conclusion qui se dégage de l'examen de nos terriers, c'est que presque tous les paysans étaient propriétaires. A Maillot, où il y avait 77 feux en 1789 (1), le terrier de 1754 nous révèle 76 propriétaires, y compris le curé. A Yaumort, où la dépopulation avait réduit à 52 le nombre des maisons habitées (2), on pouvait compter, tant au cheflieu qu'au hameau de Chavan, aujourd'hui complètement disparu, et à celui de Vaumorin, environ 60 feux; or, le terrier nous y révèle exactement 60 propriétaires. 60 ménages étaient groupés à Theil, et la ferme isolée de Champfètu portait à 61 le nombre des feux de cette paroisse (3); le terrier y accuse 54 propriétaires, y compris le curé, domiciliés dans le village: mais on compte (> habitants qui, non propriétaires sur le territoire même de Theil, possèdent quelques arpents de terre ou de vigne sur les linages limitrophes de Xoé et de Yaumort (4). Les 95 maisons de Lailly et de la (Iha.rmée (5) abritent 91 familles qui ont « du bien »

(1) Voir Cdliicrs du hailliatjc de Sens. p. 73.

(2) Vdir ibidem, p. 39:2.

(3l Voir ibidem, p. 378.

(4i Voir ïh/)y/, pièce.s justificatives II) et V. Nicolas .loitriicau. (ialliiTiiic Liiiani, Claude (l'-evalier, i^dnie Ciiouart, i'iiiiippe Cliouart. (ilaiide Délais, tous doiniciliés à Theil et <|ui n'y sont pas propriétaires, iiossèdeiit iniehiues terres, les deux premiers à Vauniort, les (|uatre autres à Noé.

(5i Nos ('ailiers du bailliaf/ede Sens iti(li(|ueiit ij». U8) î)7 feux dans la i»aroisse de ].ai]ly. Mais il faut en défalquer ceux de la Tournerie et de Mondo^nst, (|ui faisaient partie du fief de la Tournerie dont les terres ne sont pas iiieiitioiinées dans le terrier des reli^rieiix de \ awliiisant.

IXTHODUCTION I.IX

sur la paroisse, et l'on peut supposer que les quatre autres ont le leur hors du finage. A Noé, le syndic pour le Tiers- Ktat du Bureau intermédiaire de Sens signalait, en 17<S(S, que dans cette paroisse, « une douzaine d'hal)itants pauvres mendient de temps en temps » (1); alors qu'il y avait 124 feux, tant à Noé, qu'aux Aul)erts et au Clos de Xoé, les terriers ne mentionnent que 94 propriétaires, dont 6 ont leurs fonds situés tout entiers sur les paroisses voisines de Theil et de Yaumort (2): mais le (^los de Noé est tout proche du linage de Màlay-le-Roi, et celui de Véron avoisine le hameau des Auherts, en sorte qu'il est très vraisemblahle qu'une dizaine d'habitants de ces deux hameaux avaient quelques lopins sur les tinages de Màlay et de Véron.

Si tous les paysans sont propriétaires, ils ne sont le plus souvent que petits propriétaires. Rares sont ceux qui cultivent plus de 20 arpents et le plus grand nombre exploitent de 1 à 10 arpents (3), soit de un demi à 5 hectares, comme l'établit le tableau suivant :

(Il Voir Cahiers du bailliage de Sens, p. 385.

(2i Voir infra, pièces justificatives IV et V. Jeau-Louis Perrot, Pierre Daguaiu, Pierre .Jossier, les hoirs Yves Lambert, Léonard Mercier, Louis Tourneur, tous domiciliés à Xoé et qui n'y sont pa.s propriétaires, possèdent quelques terres, le premier à Vaumort, les cinq autres à Theil.

i'i) En examinant superficiellement notre tableau, on pourrait croire que c'est la catégorie des propriétaires de moins d'un arpent qui domine, puisque, domiciliés et forains compris, on note 383 propriétaires de moins d'un arpent contre 3-23 propriétaires de 1 à 5 arpents. Mais il faut obseiTer que le nombre de la première catégorie est ici exceutionnellement amplifié par ce fait que Maillot figure dans le tableau. Ce village était aux portes de Sens et presque tous les habitants du faubourg Saint- Pregts possédaient sur son finage, qui commençait à quelques pas des dernières maisons de la ville, quelques parcelles de terre. Si l'on fait abstraction des 18-2 étrangers à Maillot qui y possédaient moins d'un arpent, le nombre des propriétaires de moins d'un arpent se trouve ramené à 201. En outre, les petites parcelles sont beaucoup idus nombreuses aux mains des forains que des domiciliés, et celte constatation doit nous faire réduire encore d'au moins moitié le chiffre des proi)riétaires de moins d'un arpent; la plupart des forains, qui ne possèdent que quelques perches sur tel ou tel finage, ont, en effet, le plus gros morceau de leurs iiiens-fonds sur la paroisse où ils sont domiciliés. On pourra le vérifier par l'examen comj)aré des terriers des trois paroisses limitrophes de Xoé, Theil et Vaumort, que nous analysons aux pièces justificatives.

IXTRODICTIOX

PAYSANS PROriilKTAlKESd) I

PAROISSES l»e plus l»c 30 Pc 20 H.' 10 ll.> 5 He 1 | De (ic il il il il il ; moins j

SOarp. 50:ii|r 30ar|i. 20 :ii|i. 10 ;ir|i. 5 iirp. delarp

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