BODARD
BoxxAiRE (de).
Boudier.
BouDROT, de Sens.
BOURROXXE.
BouRGis (Nicolas-Jacq.).
Chamblaix.
Chardox, de Sens. |
Chastelaix, seigneur du Chesnoy.
Delaporïe, bourgeois à Villeneuve-le-Guyard.
Demorge, bouigeois à Pont-sur-Yonne.
Deslioxs, maître de la poste à Sens. I
DoxDET, notaire à Pouy.
Doré, élu à Sens.
A reporter ...
Màlay-le-Vic.
Voisines
Villiers-Bonneux
Voisines
Bagncaux Pont-sur-Vanne
Vallery
Collemiers
Colleniiers
Lailly
Rosoy
Villenavotte
Villeperrot
Villiers-Bonneux
Lailly
Villethierry
Villethierry
Bagneaux
Evry
Collemiers
1 aron
Villethierry
Villeperrot
Màlay-le-Roi
Flacy Villeblevin
LYI
INTRODUCTION
PROPRIÉTAIRES
SITUATION
des biens
TERRES (arpents)
PRÉS Carpents)
BOIS (arpents)
Report
DucASSE, médecin à Sens
Véron
DuFOis, bourgeois à Sens
Chigy
Gaillard, bourgeois de Paris.
Yallery
GuiCHAHD, de Sens.
Pont-sur-Vanne
Theil
Yillenavotte
Yilleperrot
Hardy, élu à Sens.
Yoisines
La Gulrixière.
Etigny
La Rivière.
Yoisines
Larcher de la Chalox- DE, élu à Sens.
Noé
Theil
Yaumort
Larcher de la Yerxade
Colleniiers Yaumort Villiers-Bonneux
Léger, ( 1 a Yve Toussaint), de Traîne!.
Yertilly
Legris (Sulpice), notaire à Sens.
Yéron
Leriche.
Yertilly
Lettrox (laV^ e François)
Dollot
(.lean elSavinien).
Dollot
LoRiLLON, notaire à Villeblevin.
Yillethierry
Ma(;et, bourgeois à Braysur-Scine.
Yillethierry
MissoNNET, de Nogentsui-SeiiH'.
Yoisines
1 PkLKK de ( JIENOUTEAU.
Yoisines
Peléi; di:s Tannkriks.
A reporter. : .
.Màlaylc-Yic.
IXTRODlflTIOX
l'HOPRIÉT AIRES
SlTr.\TI()X des l)ieii.s
TERRES (arpents)
l'HKS (arpents)
BOIS (arpentS)
j Report
RoussELOT, de Sens.
Collemiers
RoYER (Nicolas), de Vil-
Bagneaux
leneuve-l'Archevèque.
RozE (Dominique-Nicol.)
Collemiers
Villebougis
Taillandier.
Bagneanx
Trémeau (Jean-Baptiste).
j Totaux
Bagneaux
Ce tableau est, nous l'avons dit, incomplet, et nous ne pouvons en tirer aucune conclusion au sujet de l'étendue de la propriété foncière delà bourgeoisie dans le district. L'étude de quelques terriers, rédigés dans la seconde moitié du xvni*^ siècle et échappés par miracle au brùlement des titres féodaux, sera plus probante à ce point de vue. A Maillot, par exemple, village aux portes mêmes de Sens, où par suite la propriété bourgeoise doit être en plus forte proportion, les paysans ont à eux près de 500 arpents, alors que les bourgeois n'en possèdent que 250 (1). A Theil (2), à Etigny (3), à Vaumort, le rapport est à peu près le même. Mais, à Noé, les bourgeois ne sont propriétaires que de 125 arpents, tandis que 658 appartiennent aux paysans, (4) et, à Lailly, les 61 arpents que possèdent les premiers ne constituent qu'une parcelle infime, au regard des 657 arpents (5) que détiennent laboureurs, vignerons et manouvriers. Si l'on récapitule la quantité des terres possédées respectivement par les bourgeois et les paysans dans ces six paroisses.
(1) Voir pièce justificative n" II.
(2| Voir pièce justificative n" IV.
VS) Voir Arch. Tonne, E -201. A Etigny, les paysans possèdent ;364 arp. 04 perches de terres, prés et vignes, et les bourgeois 188 arp. 19 perches. (4i Voir pièce justificative n" 111.
loi Voir pièce justificative n" 1.
LVIII IN TRonrcTiox
on constate que la propriété paysanne y est de 3.189 arpents et celle de la bourgeoisie de 1.134 arpents, c'est-à-dire que l'une est trois fois plus considérable que l'autre. On ne peut affirmer que ce rapport soit d'une exactitude absolue pour l'ensemble du district et peut-être la prédominance de la propriété paysanne sur la propriété bourgeoise devrait-elle être accentuée davantage. Mais admettons cette proportion. Il en résulte que les paysans possédaient, au minimum, environ 55.000 liectares, soit 45,07 % de la superficie totale du district et 49,58 % des terres productives, grevées, il est vrai, de la lourde cliarge des dîmes, des droits seigneuriaux et des rentes foncières.
Une autre conclusion qui se dégage de l'examen de nos terriers, c'est que presque tous les paysans étaient propriétaires. A Maillot, où il y avait 77 feux en 1789 (1), le terrier de 1754 nous révèle 76 propriétaires, y compris le curé. A Yaumort, où la dépopulation avait réduit à 52 le nombre des maisons habitées (2), on pouvait compter, tant au cheflieu qu'au hameau de Chavan, aujourd'hui complètement disparu, et à celui de Vaumorin, environ 60 feux; or, le terrier nous y révèle exactement 60 propriétaires. 60 ménages étaient groupés à Theil, et la ferme isolée de Champfètu portait à 61 le nombre des feux de cette paroisse (3); le terrier y accuse 54 propriétaires, y compris le curé, domiciliés dans le village: mais on compte (> habitants qui, non propriétaires sur le territoire même de Theil, possèdent quelques arpents de terre ou de vigne sur les linages limitrophes de Xoé et de Yaumort (4). Les 95 maisons de Lailly et de la (Iha.rmée (5) abritent 91 familles qui ont « du bien »
(1) Voir Cdliicrs du hailliatjc de Sens. p. 73.
(2) Vdir ibidem, p. 39:2.
(3l Voir ibidem, p. 378.
(4i Voir ïh/)y/, pièce.s justificatives II) et V. Nicolas .loitriicau. (ialliiTiiic Liiiani, Claude (l'-evalier, i^dnie Ciiouart, i'iiiiippe Cliouart. (ilaiide Délais, tous doiniciliés à Theil et <|ui n'y sont pas propriétaires, iiossèdeiit iniehiues terres, les deux premiers à Vauniort, les (|uatre autres à Noé.
(5i Nos ('ailiers du bailliaf/ede Sens iti(li(|ueiit ij». U8) î)7 feux dans la i»aroisse de ].ai]ly. Mais il faut en défalquer ceux de la Tournerie et de Mondo^nst, (|ui faisaient partie du fief de la Tournerie dont les terres ne sont pas iiieiitioiinées dans le terrier des reli^rieiix de \ awliiisant.
IXTHODUCTION I.IX
sur la paroisse, et l'on peut supposer que les quatre autres ont le leur hors du finage. A Noé, le syndic pour le Tiers- Ktat du Bureau intermédiaire de Sens signalait, en 17<S(S, que dans cette paroisse, « une douzaine d'hal)itants pauvres mendient de temps en temps » (1); alors qu'il y avait 124 feux, tant à Noé, qu'aux Aul)erts et au Clos de Xoé, les terriers ne mentionnent que 94 propriétaires, dont 6 ont leurs fonds situés tout entiers sur les paroisses voisines de Theil et de Yaumort (2): mais le (^los de Noé est tout proche du linage de Màlay-le-Roi, et celui de Véron avoisine le hameau des Auherts, en sorte qu'il est très vraisemblahle qu'une dizaine d'habitants de ces deux hameaux avaient quelques lopins sur les tinages de Màlay et de Véron.
Si tous les paysans sont propriétaires, ils ne sont le plus souvent que petits propriétaires. Rares sont ceux qui cultivent plus de 20 arpents et le plus grand nombre exploitent de 1 à 10 arpents (3), soit de un demi à 5 hectares, comme l'établit le tableau suivant :
(Il Voir Cahiers du bailliage de Sens, p. 385.
(2i Voir infra, pièces justificatives IV et V. Jeau-Louis Perrot, Pierre Daguaiu, Pierre .Jossier, les hoirs Yves Lambert, Léonard Mercier, Louis Tourneur, tous domiciliés à Xoé et qui n'y sont pa.s propriétaires, possèdent quelques terres, le premier à Vaumort, les cinq autres à Theil.
i'i) En examinant superficiellement notre tableau, on pourrait croire que c'est la catégorie des propriétaires de moins d'un arpent qui domine, puisque, domiciliés et forains compris, on note 383 propriétaires de moins d'un arpent contre 3-23 propriétaires de 1 à 5 arpents. Mais il faut obseiTer que le nombre de la première catégorie est ici exceutionnellement amplifié par ce fait que Maillot figure dans le tableau. Ce village était aux portes de Sens et presque tous les habitants du faubourg Saint- Pregts possédaient sur son finage, qui commençait à quelques pas des dernières maisons de la ville, quelques parcelles de terre. Si l'on fait abstraction des 18-2 étrangers à Maillot qui y possédaient moins d'un arpent, le nombre des propriétaires de moins d'un arpent se trouve ramené à 201. En outre, les petites parcelles sont beaucoup idus nombreuses aux mains des forains que des domiciliés, et celte constatation doit nous faire réduire encore d'au moins moitié le chiffre des proi)riétaires de moins d'un arpent; la plupart des forains, qui ne possèdent que quelques perches sur tel ou tel finage, ont, en effet, le plus gros morceau de leurs iiiens-fonds sur la paroisse où ils sont domiciliés. On pourra le vérifier par l'examen comj)aré des terriers des trois paroisses limitrophes de Xoé, Theil et Vaumort, que nous analysons aux pièces justificatives.
IXTRODICTIOX
PAYSANS PROriilKTAlKESd) I
PAROISSES l»e plus l»c 30 Pc 20 H.' 10 ll.> 5 He 1 | De (ic il il il il il ; moins j
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