SAINT-ÉLOI-DE-GY
2° los Bénédictins de Bourges: 4.755 1. 5 s. ; 3° abb. de Sainte- Jeanne : 671 1. 16 s. ; 4° chapitre Saint-Etienne: 1.886 1. 0 s. ; 5° prieuré de Bléron : 380 1. 10 s. ; 6° abb. de Saint-Laurent : 66 1. ; 7° chapitre Saint-Ursin : 77 1. ; 8° chapitre de Mehun : 141 I. 12 s. ; 9° abb. de Saint-Ambroix : 120 1. ; 10° cure de Saint-Pierre-Ie-Guillard : 63 1. ; 11° abb. de Beauvoir : 24 1. ; 12° Minimes de Bourges : 80 1. (G. 583bis).
Cure. — En 1791 : revenu : 943 1. 6 s. ; dépense: 27 1. (L. 75, f°37). '
Sources a consulter. — Frémont, II, 279.
(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le lor mars, sous le porche de l'église paroissiale, sous la présidence de Jean-Baptiste Martinet, prêtre, curé de la paroisse.
Comparants. — Henri Gaudichet, syndic de la paroisse, Mathieu Bàle, laboureur, Pierre Lanoue, laboureur, Claude Deschanges, laboureur, Pierre Rouet, laboureur, Pierre Deroit, laboureur, Jean Leclerc, laboureur, Pierre Piaut, laboureur, Jean Thévin, laboureur, Jean Masson, bourgeois, Charles Gangné, Jean Terminet, Silvain Rosé, Philippe Bertin, Pierre Lelu, Gabriel Arrachepied, Nicolas Bondon, Michel Petit, Etienne Febvre, Etienne Minois, Guillaume Habot, François Pichonnat, Justin Migeon, Antoine Brunet, Charles Petit, Silvain Gueulle, Gabriel Daudier, Jacques Leclerc, Jean- Baptiste Billon, Jean Febvre, Chenois Guigné, Claude Desmolière, François Lafleur, Pierre Gillon, Jean Botté, Jean Minois, François Berat, Ursin Milet, Jean Jacquet, Pierre Jacquet, Henri Raflin, Jacques Pesson, Guillaume Loury, Germain Gurin, tous manœuvres, et autres.
Députés. — Nicolas-Bernard Devarenne, avocat en Parlement au bailliage de Bourges, et Claude-Etienne Leclerc, négociant, ancien juge consulaire de Bourges, tous deux propriétaires en la paroisse.
12 signatures, y compris celle du Président.
(Ms. original signé. Paraphe de Martinet. Arch. du Cher, litres incend., 1. 37.)
Début identique à celui des Aix ; toutefois quelques variantes mises ici en italique.
.... placés dans un climat ingrat par le sol du terrain, aride et dont partie est inculte et ne produit que des genêts et bruyères que le fruit de leurs travaux suffit à peine à leur procurer les aliments de première nécessité pour eux et leur famille, ils se trouvent forcés de tirer de leur propre subsistance un volume d'impôt accablant et qui s'élève bien au-delà de leurs facultés ; énormes
Art. 1. — Art. 1 des Aix, voy. ci-dessus, p. 6 ; quelques variantes indiquées ici en italique.
Si des particuliers manquent de payer leur taux, soit que des maladies ou la rigueur des temps ait soustrait leurs travaux, en ait empêché 1, ils se voient vexés par des garnisonniers qui s'établissent en leurs maisons à quarante sols par jour; qu'on s'empresse de payer ces frais qui ne
diminuent rien sur l'imposition Le collecteur est
exposé aux plus dures vexations, même de prison.
Art. 2. — 77 présente de nombreuses analogies avec l'art. 2 du cahier des Aix. Cependant, comme les variantes sont trop nombreuses, nous le reproduisons en entier.
Que le prix excessif du sel les met dans l'impossibilité de s'en procurer tout le nécessaire pour eux, leur famille et leurs bestiaux ; qu'il serait très urgent d'en faciliter le commerce libre et d'en substituer l'impôt à percevoir à l'extraction aux salines, tant pour ce qu'il convient pour remplir le net de son produit au trésor royal que pour l'indemnité des provinces affranchies, et [de] supprimer les gabelles, impôt dur pour les habitants de la campagne, qui à peine peuvent(-ils) avoir la facilité d'acheter une livre de sel au débit ; on les contraint d'en lever au grenier pour des sommes qu'ils n'ont pas la puissance d'avoir 2. Et, s'il tournait au profit des peuples ce que coûtent tous
1. Il faut ainsi comprendre ce membre de phrase : « soit que des maladies ou la rigueur des temps [les] ait soustrait [à] leurs travaux fou les] en ait détournés ».
2. Aussi, en 1759, le curé de Précy avait été condamné par le grenier à sel de Villequiers à une amende de 12 1. 16 s. 4 d., d'une part, et de 12 1. 18 s., d'autre part, pour n'avoir pas levé la quantité de sel qu'il devait prendre en raison du nombre des personnes qui vivaient chez lui (Roubet, Du faict de la gabelle; Nevers, 1868, in-8°, p. 19).
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les officiers et commis employés à la gabelle, sans doute il deviendrait aux deux tiers moins cher et une multitude de gens employés à faire la contrebande l et à l'empêcher sciaient rendus au travail, aux arts et la tranquillité des peuples serait rétablie à cet égard.
Art. 3. — L'impôt des aides est aussi des plus onéreux. A-t-on recueilli les fruits des vignes, on [n'jest plus les maîtres de son vin, la liberté de transport en est interdite, il faut se soumettre à des inspections, permissions et des contributions coûteuses et avec cela [être] exposé à des contraventions involontaires par l'ignorance des édits bursaux, dont 2 les commis dans leurs visites et perquisitions saisissent la timidité des gens effrayés à leur aspect et leur suscitent souvent des procès-verbaux, qui la plupart n'ont pas le motif spécieux de la. fraude qu'ils y inscrivent ; la misère fait céder à tout arrangement pécuniaire. Oh ! que la campagne est malheureuse ! ne pourrait-on pas prévenir un tel abus, supprimer les droits d'aides sur les vins et eaux-de-vie et substituer un droit équivalent sur les vignes, proportionné à leur qualité bonne, médiocre et mauvaise.
Art. 4. — Il est encore un genre de vexation, le droit de contrôle établi dans son origine pour la sûreté des actes ; le tarif, arbitraire aux différentes interprétations, fait que Ton néglige de faire des actes ; de là viennent les procès qui ruinent les familles dont la plupart possèdent leurs biens, sans avoir de titres, parce que les droits de contrôle, insinuation, absorbent la faculté des pauvres gens de la campagne.
[Art. 5]. — Art. 5 du cahier des Aix, voy. ci-dessus, p. 9 ; à signaler dans le cahier de Saint-Eloi-de-Gy une variante insignifiante,
1. Dans les seules circonscriptions du Blanc et d'Argenton le nombre des faux-sauniers signalés en 1736 était de 51 (Arch. du Cher, C. 307). La même année, un nommé Marivol, détenu pour faux-saunage dans les prisons de La Châtre, donnait les noms de 36 faux-sauniers opérant dans la région ; il faisait connaître en même temps que 7 employés des aides favorisaient leurs entreprises (C. 306).